‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 360 sur 873 · quoniam vir caput est mulieris · texte numérisé non relu

quoniam vir caput est mulieris

lea trois substantifs. Nous voyons par ce passage que déjà, dans l'Église primitive, le chant était un élément important du culte sacré. — la cordibus vestris. C'est la leçon la plus autorisée. Quelques manuscrits ont xri xapSt'a Oficov, « corde vestro, » au singulier et sans préposition. En ajoutant ce trait , l'apôtre montre aux fidèles que leur culte ne doit pas être moins intérieur qu'extérieur. — Domino : au Seigneur Jésus, le centre du culte chrétien. — Gratias... semper pro omnibus (vers. 20). En effet, pour l'âme croyante, tout vient de Dieu, de sa providence toujours aimable, et elle lui dit un merci reconnaissant, môme lorsqu'il lui envoie l'épreuve et la souffrance. — In nomine Domini... Puisque Jésus- Christ est notre médiateur auprès de Dieu, et que toutes les grâces nous ont été méritées par lui. — Deo et Patri. C.-à-d. : Dieu, qui est en même temps Père (notre Père), — Subjecti... (vers. 21). De nombreux commentateui-s rattachent ce verset au paragraphe qui suit, dont il formerait pour ainsi dire le titre , et dont il résumerait la pensée principale. Ils appuient leur sentiment sur ce fait que les mots « subditae sine » ne sont probablement pas représentés dans le grec au vers. 22; preuve, disent -ils, que ce verset et le précédent ne doivent pas être séparé». Malgré cette raison , nous préférons regarder le verset 21 comme faisant encore partie du § II, auquel il met en quelque sorte le sceau, en indiquant aux chrétiens un auti'e principe essentiel de leur conduite. — Invicem. S'il y a des classes dont la subordination est le caractère principal, comme il sera dit bientôt, ceux dont elles dépendent ont aussi des devoirs à rempliienvers elles. Dans ce sens, pour les chrétiens, il y a toujours soumission réciproque. — In timoré Christi (c'est la vraie leçon , et non a Del »). Motif qui doit inspirer et accompagner cette subordination mutuelle : non pas la crainte servile des hommes, mais la crainte d'offenser Jésus -Christ.

§ III. — Devoirs qui incom,bent aux chrétiens dans le cercle de la famille. V, 22 -VI, 9.

Ici commence une s-érie d'exhortations importantes, relatives à la vie de famille. Elles signalent successivement les obligations mutuelles des époux, V, 22-33, celles des parents et des enfants, vi, 1-4, enfin celles des maîtres et des esclaves, vi, 5-9. L'apôtre suit régulièrement le même ordre dans chacun de ces alinéas : il mentionne en premier lieu les devoirs des inférieurs (la femme, les enfanta, les esclaves), puis

ceux des supérieurs (le mari, les parents, les maîtres).

10 Devoirs mutuels des époux chrétiens. V, 22-33.

Ce passage renferme ce qui a été écrit de plus profond et de plus relevé sur le mariage chrétien, au point de vue dogmatique et pratique. Portant bien haut ses regards et les fixant sur l'idéal divin, saint Paul met cette union en parallèle avec celle de Jésus-Christ et de l'Église ; d'où il conclut que , dans leurs rapports réciproques, le mari et la femme doivent imiter le Sauveur et son Épouse mystique.

22-24. Les obligations de l'épouse. Elles sont résumées dans la soumission : viris. . . subditse sint. Comme il a été dit plus haut, le verbe ÛTroTaaaiaôoxrav (ou, d'après une autre leçon, ÛTCOTâacrecrGs à l'impératif : soyez soumises) a été vraisemblablement ajouté par les copistes, pour rendre la phrase plus complète. Déjà saint Jé-

Scéne de flauçailles. (Pierre gravée.)

rôme faisait remarquer qu'il manquait dans les manuscrits grecs de son temps. Dans ce cas, il faut le suppléer en l'empruntant au vers. 21. Tout en proclamant l'égalité de l'homme et de la femme sous le rapport religieux (cf. Gai. m, 28), et en transformant par là même les dures conditions d'existence que le paganisme avait faites à la femme, l'évangile ne méconnaît pas que chacun des deux sexes a « reçu du Créateur sa tâche ou sa sphère spéciale dans la familie, et il n'était pas question de renverser cet ordre de la nature par une espèce d'émancipation révolutionnaire ». Voyez I Cor. xi, 3 et ss, ; Col. ai, 18; I Petr. m, 1-6,, etc. — Sicut Domino. C.-à-d., comme à Jésus -Christ luimême. Ce trait marque dans quel esprit doit avoir lieu la soumission requise, et il la facilite singulièrement. — Motif de cette obéissance : quoniam vir caput. . . ( vers. 23 ). Voyez l Cor.

Eph. V, 24-28.

sicut Christus capnt est eccleisise : ipse salvator corporis ejus.

24. Sed sicut ecclesia subjecta est Christo, ita et mulieres viris suis in omnibus.

25. Viri, diligite uxores vestras, sicut et Christus dilexit ecclesiam , et seipsum tradidit pro ea,

26. ut illam sanctificaret, mundans lavacro aquse in verbo vitae,

27. ut exhiberet ipse sibi gloiiosam ecclesiam, non habentem maculam, aut rugam, aut aliquid hujusmodi, sed ut sit sancta et immaculata.

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