‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 460 sur 873 · Qu'ils soient, eux aussi, éprouvés · texte numérisé non relu

Qu'ils soient, eux aussi, éprouvés

( vers. 4 ). Dans le grec : à sa propre maison ; par opposition à la maison de Dieu. Comp. les vers. 5 et 15. — Filios... subditos. Ses fils seront très obéissants, s'il sait bien gouverner sa maison. — In... castitate. Le grec a crefAvôxri- Toç, décence, gravité. Voyez ii, 2 et les notes.— Si quis autem... (vers. 5). Ces mots forment une parenthèse explicative, qui interrompt un instant rénumération : un mauvais père fera difficilement un bon ministre de l'Église. C'est une conclusion « a minori ad majus ». — Non neophytum (vers. 6). La liste recommence; ne pas élire un païen tout récemment converti (à la lettre : nouvellement planté ; cf. I Cor. m, 6). Un néophyte est trop inexpérimenté pour pouvoir conduire les autres avec succès. — Judicium. . . diaboli. C.-à-d., une condamnation semblable à celle que le démon a méritée également par son orgueil.

— Oportet autem... et... (vers. 7). Autre condition importante : un bon témoignage ab fis qui foris..., c.-à-d., de la part des p.aïens, placés en dehors du domaine de l'Église. Cf. I Cor. v, 12- 13; I Thess. iv, 12. — Ut non in opprobrium... : pour ne mériter aucun reproche de personne. Dans le cas contraire, l'évêque se découragerait et pourrait tomber dans les filets tendus "par le démon ( in laqueum. . . ). Image saisissante. Cf. II Tim. II, 26.

2» Les qualités nécessaires aux diacres et aux diaconesses. III, 8-13.

8-10. Les diacres. Les prescriptions relatives à leur choix montrent qu'on les regardait comme de vrais ministres, placés à un poste d'honneur.

— Diaconos (Siaxdvou:). Ce nom n'est employé qu'ici, Rom. xvi, 1 et Phil. i, 1, pour désigner d'une manière spéciale des ministres officiels, quoique secondaires, de l'Église. Partout ailleurs dans le Nouveau Testament, il est pris dans son acception générale de serviteur. Sur l'iuistitution des diacres et leurs fonctions pri-

mitives, voyez Act. vi, 1 et ss. — Similiter. Sous-entendu : « oportet esse ». Voyez le vers. 2. — Pudicos. Dans le grec : asfJLvoyç, dignes, graves, honorables. — Non bilingues (ôiXôyouç). C.-à-d., des hommes faux, qui racontent une chose à l'un, une autre chose à l'autre. — Non multo vino... Dans le même sens que « non vinolentum » du vers. 3. — Non turpe lucrum... Le désintéressement était d'autant plus nécessaire aux diacres, qu'une de leurs principales fonctions consistait à distribuer les aumônes aux pauvres. — Habentes... (vers. 9). Par mysterium fidei, il faut entendre la vérité évangélique, autrefois cachée aux hommes, mais révélée maintenant et devenue l'objet de la foi des chrétiens. Quoique manifestée, elle n'est pas sans ombres , le voile n'ayant pas été complètement levé sur toutes choses. Comp. le vers. 16 ; I Cor. II, l-ii, 7 ; Eph. m, 3-iv, 9. — In conscientia... Les diacres devaient être des hommes de foi et des hommes de saiQteté : la conscience pure était comme le vase dans lequel ils devaient cacher, pour le mieux garder, le trésor de leur foi. — Et hi (vers. 10) : ceux-ci également, comme les évoques. Comp. le vers. 7. — Probentur... L'épreuve en question devait consister aussi dans le bon tc«moignage des fidèles, rendu sur l'examen de la conduite antérieure des candidats. Ensuite (ei sic), ceux-ci pouvaient entrer en fonctions. Dans le verbe ôtaxovcÎTtoaav (ministrent), on retrouve le nom des diacres. De même au verset 13«. — Nullum crimen... C'est le résultat de l'enquête : ils ont été trouvés sans reproche.

11. Les diaconesses. — Mulieres. Non pas les femmes des diacres, ni les femmes chrétiennes en général, mais, parmi ces dernières, celles qui étaient choisies pour remplir un ministère sacré, ainsi qu'il résulte du contexte. Sur leur existence antérieure à cette épitre, voye^ Rom. xvi, 1, et le commentaire. — Pudicaa ; aéfxvact

I TiM. III, 11-15.

d'abord, puis admis au ministère, s'ils sont sans aucun reproche.

11. Que les femmes de même soient chastes, exemptes de médisance, sobres, fidèles en toutes choses.

12. Que les diacres soient mariés à une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leurs propres maisons.

13. Car ceux qui auront bien rempli leur ministère s'acquerront un rang honorable et une grande assurance dans la foi qui est en Jésus -Christ.

14. Je t'écris ces choses, tout en espérant d'aller bientôt vers toi,

15. afin que, si je tardais, tu saches comment tu dois te conduire dans la maison de Dieu , qui est l'Eglise du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la vérité.

et sic ministrent, nullum crimen habentes.

11. Mulieres similiter pudicas, non detrahcntes, sobrias, fidèles in omnibus.

12. Diaconi sint unius uxoris viri, qui filiis suis bene prsesint et suis domibus.

13. Qui enim bene ministraverin^ gradum bonum sibi acquirent, et mullam fiduciam in fide quae est in Christo Jesu.

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