‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 368 sur 873 · per omnem orationem et obsecra · texte numérisé non relu

per omnem orationem et obsecra

2<» La panoplie mystique du chrétien. VI, 14 - 20.

14-17. Cette allégorie est fort bien décrite. Chaque partie do l'armure, après avoir été nommée, reçoit une interprétation spirituelle, qu'il ne faut pas vouloir trop piesser, puisqu'elle n'est pas la même dans le passage parallèle I Thess. y, 8. Voye:^ aussi Is. lix, 16-17, et Sap. v, 17 et ss., où l'on trouve des descriptions analogues, que saint Paul a probablement voulu imiter. Entouré alors de soldats romains, il nous présente le portrait extérieur de l'un d'eux. Il mentionne d'abord les armes défensives ; parmi les armes offensives, il ne signale que l'épée, puisque, nous l'avons vu plus haut , il est surtout question ici pour le chrétien de défendre ses positions. — Succincti. Il s'agit du large ceinturon militaire, qui protège les reins et qui donne au corps de la souplesse et de la vigueur (Atl. arch., pi. Lxxxv, fig. 6, etc.). Il symbolise la vérité (in veritate ; c.-à-d., ceints de vérité) ; non pas les vérités objectives de la foi, mais la fidélité, la droiture morale.

Comp. Is. XI, 5, où il est dit du Messie que la vérité sera la ceinture de ses reins. — Loricam justitise. C.-à-d. la cuirasse qui figure la justice. De même que la cuirasse protège la poitrine, le cœur et le dos, de même la vertu de justice maintient la conscience pure ; or, rien ne défend autant notre âme qu'une bonne conscience. — Calceati... (vers. 15^). Allusion aux fortes chaussures (« caligse ») des soldats romains. La chaussure mystiqiie des chrétiens consiste, d'après la traduction exacte du grec, dans un joyeux empressement (ÈTOifiacrtv) pour l'évangile , dans un grand zèle à le défendre et à le propager. La Vulgate a lu sîç au lieu de -'v ; c'est pour^^ioi elle a traduit par in prse- S>arationsm , tandis qu'il faudrait a in praepa-

G-ueirier grec.(D'après une ancienne peinture.)

ratione ». L'évangile est appelé une bonne nouvelle de paix (pacis), parce que son message ^e résume vraiment dans la paix. Cf. ii, 17; Is. LU, 7, etc. Comme on l'a fait remarquer, il y a un touchant paradoxe à parler de paix au milieu de la description d'une armure de guerre. — In omnibus ( vers. 16). Le grec flotte entre les leçons èv Traaiv (celle de la Vulgate) et £7r\ uàatv, La première sinjnifie : dans toutes les circonstances de- la lutte ; la seconde : en outre de toutes ces armes , prenez... — Scutum fidei : le bouclier qui figure la foi. Le substantif grec Oupidv montre que saint Paul avait à la pensje le grand et large bouclier oblong, qui recouvrait tout le corps (Atl. arch., pi. lxxxiv, fig. 13, 21), et non pas le petit àaTîtç rond, « clypeus », qui ne protégeait que la poitrine et la tête (Atl. arch., pi. Lxxxiv, fit,. 14, 16). Il n'est pas de meilleur bouclier que la foi pour le chrétien. — Les mots tela... ignea font allusion à la coutume ancienne d'entourer parfois d'étoupe la pointe des flèches, qu'on trempait ensuite dans la poix, et à laquelle on mettait le feu. C'est une flguie des tentations violentes que suscite le démon (nequissimi, le méchant par excellence). — Galeam salutis (vers. 17) : le casque qui symbolise le salut, ou l'espérance du salut, comme il est dit au passage parallèle, I Thess. v, 8. Le casque garantit la tête du guerrier ; l'espérance du ciel défend aussi très puissamment le chrétien contre l'attache désordonnée aux choses d'ici-bas. — Gladium spiritus. C.-à-d., le glaive qui est donné par l'Esprit - Saint et qui consiste (quod est) dans la parole de Dieu. Comp. Hebr. IV, 12, où il est dit que la divine parole est plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. Par ver- Inim. Dei il ne faut pas seulement entendre la sainte Écriture, mais toute parole divinement inspirée.

18-20. A ces armes mystiques, le guerrier chrétien doit ajouter la prière perpétuelle. — Grammaticalement, les mots per omnem... et... dépendent encore du verbe « state », placé en tête du vers. 14. Quoique parfaitement armé et équipé pour le combat, le chrétien est invité à ne pas trop se confier dans ses propres forces , et à attirer sur lui le secours du ciel par de ferventes et continuelles prières. — Orationem ('npO(7£'J"/''iî^ ^^ obsecrationem (8£T^(jea)ç). Deux expressions synonymes; la première est plus gé*

Eph. VI, 19-22.

tionem orantes omni terapore in spiritu , et in ipso vigilantes in omui instantia et obsecratione pio omoibus sanctis,

19. et pro me, ut detur mihi serrao in apertione oris mei cum fiducia, notum facere mysterium evangelii,

20. pro quo legatione fungor in catena ; ita ut in ipso audeam, prout oportet me, loqui.

21. Ut aatem et vos sciatis quse circa me sunt, quid agam, omnia vobis nota faciet Tychicus, earissimus frater, et fidelis minister in Domino ;

22. quem misi ad vos in hoc ipsum, ut cognoscatis quae circa nos sunt, et consoletur corda vestra.

prit, toutes sortes de prières et de supplications, veillant à cela avec une entière persévérance, et priant pour tous les saints ,

19. et pour moi aussi, afin qu'il me soit donné, quand j'ouvrirai la bouche, des paroles pour annoncer avec assurance le mystère de l'évangile,

20. pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j'en parle courageusement, comme je le dois.

21. Pour que vous sachiez, vous aussi ^ ce qui me concerne et ce que je fais. Tychicus, le bien -aimé frère et fidèle ministre dans le Seigneur, vous fera tout connaître.

22. Je l'ai envoyé tout exprès vers vous, afin que vous connaissiez ce qui nous concerne, et qu'il console vos cœurs.

nérale. Voyez I Tiin. ii, 1 et le commentaire. « Omnem » : toutes sortes de supplications ( la prière privée, la prière publique ; la prière prolongée , la simple oraison jaculatoire ; la demande proprement dite, l'action de grâces, etc.). — Omni tempore. D'après le grec , avec une nuance : en toute occasion. Cf. T Thess. v, 18, etc. — In Spiritu. C.-à-d., en union avec l'Esprit de Dieu, par son mouvement. Quelques Interprètes traduisent : en esprit, avec recueillement et piété.

— El in ipso vigilantes. Le grec porte : « In Ipsum ». Veillant à cela; c.-à-d., à faire en tout temps par l'Esprit- S lint de ferventes prières.

— In omni instantia. Dans le grec : dans une entière persévérance. Sur cette qualité de la prière, voyez Luc. xviii, 1; Rom. xii, 12, etc.

— Pro omnibus... Le chrétien ne prie pas seulement pour lui - même , mais aussi pour tous sea frères dans la foi (sanctis; cf. i, 1), avec lesquels il sait qu'il forme un seul et même organisme, comme l'a si éloquemment démontré toute cette épître. — Et pro me (vers. 19). Humble demande de l'apôtre, qui sentait tout le besoin qu'il avait du concours divin, par conséquent, des prières des fidèles. Comp. Rom. xv, 30; II Cor. I, 11; Phil. i, 19; Col. iv, 3; II Thess. III, 1; Philem. 22; Hebr. xiix, 18. — Ut detur mihi... Paul a soin de déterminer la grâce spéciale qu'il désirait obtenir par l'iatercession des Éphésiens. Il voudrait, toutes les fois qu'il ouvrira la bouche pour annoncer l'évangile (in apertione oris...: cf. Manth. v, 2 et xiii, 35; Act. X, 34, etc.), que Dieu lui inspire le langage convenable, et en même temps un courage ù toute épreuve, digne d'un apôtre (cu<n fiducia; le grec 7T;appy]0-ta désigne à la lettre une vaillante assurance, qui fait que l'on dit sans crainte tout ce que l'on doit dire). — Mysterium evangelii. C.-à-d. le mystère de la rédemption par le Christ. Cf. i , 9 et ss., etc. — Pro quo... (vers. 20) : dans l'intérêt duquel (mystère). L'évangile est pour ainsi dire une puisbuDce Bouveraine, dont Paul est le délégué,

l'ambassadeur. Voyez II Cor. v, 20, pour cette métaphore. — Legatione... in catena. L'expression est paradoxale : un ambassadeur chargé de chaînes et remplissant quand même sa mission. — Ita ut... Ces mots sont parallèles à « ut detur mihi... » du vers. 19, et continuent d'indiquer l'objet de la prière que Paul demande à ses lecteurs. — In ipso : dans le mystère de l'évangile; c.-à-d. dans sa promulgation. — Audeam... loqui. Il n'y a qu'un seul mot dans le grec : ixappyiaiactofjLai, que je parle avec assurance.

Elle est très brève, parce que le porteur de la lettre était chargé de transmettre aux Éphésiens les communications personnelles de saint Paul.

l" La mission de Tychicus. VI, 21-22.

21-22. L'apôtre recommande son envoyé aux chrétiens d'Éphèse. — Ut atitem et vos... Vou.s aussi, comme mes autres amis. Cf. Col. iv, 7. Paul savait qu'on était Inquiet à son sujet, et il profitait de toutes les occasions pour rassurer les Églises qu'il aimait. — Quœ circa me... Ces mots sont précisés par quid agam : ce qui me concerne, ce que je fais. — î'^ycMcws (Tû^/txo;), dont Fapôtre fait un si bel éloge en le nommant son frère bien-ai.né et son fidèle ministre (Sidcxovoç), était sans doute un des membres les plus influents de l'Église d'Éphèse. Il est encore mentionné Act. xx, 4 et ss. ; Col. iv, 7; II Tim. IV, 12 et Tit. m, 12. D'après le premier de ces passages, il était 'Acrtavdç, c.-à-d. originaire de l'Asie proconsulaire. — Les mots in Domino retombent tout à la fois sur frater et sur minister. — Quem misi ( vers. 22 ). Le verbe est au « prétérit épistolaire », puisque c'est Tychicus qui porta cette lettre à ICphèse, comme on le, croit généralement. L'écrivain se place par la pensée au moment où les Éphésiens devaient lire ce passage. — Quse circa nos .. Comme au vers. 21% avec une petite nuance. En employant

Epii. VI, 23-24.

23. Que la' paix et la charité avec la foi soient données aux frères par Dieu le Père et le Seigneur Jésus - Christ !

24. Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus -Christ d'une manière inaltérable! Amen.

23. Pax fratribus, et caritaa cum fîde, a Deo Pâtre, et Domino Jesu Christo.

24. Gratia cum omnibus qui diligunt Dominura nostrum Jesum Christum in incorruptione. Amen.

cette fols le pluriel , Paul songeait aussi aux chrétiens qui l'entouraient à Rome. — Et consoletur... L'apôtre savait combien ses chers enfants d'Éphèse étaient affligés de ses propres épreuves.

2« La salutation finale. VI , 23 - 24.

23-24. Elle se compose de deux formules de bénédiction, qui sont, contrairement à l'usage habituel do saint Paul, exprimées à la troisième personne (fratribus, cum omnibus qui...), et non pas adressées directement aux fidèles. Cf. Piom. xrr, 24 et ss. ; I Cor. xvi, 19 et ss. ; II Cor. xrii, 11- IS ; Gai. VI, 18; Col. iv, 10 et ss., etc. — Pax...

Déjà, au début de l'épîtrj, .., 2, nous avons trouvé ce même souhait : la paix et la grâce. — Caritas cum fide. Deux vertus essentielles du chrétien, inséparables l'une de l'autre, et souvent nommées ensemble par l'apôtre. — Cvm omnibus qui diligunt... (vers. 24). C.-à d. : Que la grâce soit avec tous les chrétiens. Les mots in incorruptione sont un qualificatif du verbe « diligunt ». et signifient, non pas « pure et ?ancte »(Estius), mais : d'une manière inaltérabl(!, d'un amour qui ne périra jamais. La lettre ne pouvait pas recevoir une plus belle conclusion.

ÉPITRE

AUX PHILIPPIENS

INTRODUCTION

lo La ville et l'Eglise de Philippes. — L'une et l'autre nous ont été déjà présentées dans le livre des Actes, xvi, 12 et ss, '^ Rien de plus touchant que la fondation de la communauté chrétienne de Philippes, dont l'origine remonte directement à saint Paul. Elle eut lieu vers l'an 52, pendant son second voyage apostolique. Ce fut le premier acte de son ministère sur le territoire européen, acte d'autant plus béni de Dieu, qu'il fut accompagné de rudes épreuves ^. Saint Luc, qu'il laissa à Philippes lorsqu'il fut obligé lui-même d'en partir après un séjour de courte durée '^, continua avec zèle l'œuvre commencée, de sorte qu'il y eut bientôt dans la ville et aux alentours une chrétienté florissante, composée en grande partie de païens convertis.

Dans son troisième voyage de missions, vers l'an 58, l'apôtre revint en Macédoine, après l'émeute qui le chassa d'Éphèse^, pour quêter en faveur des chrétiens pauvres de Jérusalem, et nous savons par II Cor, viii, 1-5, que les Églises de cette province, et sans doute celle de Philippes à leur tête, firent preuve d'une admirable générosité. Au printemps de l'année suivante, en allant à Jérusalem, Paul passa la semaine de Pâque auprès de ses chers Philippiens ^, et on voit par le langage dont se sert l'auteur du livre des Actes que la séparation n'eut pas lieu sans souffrances. C'est que saint Paul aimait singulièrement les chrétiens de Philippes, et qu'il en était très aimé en retour. « Ils avaient à cœur de le soulager dans sa vie laborieuse ; ils le soutenaient de temps en temps par des envois d'argent, et Paul, qui connaissait leurs sentiments élevés, ne craignait pas d'accepter d'eux un service qu'il aurait refusé de la part d'autres Églises"'. »

2o L'occasion et le but de Vépltre aux Philip piens. — Tout récemment^ les Philippiens avaient délégué auprès de leur père bien-aimé, qu'ils savaient prisonnier à Rome, un de leurs pasteurs les plus zélés, Epaphrodite, avec un nouveau secours pécuniaire, gage de leur filial dévouement. Leur messager avait donné à Paul des nouvelles de leur état spirituel. Cet état était en général'

' Pour les commentaires, vojez la p. 12.

2 Pour ce qui regarde la ville, voyez notre ?onimentaire de ce passage.

^ Cf. Act. XVI, 19 et S8.; Phil. i, 30; I Thess. II, 2.

^ Voyez Act. xvi, 17 et Je commentaire.

^ Cf. Act. XX, 1 ; II Cor. ii, 12-13.

^' Act. XX , .') - G.

' Cf. Phil. IV, 15-16 ; voyez aussi II Cor. xi, 5.

^ Phil. IV, 18.

ÉPITRE AUX PHILIPPIENS

excellent, car, ainsi que le faisait déjà remarquer saint Jean Chrysostome % il n'y a pas l'ombre d'un reproche dans la lettre que l'apôtre leur adressa pour les remercier de leur souvenir affectueux et délicat. Néanmoins, comme on l'a dit fort justement, « la communauté chrétienne qui marche le mieux a toujours besoin de trois avertissements : Jouissez avec reconnaissance de l'amour divin dont vous êtes l'objet; Restez unis, en ne permettant pas à des questions d'amourpropre et d'intérêt de semer la division entre vos cœurs; Ne vous arrêtez pas sur le chemin de la sanctification, mais aspirez constamment à une plus haute spiritualité. » Toujours et partout apôtre, saint Paul voulut doct* associer ces* exhortations diverses à ses sentiments de gratitude personnelle, et aux quelques nouvelles qu'il tenait à communiquer lui-même aux Philippiens^.

On croit assez généralement qu'Epaphrodite fut chargé de porter cette lettre, lorsqu'il repartit [)our Philippes.

3o Le contenu et la division de la lettre. — On chercherait en vain dans cette épître un sujet bien déterminé, surtout un sujet dogmatique suivi de développements moraux, comme dans les épîtres aux Romains, aux Galates, aux Ephésiens, aux Colossiens et aux Hébreux. « Son objet proprement dit est un remerciement, auquel l'apôtre joint, comme le ferait un père qui écrirait à sa famille pour la remercier d'une marque d'affection, des nouvelles et des exhortations. Ces deux derniers éléments alternent dans le cours de la lettre; le remerciement la termine. » L'allure des pensées, comme celle du style, a donc quelque chose de libre, de familier, de paternel, plus encore que dans les épîtres aux Thessaloniciens; car notre lettre est par excellence une lettre du cœur, celle aussi, parmi les écrits de saint Paul, qui présente davantage le caractère épistolaire. Malgré la situation critique de l'auteur, tout respire une joie sainte et communicative ^.

Par conséquent, pas d'ordre logique rigoureux dans l'exposition des principales idées, qui sont simplement rangées les unes à la suite des autres, saint Paul parlant tantôt de lui-même et de ses propres affaires, tantôt des Philippiens, tantôt de tels de ses collaborateurs qu'il leur recommande. On peut cependant adopter la division suivante. Après un prologue assez développé, i, 1-11, nous avons le corps de l'épître, i, 12 -iv, 9, qui se décompose ainsi : 1« Nouvelles qui concernent l'apôtre lui-même : sa captivité a servi au progrès de l'évangile (i, 12-26); S*' Exhortation à la persévérance, à l'union mutuelle, à l'humilité et au soin que chacun doit prendre de son salut (i, 27 -ii, 18); 3° Éloge de deux disciples que Paul se propose d'envoyer bientôt à Piiilippes (ii, 19-30); 4« L'apôtre met les Philippiens en garde contre les séducteurs judaïsants et les presse de tendre à la perfection (m, 1-21); 5o II leur adresse quelques recommandations particulières (IV, 1-9). La conclusion, iv, 10-23, exprime des sentiments de vive reconnaissance et contient les salutations finales'''.

* In Philipp., Prgef.

2 Quelques auteurs pensent que saint Paul aurait adressé à l'Église de Philippes, autériourenient à cette épitre , une première lettre qui se serait perdue. Ils le concluent de Phll. m, 1 (voyez les notes), et aussi d'un mot de saint Poly^arpe, ad Philipp., 3 : Paul vous a écrit des lettres (sTciaTo^ai;). Mais le fait en question est loin d'être démontré par ce second texte, car les Grecs employaient parfois le substantif èTr'.(7To)vY) au pluriel, dans le sens du singulier.

•• «je verbe y(x.ip<o, « gaiideo », est souvent employé dans l'épître, soit pour décrire la joie de Paul, Boit pour inviter les Philippiens à se

réjouir eux-mêmes dans le Seigneur. Cf. z, 3, 18, 19; II, 17, 18, 20; m, 1; iv, 4, 10.

^ Pour une analyse plus détaillée, voyez le commentaire, et notre Bihlia sacra, p. 1296-1299. — En ce qui regarde l'authenticité, voyez les pages 8 et 9 . Elle n'a été attaquée que de nos jours, par l'école de Tubingue, pour des raisons auxquelles d'autres critiques, également rationalistes, ont refusé toute force probante. — Sur le lieu et la date de la composition , voyez la p. 324. On ne saurait dire d'une manière certaine si l'épîfre aux Philippiens fut écrite avant les lettres aux Ephésiens, aux Colossiens et à Philémon, ou seulement après elles.

EPITRE

AUX PHILIPPIENS

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