‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 433 sur 873 · Abstenez - vous de toute espèce de mal · texte numérisé non relu

Abstenez - vous de toute espèce de mal

23. Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même en toute manière, afin que tout

mande, à la suite de Jésus -Christ (cf. Matth. V, 44), de rendre toujours le bien en échange du mal. — Sectamini. A la lettre dans le grec : Poursuivez ; c.-à-d., recherchez avec empressement. — Semper gaudete. Car, même dans ses tribulations extérieures et ses peines intimes, le chrétien qui aime vraiment son Dieu possède au fond de son cœur une source inépuisable de sainte joie.

2° Quelques obligations religieuses. V, 17-20.

17-18. DisposlLlons intérieures dans lesquelles le vrai croyant doit se tenir par rapport à Dieu. — Sine intermissione... Quoi que nous fassions, où que nous soyons, il faut demeurer en communion constante avec Dieu, par la prière proprement dite, ou par l'esprit de prière. Cf. Matth. V, 44; Luc. vi, 27-28; Rom. xii, 17. — In omnibus gratias... (vers. 18). Non seulement dans les circonstances heureuses, mais aussi dans l'adversité, puisque tout vient de la main de Dieu. — Hœc est enim... Ce motif porte sur les trois avis donnés en dernier lieu. — Voluntas Dei in Christo... C.-à-d. : ce que Dieu veut que vous pratiquiez et dont la réalisation vous est rendue possible par votre union à Jésus -Christ. Ou bien : la volonté de Dieu, qui vous a été manifestée en Jésus- Christ et par Jésus -Christ.

19-20. Conduite à tenir par rapport aux dons de l'Esprit- Saint et relativement au péihé. — Spiritum nolite... Il n'y a pas de doute que le mot TTveOjxa ne représente ici la troisième personne de la sainte Trinité. Nous savons, par le livre des Actes (cf. iv, 31 ; viii, 17; x, 45, etc.), et par h s épîtres de saint Paul (cf. Rom. xri, 6 ; I Cor. XII, 10; xiv, 1-5, etc.), que ce divin Esprit répandait fréquemment ses faveurs sur les premiers fidèles, sous la forme du don de prophétie, du don des langues, etc. L'apôtre le compare à une flamme ardente, qui embrasait et consumait les cœurs , et il recommande instamment de ne pas éteindre ce feu sacré : ce qui arriverait, si l'Esprit- Saint rencontrait de l'indifférence, de la froideur, du scepticisme ou le péché, et encore, si l'on s'opposait à ses opérations célestes. — Prophetias nolite... L'exhortation passe à un fait particulier, et à une des manifestations les plus ordinaires de l'Esprit de Dieu à cette époque. Cf. Bom. xii, 6; II Cor.

XII, 10, etc. — S'il ne faut pas mépriser tontes les prophéties, les jugeant fausses uu inniik-s, il est nécessaire, d'autre part, de N'a^sur r qu'elles sont reellement divines dans leur source, et qu'elles ne proviennent pas de l'illusion ou de la malice : omnia... probate. Conseil plein de sagesse, puisqu'il y a toujours eu des faux prophètes à côté des vrais. « Le discernement des esprits » était même alors un don spécial (cf. I Cor. XII, 9; I Joan. iv, 1-3). — Quod bonum... Directement : ce qu'il y a de bon et <ie fondé dans les prophéties. Mais le conseil peut fort bien aussi se généialiser, et il est même probable, à cause ^e l'emploi des verbes xaTe/exe (teiiete) et à7téx£<r6c (abstivete vos), que saint Paul a eu l'intention d'opposer l'une à l'autre ces deux pensées : Tenez fermement à ce qui est bien , abstenez - voua de toute espèce de mal. Il s'agit, évidemment, du bien et du mal moral , de la vertu et du péché.

— Ab omni specie mala. Cette traduction de la Vulgate n'est pas fausse en elle-même, car le grec sTôoç désigne aussi l'apparence extérieure; mais elle est moins vraisemblable ici, la pensée étant plutôt générale.

Page 1