Je puis tout en celui qui me fortifie
compagnant la pratique de la vertu, efforcezvous de la Djériter. — Hœc (pronom accentué, qui résume toutes les qualités énumérées dans ce verset) cogitate. Mieux : Tenez -en compte (Xoytî^eaÔe). Paul désire que les Philippiens sachent apprécier ces qualités à leur juste valeur, surtout dans la pratique quotidienne. — Le souvenir de eon enseignement et de ses exemples les aidera à acquérir cette perfection : Qiise et..., et... (vers. 9). Les quatre verbes sont associés deux à deux : les premiers, didicistis et accepistis, se rapportent à la prédication de l'apôtre ; les suivants , audislis et vidistis, à ses exemples. L'allusion porte sur le temps, ancien déjà, du séjour de saint Paul à Philippes. — Deus... Heureuso conséquence qui résultera de la réalisation de ces conseils. Comp. le vers. 7. Sur le beau nom de « Dieu de paix », voyez Rom. xv, 33 et XVI, 20; I Thess. v, 23; Hebr. xm, 20.
3° Pdul remercie cordialement ses lecteurs de leurs libéralités anciennes et récentes. III, 10-20.
Plus haut déjà (cf. ir, 30; peut-être aussi dès le début de l'épître, i, 5 et ss.), l'auteur a fait allusion aux secours pécuniaires qu'il avait reçus des Philippiens; mais il ne leur a pas encore exprimé sa gratitude en termes explicites. Il le fait maintenant « de la manière la plus noble et la plus délicate ».
10. Transition et Introduction. — Gavisus sum... Toujours la note dominante. Cf. i, 18; II, 17, 1 8, 28 ; III, 1 ; iv, 4. — Toujours aussi l'élément chrétien et surnaturel de cette joie : in Domino. Cf. II, 1 ; IV, 4, etc. — Quoniam. tandem refloruistis... L'expression est très poétique, et l'image empruntée à un arbre qui bourgeonne de nouveau après l'hiver. Par suite de circonstances indépendantes de leur volonté, telles que leur pauvreté personnelle ou la difficulté d'envoyer jusqu'à Rome la somme recueillie pour l'apôtre, les Philippiens avaient cessé pendant quelque temps de lui transmettre des secours; mais l'occasion s'étant présentée, ils s'étaient empressés de lui montrer qu'Us ne l'oubliaient pas : ils
avaient fait revivre, et rt fleurir en quelque sorte (le verbe est pris à l'actif), leur pensée pour lui ipro me sentire, xb ÛTîàp jj.ou <ppo- VcTv). — Sicut et... Ce trait est ajouté pour enlever toute apparence de reproche à la parole qui précède : En fait, vous n'aviez pas cessé de penser à moi. — Occvpati... eratis. Dans le grec : Vous n'aviez pas d'occasion (de m'envoyer vos généreuses contributions).
11-13. Paul ne veut pas que l'expression de sa joie (comp. le vers. 10») paraisse avoir pour base un mot'f intéressé; c'est pourquoi 11 se hâte de dire, en un langage tout aposfolique, qu'il est toujours satisfait de sa situation extérieure, fût -il dans le plus grand dénuement. — Noyi... propter penuriam... C.-à-d. : Si je parle ainsi, ce n'est pas en vue de mon indigence, pour faire entendre que j'ai besoin de secours. — Ego enim... Il n'est nullement affecté, en ce qui le concerne, par l'état plus ou moins bas de ses finances. En quelque situation qu'il se trouve sous ce rapport (in quibus sum), il a appris à se contenter de ce qu'il a isufflciens esse, a-Jxapxv^ç). — Il commente cette pensée dans les vers. 12 et 13, d'une manière aussi simple, et pour ainsi dire canlide, qu'éloquente : Scio et..., et. . . Le verbe humiliari marque les humiliations, la dépression morale, causées par l'indigence. — Abundare... C'était le cas alors, grâce aux largesses des Philippiens. Cette double science de Paul suppose assurément une éducation faite par la grâce divine. — Ubique et in omnibus. Dans le grec : en tout (au singulier) et en toutes choses. C.-à-d., dans chaque cas particulier et dans tous les cas en généial. — Institutus sum. Mieux : J'ai été initié, j'ai appris le secret ([t.t[L\jr][).oi.i). — Satiari, et..., et..., et... Énumération qui développe les verbes « humiliari » et « abundare » de la première moitié du vei'set. — Omnia possum... (vers. 13). La pensée se généralise : Paul se sent capable de tout faire et de tout souffrir, grâce à son union avec Jésus-Christ, qui le remplit de force ( in co qui...).
Phil. IV, 14-18.
14. Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation.
15. Vous savez aussi, vous Philippiens, qu'au commencement de la prédication de l'évangile, lorsque je quittai la Macédoine, nulle autre Église, si ce n'est la vôtre, ne se mit en rapport avec moi pour donner et pour recevoir,
16. car, h Thessalonique, par deux fois, vous m'avez envoyé de quoi pourvoir à mes besoins.
17. Ce n'est pas que je recherche les dons ; mais je recherche un fruit abondant pour votre compte.
18. J'ai tout reçu, et je suis dans l'abondance ; je suis comblé, ayant reçu d'Epaphrodite ce que vous avez envoyé , parfum de suavité, sacrifice que Dieu accepte et qui lui est agréable.
14. Verumlaraen bene fecistis, communicantes tribulationi mese.
15. Scitis autem et vos, Philippenses, quod in principio evangelii, quando profectus sum a Macedonia, nulla mihi ecclesia communicavit in ratione dati et accepti, nisi vos soli,
16. quia et Thessalonicam semel et bis in usum mihi misistis.
17. Non quia qusero datura, sed requiro fructum abundantem in ratione vestra.