C'est pourquoi" cela lui a été imputé à justice
fide ( sous- entendu : « heredes sunt »). « Dans son rapide et rigoureux raisonnement, saint Paul se contente de quelques traits hardis, laissant au lecteur le soin de compléter la pensée. » C'est de la foi que viennent la justification, l'accomplissement de la promesse, etc. — Motif pour lequel Dieu a voulu qu'il en fût ainsi : ut secundum gratiam, . . Ces mots nous ramènent à l'idée émise plus haut, vers. ll'>-12, qu'ils répètent sous une forme nouvelle. — Omni semini. L'adjectif est très accentué : la race entière d'Abraham , sa postérité spirituelle aussi bien que ses descendants suivant la chair. — Non ei qui (deux fois de suite il faudrait a quod » au neutre, puisque le pronom se rapporte à « semini ») ex lege... Si la loi avait pu mériter aux hommes la justlflcation, les Juifs seuls auraient profité de celle-ci, à l'exclusion des païens. En justifiant gratuitement le genre humain , Dieu a fait participer aussi les Gentils à son bienfait : sed et ei qui... — Sicut scriptuni est. . . Cf. Gen. xvii , 5 , d'après la version des Septante. — Multarum gentium. L'hébreu représente une multitude frémissante, immense. — Cui credidit. Ce mot, de même que « fides », retentit à tout instant dans ce chapitre comme un refrain. C'est lui qui contient la pensée principale. — Qui vivificat... Allusion soit à la naissance miraculeuse d'Isaac, soit à la résurrection de Notre -Seigneur Jésus- Christ. — Et vocat... C.-à-d., qui appelle à la vie, qui crée d'une simple parole.
4fi Éloge de la foi d'Abraham. IV, 18-22.
18-22. Cette foi fut admirable en tous points» malgré les circonstances capables de l'affaiblir. — Saint Paul la caractérise d'abord par un mdt devenu célèbre : contra f^pem in spem (nccp' èÀTitûa in' fkTzibi)... Il y a là une contradiction apparente; mais la grandeur de la foi d'Abraham n'en ressort que mieux. « Naturali spei destitutus, supranaturali spe fretus. » Considérée en elle-même, la foi du saint patriarche était sans fondement, puisque son objet n'était pas réalisable d'une manière humaine; mai& elle était malgré tout parfaitement fondée, puisqu'elle avait pour base une promesse divine. — Dictum est ei. Cf. Gen. xv, 5, — Sic. D'après ce môme passage, comme les étoiles du ciel. — Et non infirmatus... Très beau développement de la pensée, vers. 19-21. Le vers. 19 commente les mots « Contra spem credidit ». — Non consideravit. Le grec a ici deux leçons distinctes : celle qu'a adoptée la Vulgate, où xaT£v6-/j<x£, et, d'après les plus anciens manuscrits, y.OLxzvôr,ct , sans négation : Il considéra. Le sens est en réalité le n.ême dans les deux cas : Il ne considéra pas, et c'est pourquoi il crut; Il considéra, et malgré cela il crut. — Corpus... emortuum. Comp. Gen. XVII, 17, où Abraham pi'oposo à Dieu ce fait comme une objection respectueuse. — In repromissione... (vers. 20 et 21). Commentaire des mots « In spem credidit » , soit au négatif (non haesitavit...)^ soit au positif (sed confortatus...). — Dans gloriam... Hébraïsrae. Cf. Jos. VII, 19; I lleg. VI, 1; Joan. ix, 24. — Plenissime sciens... Étant pleinement convaincu
Rom. IV, 23 — V, 3.
23. Mais ce n'est pas pour lui seul qu'il est écrit que cela lui a été imputé à justice;
24- c'est aussi pour nous, à qui cela sera imputé de même; pour nous qui croyons en celui qui a ressuscité d'entre les morts Jésus -Christ notre Seigneur,
25. lequel a été livré pour nos péchés, et qui est ressuscité pour notre justification.
23. Non est autem scriptum tantum propter ipsum, quia reputatum est illi ad justitiam,
24. sed et propter nos, quibus reputabitur credentibus in eum qui suscitavit Jesum Christum Dominum nostrum a mortuis,
25. qui traditus est propter delicta nostra, et resurrexit propter justificationem nostram.