‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 378 sur 873 · car il vous a fait, à vous, la grâce · texte numérisé non relu

car il vous a fait, à vous, la grâce

expressions favorites de l'apôtre : un sujet de se glorlfltr. — Abundet in Christo... Cette « gloriatio » des Philippiens ne se passera pas « dans la pphère de l'ambition humaine » (cf. I Cor. m, 21; II Cor. xi, 18, etc.) : son élément sera le Christ ; elle sera toute surnaturelle. — In me. Paul en sera l'occasion Immédiate , spécialement par son retour au milieu de ses chers Philippiens (per meum adventum,..).

§ II. — Quelques exhortations pratiques. I, 27-11, 18.

Après avoir recommandé d'une manière génri-ale à ses lecteurs l'important devoir de l'union en face des ennemis de la foi et de la charité fraternelle basée sur l'humilité, i, 27 -ii, 4, l'apôtre propose aux Philippiens la conduite de Notre - Seigneur Jésus - Christ , comme un parfait modèle de cette charité humble et désintéressée, II, 5-11. Il démontre ensuite la nécessité où est le chrétien de s'occuper toujours avec soin de son propre salut, malgré tous les obstacles, et d'éclairer sans cesse le monde par ses enseignements et par ses exemples, ii, 12-18. A la manière dont il s'exprime, on voit qu'il n'avait « aucune remontrance particulière h faire à ses lecteurs, aucun abus à signaler, aucuti vice à châtier ». Ce qu'il leur dit convient à tous les fidèles.

1° Le gi-and devoir de l'union entre chrétiens. I, 27-11, 4.

27-30. Paul exhorte les Philippiens à serrer leurs rangs en face des ennemis du christianisme; cette ferme union de tous est un gage assuré de la victoire. — Tantum. L'apôtre va Indiquer la condition indispensable pour que son ministère puisse produire d'heureux fruits à Philippes (comp. le vers. 25) : digne evavgelio... Cf. Eph. IV, 1 ; Col. I, 10. Le verbe conversamini traduit imparfaitement le grec TToXiTsùedôe (ici Bculeraent et Act. xxiii, 1), qui signifie à la lettre : Soyez citoyens, remplissez vos devoirs de citoyens. Cette expression avait i)our but de rappeler aux lecteurs qu'ils étaient membres du royaume du Christ, dont l'évangile est le code imprescriptible. — Ut aive..., sive... La construc-

tion est vm peu embarrassée, quoique la pensée soit claire. Paul fait deux hypothèses successives, celle de ?on arrivée à Philippes et celle de son éloignement; puis il achève sa phrase en ne pensant plus qu'à la seconde (audiam...). Qu'il vienne ou qu'il reste absent, le résultat doit être le même pour ses lecteurs : quia statis. L'apôtre emploie volontiers ce verbe , et toujours pour marquer une attitude ferme, analogue à celle d'un soldat à son poste. Comp. iv, 1 ; I Cor. XVI, 13; Gai. v, 1, etc. — In uno spiritu. Comp. I Cor. xii, 13; Eph. ii, 18. Animés d'un seul et même esprit, de même qu'ils ne forment qu'un seul et même corps. Voyez Eph. iv, 4. — — Unanimes, [Jliôc 4'^X'^ • étant aussi unis que s'ils n'avaient tous ensemble qu'une seule âme. Cf. Act. IV, 32. — Collaborantes... Plus fortement dans le gi-ec : Combattant ensemble (cruvaôXoOv- T£ç , image empruntée aux jeux et à la guerre) pour la foi de l'évangile; c.-à-d., pour défendre la foi enseignée par l'évangile du Christ. — In nullo terreamini (vers. 28). Ainsi seirés les uns contre les autres, les Philippiens n'auront rien è craindre de leurs adversaii-es, les païens et les Juifs. — Qvse (-qTtç). Ce pronom est mis au féminin comme le substantif « causa » ( ev- ^ei^iç), en vertu de l'attraction ; mais il i>e rapporte de fait h l'attitude vaillante et sans peur qui vient d'être décrite. Cette union, cette fermeté, ce calme des chrétiens de Philippes en face de leurs ennemis sont pour ceux-ci une preuve (tel est le sens du substantif ïvSet^tç, au lieu de causa), un signe manifeste de leur défaite et de leur ruine (perditionis : la perte éternelle, par opposition à salutis), et, pour les guerriers du Christ, un gage de victoire et du salut final. — Et hoc... Non seulement il y a là un signe, mais un signe donné par Dieu lui-même. — Quia vobis... (vers. 29). L'apôtre justifie son assertion du vers. 28*'. Se» lecteurs ont actuellement à souffrir comme chrétiens ; mais cela même est un don du Seigneur, car rien ne prouve mieux leur union avec le Christ, union qui garantit leur salut. — Donatum est ( syapiaOrj). Ce verbe marque une faveur tout aimable et gratuite de la part de Dieu. i Employé le) à propos de souffrances et de per-

Phil. I, 30 - II, 3.

non seulement de croire au Christ, mais encore de soiitl'iir jioiir lui,

30. en soutenant le même combat où vous m'avez vu , et où vous apprenez que je suis encore.

sto, non solum ut in eum credatis, sed ut etiam pro illo patiamini ,

30. idem certamen habentes, quale et vidistis in me, et nuuc audistis de me.

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