Car notre légère tribulation du
rectlon glorieuse remplit les apôtres de courage parmi leurs tribulations. IV, 13-18.
l.^-lô. Ils croient fermetneut à la récompense ^omise, et ils agissent avec une sainte énergie sous l'impulsion de leur foi. — Rabentes autem... Début analogue, sous le rapport de la forme, à ceux des alinéas précédents. Corn p. les vers. 1 et 7. — Spiritum fidei. C.-à-d., l'Eisprit- Saint, qui opère en nous la foi. — Eumdem : le même Esprit qui animait l'écrivain sacré dont Paul va citer une parole. — Sicut scriptum. . . Au livre des Psaumes, cxv, 10. La citation est faite d'après les LXX. L'hébreu est un peu obscur en cet endroit , et les commentateurs ne le traduisent pas tous de la même manière (J'ai cru quand j'ai parlé ; J'ai cru parce que je parle , etc.) ; mais le sens est au fond le même. Le psalmiste , plongé dans une vive affliction et abandonné des hommes, compte sur Dieu, qui l'avait toujours tiré du péril. Les apôtres ont, eux aussi, la confiance la plus entière au Seigneur : Et nos (pronom accentué) credimus. Aucune considération humaine n'est capable de les ai rêter dans l'exercice de leur ministère : propter quod... — Paul mentionne un point particulier de cette foi dans laquelle ils retrempaient leur courage : scientes quoniam qui. . . Ils croyaient au Dieu rémunérateur, qui avait manifesté sa toute - puissance en ressuscitant Jésus-Christ, et qui les ressusciterait à leur tour pour les récompenser à jamais : et nos cum Jesu (c'est la meilleure leçon : aùv 'lYiaoO, et non 8ià 'Ir^aoù, par Jésus)... Les membres seront alors réunis à leur chef et partageront sa gloire. — Et constituet vobiscum. Encore un détail rempli de délicatesse et d'affection. Lorsque l'apôtre songe à la récompense finale, 11 n'y pense pas seulement pour lui-même, mais en même temps pour ceux qu'il a eu le bonheur de conduire à la foi. Paul ne se place ici qu'au second rang : les fidèles ne seront pas placés au ciel à côté de lui, mais lui auprès d'eui. — Ce
dernier trait est développé dans le ver--. 15 : Omnia enim... Toujours la sanctification et le bonheur éternel des chrétiens sont le but immédiat des prédicateurs. — Ils se proposent cependant une fin dernière et supérieure, qui est la gloire de Dieu : ut... in gloriam... Cette pensée a été un peu obscurcie dans notre version latine. La phrase est pléonastique. La meilleure traduction paraît être : Afin que la grâce, de plus en plus abondante, fasse abonder l'action de grâces d'un plus grand nombre, à la gloire de Dieu. On rencontre des pléonasmes analogues au vers. 17; I, 11 et VII, 12. Ainsi donc, plus les apôtres prêchent, plus ils communiquent la grâce divine et opèrent de conversions ; d'un autre côté, plus il y a de convertis, plus il y a d'âmes qui rendent grâces à Dieu. Le tout se termine à sa plus grande gloire.
16-18. A quel point la perspective du bonheur céleste soutient le ministre du Christ dans ses tristesses et ses souffrances. — Propter quod : h cause de la certitude où il est d'avoir part à la résurrection glorieuse. Comp. le vers. 14. — Non deficimus. Comme au vers, l'' : Nous ne nous décourageons pas. — Bien loin de se décourager, les apôtres se sentent chaque jour animés d'une nouvelle énergie : sed licet. . . Les expressions is qui foris... homo et is qui intus... sont remarquables. L'homme extérieur, c'est le corps avec ses sens et sa chair mortelle (comp. le vers. 11"); l'homme intérieur, c'est l'âme avec ses facultés. Le premier est peu à peu usé et consommé par les travaux, la souffrance ; les prédicateurs de l'évangile le savaient par leur expérience quotidienne. Mais, tous Its jours aussi {de die in...), ils sentaient leur âme reprendre une vie nouvelle irenovalur) , sous rinfluence bienfaisante de la contemplation du bonheur qui les attendait au ciel. — Le vers. 17 commente cette pensée en un langage sublime, qui a encouragé des chrétiens nombreux parmi les tribulations de la vie présente: Id enim...
II Cor. IV, 18 — V, 1.
moment présent produit pour nous le poids éternel d'une sublime et incompajable gloire ;
18. pour nous qui ne considérons point les choses visibles , mais les choses invisibles, car les choses visibles sont temporelles, mais les invisibles sont éternelles.
mentaneura et levé tribulationis nostraj, supra modum in sublimitate œternum gloriœ pondus operatur in nobis,
18. non contemplantibus nobis quae videntur, sed quae non videntur ; quse enira videntur temporalia sunt, quœ autem non videntur aeterna sunt.