‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 432 sur 873 · Vos autem, fratres, non estis in · texte numérisé non relu

Vos autem, fratres, non estis in

termine la description : et sic semper... Cf. Joan. xn, 26 et xiv, 3.

17. Conclusion. — ILaqae consolamini... En effet, le court exposé qai précède enlevait aux Thessalonlciens tout motif d'anxiété au Bujet de leurs morts.

2« L'époque du second avènement de Jésus- Christ e^t incertaine; c'est pourquoi le chrétien doit se tenir toujours prêt. V, 1-11.

Chap. V. — 1-3. Le jour du Seigneur viendra subitement, comme un voleur. — De temporibus... et momentis. Dans le grec : QuauL aux temps (Toiv ^pdvrov) et aux époques (tàiv xatpàiv). Ces deux substantifs sont souveut associés dans le Nouveau Testament. Le premier est plus général. Cf. Act. i, 7, etc. Il s'agit, d'après le vers. 2, du temps qui doit s'écouler Jusqu'au second aAènement de Jésus. — Non... ut scribamufi. D'une manière plus Impersonnelle dans le grec : Vous n'avez pas besoin qu'on vous écrive (là -dessus). Le motif pour lequel une communication écrite n'était pas nécessaire sur ce point est aussitôt Indiquée : ipsi enim,... scitis... (vers. 2). Les fidèles de Thessalonique avaient reçu à ce sujet des Instructions orales suffisantes. Ce que Paul leur avait appris sur la fln des temps est résumé dans la phrase : dies Domini sicut fur... ita... Le jour du Seigneur (Jésus -Christ) ne diffère pas de lu napovcria. ou de son avènement (comp. le vers. 14), glorieux et terrible tout ensemble. Sur cette expiession, empruntée à l'Ancien Testament (Jcjel, I, 15; n, 1-2, etc.; Am. v, 18), voyer I Cor. i, 8 et les notes; v, 5; II Cor. I, 14; II Thesf». ii, 16, etc. L'apôtre emprunte le langage même du Christ , lorsqu'il dit que ce

jour viendra comme un voleur (cf. Matth. xxiv, 43-44; Luc. xir, 89; voj'-ez aussi II Petr. m, 10, etc.). Il ajoute le trait in nocte pour compléter l'image, car souvent les voleurs choisissent la nuit afin e commettre plus sûrement leurs forfaits. Cette comparaison indique donc tout à la fois que le moment en question est inconnu, qu'il sera périlleux et qu'il faut prendre ses précautions pour n'être pas pris au dépourvu. — Ctim ewm... (vers. 3). L'auteur continue de mettre en relief, au moyen d'autres figure?, le caractère soudain et dangereux de l'arrivée du Christ. Les hommes des derniers jours du monde, non moins frivoles que ceux de l'époque de Noé (cf. Matth. xxiv, 36-39), se diront follement les uns aux autres : Pax et securitas (réminiscen- e probable d'Ézéchiel, XIII, 10); mais, à l'heure môme, repentivus. .. Kuperveniet interitus (oXeÔf-o;, la ruine), sous la forme de l'apparition du souverain juge. — Sicut dolor in utero... Image souvent employée dans l'Ancien Testament, pour représenter les châtiments divins. Elle repiésente urie douleur soudaine, violente, inévitable. — Et non effugient. Ija sentence de ces coupables est certaine. Cf. II Thess. I, 9, etc.

4-11. Les vrais chrétiens ne seront pas surpris par i'avènement du Christ, parce qu'ils vivent dans une vi^iilance perpétuelle. — Vos autem : par opposition aux hommes légers ou coupables dont le vers. 3 a tracé le portrait et le sort. — Non estis in tenebris. L'apôtre exprime la confiance que ses chers Thessaloniciens ne sont pas dans une fausse sécurité. Comme il a parlé au vers. 2 du « fur in nocte », 11 poursuit cette môme Image, en disant que se9

I Thess. V. 5-10.

tenebris, ut vos dies illa tanquam fur coraprehendat ;

5. omnes enim vos filii lucis estis, et filii diei : non sumus noctis, neque tenebrarum.

6. Igitur non dormiamus sicut et céleri, sed vigilemus, et sobrii simus,

7. Qui enim dormiunt, nocte dormiunt ; et qui ebrii sunt , nocte ebrii sunt.

8. Nos autem qui diei sumus, sobrii simns, induti loi-icam fidei et caritatis, et galeam spem salutis ;

9. quoniam non posuit nos Deus in iram, sed in acquisitionem salutis per Dominum nostrura Jesum Christum,

10. qui mortuus est pro nobis, ut sive vigilemus, sive dormiamus, simul cum illo vivamus.

dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur;

5. car vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour ; nous ne sommes point enfants de la nuit, ni des ténèbres.

6. Ne dormons donc pas comme les autres; mais veillons, et soyons sobres.

7. Car ceux qui dorment, dorment pendant la nuit; et ceux qui s'enivrent, s'enivrent pendant la nuit.

8. Mais nous, qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l'espérance du salut;

9. car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à acquérir le salut par Notre- Seigneur Jésus -Christ,

10. qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui.

lecteurs n'ont rien à craindre du voleur, puisqu'ils ne sont pas dans les ténèbres, mais en pleine lumière. — Omnes enim... (vers. 5). Preuve que les Thessaloniciens ne vivent pas dans les ténèbres morales du péché (cf. Rom. II, 19; II Cor. iv, C, etc.), et n'ont pas à redouter l'arrivée subite du jour du Seigneur. La lumière, o.-à-d. la sainteté, forme leur nature.

blême d'une vie molle et sans vigueur), ni orgie (symbole de la vie sensuelle et corrompue) : Nos autem... sobrii... (vers. 8). — Induti... L'apôire passe tout à coup à une métaphore d'un autre genre, comme au passage parallèle Rom. xiii, 12-13, où l'image des ténèbres est remplacée subitement par celle de l'armure spirituelle ; mais c'est surtout Eph. vi, 13-17 que cette

Casques grecs. (D'après les monuments.)

leur élément vital (filii Zwcis et filii diei sont des hébraïsraes faciles à sait*ir) — Non sumus noctis... Répétition de la pensée en termes négatifs. Comp. le vers. 4. Notez l'emploi de la première personne du pluriel ; Paul s'unit à ses néophytes pour répudier fortement les ténèbres morales. — Igitur von dormiamus... (vers. 6). Application pratique du langage allégorique des vers. 4 et 5. Le temps de la nuit est d'ordinaire consacré au sommeil ; les anciens y plaçaient leurs festins, qui dégénéraient souvent en orgies (qui enim,.., et qui...; vers. 7). Puisqu'il n'y a pas de nuit pour les chrétiens, il ne doit y avoir pour eux, 80U8 le rapport spirituel, ni sommeil (em-

dernière reçoit un développement complet. Saint Pau) ne mentionne ici que deux armes défensives (les principales, il est vrai : loricam... et galeam...), qu'il rattache aux trois vertus théologales (fidei et caritatis, spem...}, c.-à-d., aux trois qualités essentielles du chrétien. Cf. i, 3-4. — Quoniam non... (vers. 9). La mention de l'espérance amène l'auteur à signaler brièvement la base solide sur laquelle elle s'appuie : Dieu nous a visiblement destinés au salut éternel, et non pas à la damnation, puisqu'il nous a rachetés par la mort de Jésus- Christ. — Ut.., simul... (vers. 10). T^a conséquence pratiqu*? de cette mort, c'est la nécessité, pour les croyants.

I TnESs. V, 11-15.

11. C'est pourquoi consolez - vous mutiielleracut, et édifiez -vous les uns les autres, comme vous le faites d'ailleurs.

12. Nous vous prions, mes frères, d'avoir de la considération pour cexin qui travaillent parmi vous, qui vous gouvernent dans le Seigneur, et qui vous avertissent ;

13. a3^ez pour eux une grande affection, à cause de leur œuvre; vivez en paix avec eux.

14. Nous vous en prions, frères, reprenez ceux qui sont dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, soutenez les faibles, soyez patients envers tous,

15. Prenez garde que personne rende à autrui le mal pour le mal ; mais poursuivez toujours le bien, et entre vous, et envers tous.

11. Propter quod consolamini invicem, et aedificate alterutrum, sicut et facitis.

12. Rogamus autem vos, fratres, ut noverilis eos qui laborant inter vos, et prœsunt vobis in Domino, et monent vos ;

13. ut habeatis illos abundantius in caritate propter opus illorum ; pacem habete cum eis.

14. Rogamus autem vos, fratres, corripite inquiètes, consolamini pusillanimes, suscipite infirmes, patientes estote ad omnes.

15. Videte ne quis malum pro malo alicui reddat ; sed semper quod bonum est sectamini in invicem, et in omnes.

do mener une existence nouvelle, puisée en lui et à Jamais unie à la sienne. Comp. Rom. xiv, 8-9, passage qui a beaucoup d'analogie avec celui ci. — Les verbes vigilemus et dormiamus ne sont pas pris ici dans le même sens qu'au vers. 6, puisqu' alors le second était synonyme de vivre dans le péché. Ils signifient maintenant, d'après le contexte : Soit que nous vivions , soit q\^e nous soyons morts. — Propter quod, . . (vers. 14). Conclusion qui reproduit, avec quelques développements, celle de iv, 17. — ^diflcate... C'est une métaphore très paullnienne, pour marquer ac toute espèce d'heureuse Influence spirituelle exercée par les uns sur les autres , au moyen de la parole et de l'exemple. » Cf. I Cor. VIII, 1; x, 23; Eph. il, 20 et ss., etc. — Sicut et facitis. Éloge délicat pour les lecteurs. Cf. IV, 10.

§ III. — Quelques autres exhortations morales. Y, 12-21.

Elles se rapportent à des devoirs sociaux et religieux de divers genres.

1° Quelques obligations imposées par la charl é chrétienne. V, 12-16.

12-13. Devoirs des fidèles envers leurs chefs epiiiiuels. — Rogamvs autem... Formule toute paternelle de commandement, Comp, le vers, 14 et IV, 1, — Ut noveritis. S'il est vrai qu'un pasteur doit bien connaître son troupeau , il faut aussi que les ouailles connaissent leurs pasteurs, qu'elles comprennent à fond la dignité et la nature délicate, difficile, des fonctions de ceux qre la Providence a placés à leur tête; elles apprendront ainsi de quelle manière elles doivent se conduire envers eux. — Saint Paul ne désigne pas, cette fols, les ministres sacrés par leur titre accoutumé de prêtres ou d'évêques, mais par leurs emplois principaux, bien capables, à la façon dont ils sont présentés, d'exciter l'estime et la reconnaissance affec-

tueuse des fidèles. Qui laborant. . , ; touç xouitbvxaç. . . , ceux qui travaillent péniblement parmi vous et pour vous. Et prscsunt. . . : ceux qui président, qui gouvernent, et qui ont ainsi la responsabilité des âmes. L'auteur caractérise ce verbe par les mots in Domino, qui expriment la nature spirituelle du gouvernement ecclésiastique exercé au nom du Seigneur Jésus. Et monent. . . ; ceux qui sont chargés d'avertir les croyants, de leur montrer leurs fautes et la voie droite du salut. — Ut habeatis... (vers. 13). L'apôtre ne veut pas que les chrétiens se bornent ' à estimer leurs pasteurs; il leur recommande aussi de les avoir en affection d'une manière toute particulière (abundantius in caritate; l'adverbe grec uuepexTceptcrcwc a une vigueur extraordinaire). — Pacem... cum eis. La Vulgate s'est conformée à la variante èv àuroïç, tandis que, d'après la meilleure leçon, il faut lire : èv eauTOÎ;, parmi vous. Ce trait se rattache donc à l'alinéa suivant.

14-16. Quelques devoirs mutuels des chré tiens. D'abord le zèle pour le bien spirituel du prochain, vers. 14», puis un parfait esprit de concorde, vers. 14^-15. — Corripite (d'après le grec : avertissez) inquietos. L'adjectif àTaxTOuç désigne étymologiquement des hommes qui abandonnent leur rang (rà^iç), et qui sont par là même en dehors de l'ordre. Paul a déjà mentionné certains fidèles de Thessalonique qui s'étaient mis dans ce cas (cf. iv, 11 et les notes), et nous les retrouverons dans la seconde épître (II Thess. III, 6, 11). — Pusillanimes. Ces âmes, plus ou moins découragées, avaient besoin de paroles réconfortantes et consolantes. — Infirmos : ceux dont la fol ou la conscience pratique était faible encore. Cf. I Cor. viii, 1 et ss. — Patientes... ad omnes : non seulement envers leurs frères , mais envers tous les hommes sans exception. Comp. le vers. 15^ — Ne quis malum... (vers. 15), Les Thessaloniciens recevaient beaucoup de mal des Juifs et des païens; l'apôtre leur reocm-

I Thess. V, 16-23.

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