non ex operibus, ut ne quis glorietiir
10. Ipsius enim sumus factura, creati in Christo Jesu, in operibus bonis quae praeparavit Deus, ut in illis ambulemus.
11. Propter quod memores estote, quod aliquando vos gentes in carne, qui
fait accompli ; Il ne tient qu'à chacun de nous de 86 l'approprier en mettant à profit le divin appel. — La parenthèse cujvs gratia. . . salvati ( sans pronom d'après le grec : c'est par grâce que vous avez été sauvés) est insérée dès le vers, 5 par anticipation ; elle est développée dans les vers. 8 et 9. — Ut ostenderet... (vers. 7). Indication du but pour lequel Dieu a daigné offrir ainsi le salut à l'humanité. Il a voulu manifester abundantes divitias (xb UTrepoâX- Xov TtXoOxoç, la richesse extraordinaire) gratise suae. De la sorte, comme il a été dit plus haut (i, 6, 12, 14), la rédemption tournera entièrement à la gloire de son auteur. — La locution in saeculis supervenientibus (Iv toïç àiwaiv Toïç ETiep'îfOjxévotç) équivaut à « in (saeculo) futuro » de i, 21. Cf. Marc, x, 30. Nous ne connaîtrons entièrement que dans l'autre vie les mystères de l'infinie miséricorde du Seigneur, Le pluriel Indique les phases sans fin de l'éter» nité, comme dans la locution analogue « les siècles des siècles ». Cf. I Tim. i, 17; Judae, 25, etc. — In bonitate super nos. Ces mots marquent de nouveau (comp. le vers. 4) le mobile qui a porté Dieu à avoir pitié du monde coupable, — In Christo Jesu. Encore la note dominante de tout ce passage. Voyez les vers. 5, 6 et 10. Nous ne pouvons espérer la grâce divine qu'à la condition d'être unis à Jésus -Christ. — Gratia enim... Les vers. 8-10 développent la parenthèse Insérée à la fin du vers. 5 , indi(iuant le moyen exclusif par lequel nous est arrivé le Balut. Remarquez la force du mot xc<p'Ti, placé en avant de la phrase. Notre rédemption a été entièrement gratuite ; saint Paul affirme ici avec une clarté et une vigueur particulières cette vérité, qu'il croyait urgent de répéter sans cesse. Cf. Rom. m; Phil. m, etc. — Per fidem... Si la grâce dirine est la cause efficiente de la justification, la foi en est la condition absolue du côté de l'homme, la « causa apprehendens », — Et hoc... L'apôtre s'explique davantage encore sur ce point. Le pronom « cela » porte sur toute la proposition qui précède : C'est par la grâce que vous avez été sauvés, au moyen delà foi, — Non em vobis. Le fait est évident , puisque Dei (mot
accentué),,, donum est. — Non ex operibus (vers, 9), C'est évident aussi, puisque le salut est accordé à la foi seule. Cf. Rom. m, 24 , 28 , etc. — Ut ne guis... Sur cette pensée, voyez Rom. III, 27; I Cor, i, 29 et iv, 7; Gai. vi, 14; Phil. III, 3. — Ipsius enim.... (vers. 10). Paul continue de démontrer que nous n'avons aucune part directe à notre rédemption, laquelle doit être attribuée à Dieu seul. — Factura (%oi.r\[}.a.). Comme chrétiens, non moins que comme hommes naturels, nous sommes l'œuvre de Dieu, et les mots qui suivent, creati (xxiaôlvTEç) in Christo... prouvent que l'écrivain sacré a uniquement en vue cette création nouvelle (xaivv^ XTtcriç; cf. II Cor. V, 17), Cdtte régénération qui a fait de nous les membres du Christ, — In operibus bonis... D'après le grec : en vue (Ini) de bonnes œuvres que le Seigneur a préparées. Avant d'être ainsi régénérés en Jésus -Christ, nous produisons des œuvres mauvaises; une nouvelle natiire nous est donnée pour que nous en produisions de bonnes; d'où il suit que nous étions dans une impossibilité complète de mériter le salut par nos propres œuvres.
2« Comment Dieu a réuni, en Jésus- Christ, les païens et les Juifs dans une seule et même Église. II, 11-22.
C'est un autre aspect, admirable aussi, de la formation de l'Église chrétienne. Saint Paul, s'adressant à ceux de ses lecteurs (c'était la grande majorité) qui avaient été païens avant leur conversion, leur fait voir, au moyen d'un second contraste, non moins frappant que le premier, tout ce qu'ils ont gagné à devenir chrétiens , et de quelle manière le Seigneur a rétabli, en instituant l'Église, l'unité primitive du genre humain.
11-12. La situation antérieure des Éphésiens par rapport à Dieu et au Christ. Ce tableau est douloureusement tragique ; il est peint de main de maître en quelques traits vigoureux. — Propter quod (ôiô). Ces mots se rapportent à tout le contenu des vers. 1-10. — Memores estote. Appel à leurs souvenirs et à leur expérience, afin de leur faire mesurer la distance qu'ils ont franchie grâce à Dieu, et d'aviver ainsi leur
Eph. Il, 12-14.
dicimini praeputiura, ab ea quse dicitur circumcisio in carne manu facta ;
12. quia eratis illo in tempore sine Clin'sto, alienati a conversatione Israël, et hospites te^tamentorum, promissionis sjtem non habentes, et sine Deo in hoc mundo.
13. Nunc autem in Chrieto Jesu, vos qui aliquando eratis longe, facti estis prope in sanguine Christi.