‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 474 sur 873 · Quoruradam hominura peccata · texte numérisé non relu

Quoruradam hominura peccata

Eagc même, les honomires. — Qui laborant. Le grec xoTTttovTSç suppose ua travail pénible. Être prêtre, c'est êtie à un poste de travail. Cf. II Tiiii. II , 6. — In verbo et doctrina. Le premier de ces substantif:? est plus général. Le second est plus spécial , et marque pour ainsi dire le langage ofliciel du prêtre, celui des sermons, du catéchisme, etc. — Dicit enim... (verset 18). Preuve qu'ii faut honorer le prêtre laborieux. Elle consiste en une double citation do la sainte Écriture. I^e premier texte. Non alliga- J>is..., est emprunté à Deut. xxv, 4. Voyez I Cor. i.\, 9, où Paul l'a déjà cité pour démontrer la Providence tout aimable du Seigneur. — Dignus est... C'est le second texte, emprunté à Notre- Seigneur Jésus -Christ lui-même (Luc. x, 7 ; cf. I Cor. IX, 7, 10''). C.'tte parole signifie que tout ouvrier doit ponvoir vivre de son propre travail.

19-21, Manière de traiter les piètres soupçonnés oa réellement convaincus de péchés grave-î. — Acciosationem... nisi... Ce trait contient ure allusion évidente à un point juridique de la loi mosaïque, rtlatif aux dénonciations. Cf. Dent. XIX, 15. Voyez aussi Matth. xviii, 16. — Sub... C.-à-d., sous le témoignage. Il est juste que cette règle soit appliquée spécialement aux ministres sacrés, qu'on ne doit pas condamner à la légère, car la malice peut porter à les accuser faussement. — Peccantes (vers. 20). Non pas Us pécheurs en général , mais les prêtres habituellement infidèles h leurs devoirs (le participe présent marque la durée de la culpabilité). — Les mots coTcim omnibus (devant tous les autres prêtres ; moins bien , d'après quelques exégctes : devant tous les merabrfs de la communauté) dépendent du verbe argue. Ces reproches publics devaient avoir pour effet 8ev:ondaire

d'exciter les autres clercs à se tenir sur leurs gardes. — Testor coram... (vers. 21). Paul adjure solennellement son disciple de se conformer en tant que juge aux règles qu'il vient de lui tracer. — Electis angelis. Ce nom représente les bons at ges, par opposition aux mauvais. — Sine prsejudicio : sans parti pris contre l'accusé. — Nihil... in alteram... Le texte grec est plus concis : Ne faisant rien par préférence , c.-à-d., par prévention favorable.

22». De la consécration des prêtres. — Manus cito... Cf. IV, 14. Ce détail complète ce qui a été dit plus haut du choix des ministres de l'Églite. Avant d^ les consacrer, 11 faut, même s'ils l'cmplistent toutes les conditions exigées par l'apôtre, les mettre sérieusement à l'épreuve. — La phrase neque communicaveris... se rattache très étroitement à la précédente. Elle exprime la très grave responsabilité encourue par l'évêque qui imposerait précipitamment les mains à un prêtre : il serait solidaire des fautes de celui-ci.

22''- 23. Quelques avis personnels pour Timothée. — Teipsum castum... La transition entre cette pensée et la précédente ptut être marquée en ces termes : Tu as aussi des dangers à courir en ce qui regarde ta conduite privée ; prends donc bien garde. — Noli adhw... (vers. 23). Ce trait cous ré''è'e la vie mortifiée de Timoihée. Saint Paul, avec une délicatesse toute paternelle, exige qu'il n'y ait pas d'exagération de ce côté. Le verbe composé ijôpOTïOxet (aquam bibere) est bien dans le style des épîtres pastorales. — Et fréquentes... Outre sa maladie d'estomac (propter stomachum), Timothée avait donc plusieurs autres infirmités.

24 25. Conclusion des règles données à Timothée au sujet de ses relations avec les prêtres. L'apôtre formule deux prin^-ipes généraux, qui

I Tm. V, 25 — VI, 2.

manifesta sunt, prsecedentia ad judiciiim ; quosdain autem et subsequuntur.

25. Simili ter et facta bona manifesta sunt ; et quse aliter se habent, abscondi non posRunt.

sont manifestes et devancent ïe jugement ; il y en a d'antres qui ne se découvrent qu'après.

25. De même les bonnes œuvres sont manifestes ; et celles qui ne le sont pas encore ne peuvent pas rester cachées.

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