‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 362 sur 873 · De même les maris aussi doivent · texte numérisé non relu

De même les maris aussi doivent

XI, 3 et le commentaire. — Christus caput Ecclesise. Ainsi qu'il a été dit plus haut, i, 22. — Ipse (pronom accentué) salvator... Ces mots ne s'appliquent pas au mari terrestre, mais uniquement à Jésus -Christ, en tant qu'il est l'Époux divin de l'Église. Après avoir exprimé la ressemblance qui existe entre le Christ, chef de l'Église, et le mari, chef de sa femme, l'apôtre signale une énorme différence. Aucune relation humaine ne peut représenter ce que Jésus est pour l'Église, car il occupe envers elle une situation unique : il est son Sauveur. — Corporis ejus. Le pronom manque dans le grec, comme aussi dans les anciens manuscrits latins. Il faut lire : (Sauveur) du corps. Le corps, c'est l'Église, envisagée comme un organisme vivant. Cf. iv, 12 et ss. La métaphore du mariage pour figurer l'union du Christ et de l'Église apparaît dès l'Ancien Testament, au Cantique des Cantiques, au Ps. XLiv, etc. Mais elle est plus nette encore dans le Nouveau : cf. Matth. ix, 15 et xxv, 1-10 ; Jean. III, 29; Gai. iv, 21 et ss. ; Apoc. xxi, 2, 9 et XXII, 17, etc. Les relations de Jéliovah et du peuple hébreu étaient d'ailleurs souvent désignées par cette même image : cf. Is. liv, 5 ; LXi, 2; LXii, 4-5; Jer. m, 14; xxxi, 32; Os. ii, 2-20, etc. — Sed sicut... (vers. 2<t). C'est la conclusion logique du raisonnement qui précède. — In omnibus ( èv Traviî, en tout). L'apôtre ne fait aucune restriction, parce qu'il a comparé le mari au Christ : ce qui suppose qu'il ne commandera rien qui ne soit honnête et conforme à la volonté de Dieu.

25-33. Les obligations du mari. — Diligite uxores... Aux femmes, saint Paul proposait l'exemple de l'Église, toujours soumise à Jésus- Christ ; aux maris, il offre celui du Sauveur lui-même, qui affectionne si tendrement sa céleste épouse. « Il est impossible de concevoir des règles plus sublimes, plus Idéales, pour la vie dans le mariage; il est facile d'en faii'e l'application pratique dans tous les cas qui peuvent se présenter. » — SeiiJsvvi tradidit. Le Christ s'est livré à la mort , comme rançon pour

son Église. Pour l'expression, voyez Rom. iv, 25 et VIII, 32; Gai. ii, 20. — Ut illam... (vers. 26). But prochain pour lequel Jésus -Christ s'est ainsi livré. Le verbe sanctificaret en exprime le côté positif ; le participe mundans (à l'aoriste dans le grec : ayant purifié), le côté négatif. Cf. I Cor. VI, 11. — Lej mots lavacro aquœ ne peuvent désigner que le bain salutaire du baptême. Cf. Tit. III, 5. On s'accorde moins sur la signification des suivants : in verbo (èv çtr\\).s.T'. ; vitse a été ajouté par le traducteur ou par les copistes latins, « la parole qui donne la vie »). Les commentateurs grecs pensent qu'ils représentent la formule « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », qui confère à l'eau une vertu sacramentelle, et c'eat là, ce semble, le meilleur sentiment. D'assez nombreux interprètes, à la suite de saint Augustin, prennent le substantif « verbum » comme synonyme d'enseignement, d'évangile, et fout dire à l'apôtre que le Christ a sanctifié l'Église par la doctrine évangélique. Cela paraît un peu cherché. — Vt exhiberet... ( vers. 27 ). C'est le but éloigné du « seipsum tradidit ». Les pronom ipse sibi sont accentués, et mettent en relief l'action personnelle du Sauveur dans le fait indiqué : lui-même il s'est occupé d'orner sa fiancée mystique, afin qu'elle fût digne de lui. — Gloriosam ecclesiam. Avec emphase dans le grec : Glorieuse, l'Église. Cf. Apoc. XIX, 7-8. — Les mots non habentem... développent cette épithète. Le Christ ne veut aucune ombre à la beauté de son Épouse. — Sed ut sit (il y a un changement dans la construction)... L'adjectif sancta marque la sainteté positive, et immaculata la sainteté négative. Comp. le vers. 26. — Ita et viri... (vers. 28). Après avoir cité l'admirable exemple de l'Époux ce. este de l'Église, saint Paul en fait l'application détaillée , développant l'exhortation qu'il a rapidement énoncée au vers. 25». — Ut corpora sua. Non pas : Comme on aime son propre corps ; mais : En tant que l'épouse ne forme avec son mari qu'un seul et môme organisme , dont il est la tête. Comp, le vers. 31. Les mots sulvaute«

Eph. V, 29-33.

airaer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même.

29. Car jamais personne n'a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et la soigne, comme le Chriist fait pour l'Église ,

30. parce que nous sommes les membres de son corps , formés de sa chair et de ses os.

31. C'est pourquoi l'homme abandonnera son père et sa mère , et s'attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair.

32. Ce mystère est grand :Je dis cela par rapport au Christ et à l'Église.

33. Ainsi , que chacun de vous individuellement aime sa femme comme luimême, et que la femme respecte son mari.

suas ut corpora sua. Qui suam uxorem diligit, seipsum diligit.

29. Nemo enim uiiquam carnem suam odio habuit ; sed nutrit, et fovet eam, sicut et Christus ecclesiam,

30. quia membra sumus corporis ejusde carne ejus et de ossibus ejus.

31. Propter hoc relinquet homo patrem, et matrem suam, et adhaerebit uxori su aï , et erunt duo in carne una.

Page 1