‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 363 sur 873 · Sacramentum hoc magnum est · texte numérisé non relu

Sacramentum hoc magnum est

ego autem dico in Christo et in ecclesia.

33. Verumtamen et vos singuli, unusquisque uxorem suam sicut seipsum diligat ; uxor autem timeat virum suum.

qui... uxorem diligit, seipsum..., montrent que tel est le véritable sens. — Nemo enim... (verset 29). Preuve de l'assertion qui précède. L'écrivain sacré emploie cette fois l'expression carnem, suam, en vue du texte biblique qu'il va bientôt citer (comp. le vers. 31»') : « Et erunt duo in carne... » Il est dans l'ordre de la nature que chacun aime sa propi'e personne ; puisque les époux ne forment qu'un seul être, le mari, en témoignant de l'aflEection à sa femme, s'en témoigne par conséquent à lui-même. De sa part, l'absence d'amour serait une chose contraire à la nature. — Les mots nutrit et fovet résument toutes les marques d'affection qu'un mari dévoué témoigne à sa femme. — Sicut et Christus»,. Encore l'exemple du Christ, qui domine tout ce passage. — Le vers. 30, quia membra sumus..., contient le motif pour lequel Jésus - Christ manifeste h l'Église l'amour le plus ardent, le plus sincère : nous tous, qui la composons, nous sommes ses membres et il est notre chef. Cf. I, 22-23; IV, 12 et 8S.; I Cor. vi, 15 (passage presque analogue à celui-ci), etc. — Les mots de carne... et de ossibus... sont omis par quelques manuscrits de valeur ; mais leur présence dans tous les autres et dans la plupart des anciennes versions garantissent suffisamment leur authenticité. Ils indiquent jusqu'à quel point 'nous jppartenons au corps du Christ. Ils sont un écho de Gen. ii , 23. — Propter hoc (vers. 31) : parce que le mari doit chérir sa femme comme le Christ a aimé l'Égliso. — Relinquet homo... Citation du célèbre passage Gen. ii, 24, d'après les LXX (voyez le commentaire), pour montrer que l'amour conjugal dépasse tout autre amour. —

Sacramentum hoc... (vers. 32). Ce texte serait plus exact et plus clair, si on en donnait la traduction suivante, calquée littéralement sur le grec : « Mysterium hoc magnum est ; ego autem loquor in Christum et in Ecclesiam. » C'est là un grand mystère ; mais moi je parle relativement au Christ età l'Église. L'apôtre veut dire que la parole d'Adam qu'il vient de citer contient, indépendamment de son ens naturel et direct, qui concerne l'institution sacrée du mariage , un profond mystère et une signification supérieure, objet de la révélation divine. Ce mystère, continue-t- il, est relatif au Christ et à l'Église, c.-à-d., d'après les détails qui précèdent, à leur union mystique, qui a tant d'analogie avec le mariage humain. On voit par cette interprétation, co.iimxmément admise de nos jours, qu'on ne trouve pas dans le vers. 32 une preuve proprement dite de la sacramentalité du mariage ( laquelle est d'ailleurs bien démontrée par d'autres arguments). Aussi le concile de Trente, Sess. xxiv, de Matrim., citant ce texte à propos du caractère sacramentel de l'union des époux , ne dit pas : « Quod docet Apostolus Paulus ; » mais : « Quod innuit... » Il n'y voit qu'une indication, une insinuation. — Verumtamen... (vers. 33). Saint Paul revient à son sujet principal , qu'il résume tout entier dans ce verset. — Et vos. Vous aussi, maris chrétiens, à ^'exemple du Christ. — Le pronom unusquisque individualise le précepte. Sicut seipsum : ainsi qu'il a été dit au vers. 28. — Uxor. . . timeat. . . Cf. vers. 22 et 24. D'une crainte respectueuse, qui n'a rien de servile, et qui est compatible avec le plus entier dévouement. Comp. le vers. 21,

Eph. VI, 1-5.

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