‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 37 sur 873 · Non solum autem, sed et gloriamur · texte numérisé non relu

Non solum autem, sed et gloriamur

de la puissance Infinie de Dieu. — Le vers. 22, ideo et reputatum..., résume toute l'argumentation qui précède.

50 Nous aussi, nous sommes justifiés par la loi. IV, 23-25.

23-25. En terminant, saint Paul applique à tous les croyants ce qu'il vient de dire d'Abraham; c( il dégage un principe permanent de l'exemple du père des croyants. » — Et propter nos (vei*s. 24). En effet, l'histoire d'Abraham n'a pas seulement une signification individuelle ; elle possède une signification symbolique universelle. En outre, comme il a été déjà dit, ses vrais descendants ne sont pas ceux qui sont nés de lui selon la chair, mais ceux qui ont un même esprit avec loi, c.-à-d., les croyants iquibus... credentibus...). — Eum qui... Dieu le Père, qui a ressuscité 6on divin Fils. — Qui traditus est... (vers. 25). Résumé très profond de tout le mystère de la rédemption en ce qui concerne Notre- Seigneur Jésus - Christ. — Resurrexit propter... Dans l'enseignement de saint Paul, la résuiTection de Jésus -Christ occupe a une place immense »; aussi la mentionne-til fréquemment, avec une emphase visible. Cf. via, 11; Act. xvii, 31; I Cor. xv, 1-11, 14-15; II Cor. IV, 14; Col. i, 18, etc.

§ III. — Plénitude merveilleuse de la justification chrétienne. V, 1-21.

Saint Paul, lorsqu'il a développé quelques vérités fondamentales du christianisme, aime à en tirer quelques conséquences pratiques. C'est ce qu'il va faire dans ce chapitre.

1*^ Influence bienfaisante du nouveau moyen de salut. V, 1-11.

Chap. V. — 1-5. La paix, l'espérance, la

patience et l'amour de Dieu que produit dans l'âme la justification chrétienne. — Pacem habeamus. Telle est la leçon la plus autorisée (£;(a)[X£v); le temps présent (ïxoaey), qu'on lit dans un certain nombre de manuscrits, n'est peut-être qu'une correction. Pleinement justifié, et ne sentant plus peser sur lui la colère céleste, le chrétien jouit d'vne paix profonde relativement à Dieu (ad Deum). — Les mots per... Jesum... désignent le médiateur de cette paix, qui ne diffère pas du médiateur de la justification elle-même. — Per quem et habemus (vers. 2). Plutôt, d'après le grec : Par qui nous avons obtenu (.è<yy-f^Y.a\izv). C'est un fait entièrement réalisé. — Per fidem. L'accès en question est 4onc dû à une double cause : l'une, objective, qui est le Christ, notre principal introducteur; l'autre, subjective, qui est la foi.

— In gratiam istam : l'état de grâce dans lequel le chrétien est placé par la justification.

— Et gloriamur. Les Juifs avaient leur gloire mensongère (cf. m, 27); nous aussi, nous avons la nôtre, qui est sérieuse et solide. — In spe glorise filiorum... Dans le grec, on lit seulement : Dans l'espérance de la gloire de Dieu.feur cette gloire, qui sera finalement celle du ciel, voyez m, 23; viii, 30, etc. — Non solum autem,... (vers. 3 et 4). Troisième résultat de la justification : une patience inaltérable et même la joie dans les souffrances. — In trilm'ationibus. En effet, saint Paul suppose partout, à «la suite du Christ lui-même, que les afflictions de divers genres sont ici -bas la part nécessaire des chrétiens. Cf. viii, 35-39; I Cor. iv, 11-13; VII, 26-32; xv, 30 et s.'».; II Cor. i, 3-10, etc. La formule « se glorifier dans les tribulations » est paradoxale en apparence; car, dans l'ordre

Rom. V, 4-9.

in tribulalionibus , scientes quod tribulatio patientiara operatur,

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