‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 482 sur 873 · Det misericordiam Dominus One · texte numérisé non relu

Det misericordiam Dominus One

l'abrégé historique. — In quo (vers. 11). Dans le grec : « in quod », en vue duquel. « Par une association d'idées très naturelle, l'apôtre passe de l'évangile à sa propre mission ». — Positus... prœdicator et..., et... Comp. I Tira, ii, 6, où saint Paul décrit son ministère dans les mêmes termes. Mais, dans la première épître, il se proposait d'affirmer ses pleins pouvoirs en tant que messager de Dieu, tandis qu'ici il veut surtout mettre en relief les souffrances que lui attiraient ses fonctions d'apôtre, et encourager Timotiiée à imiter sa patience inébranlable. — Eœc patior (vers. 12). Le pronom représente la captivité actuelle de Paul, avec son rude cortège d'ennuis et de misères. — Non confundor. Il y a une vigueur remarquable dans ces mots, comme dans toute la pbrase qui suit. — Scio enim. Raison pour laquelle l'apôtre, quoique enchaîné, n'éprouve aucune honte, aucune crainte. — Cui credidi. Celui en qui Paul avait mi? sa confiance étant Notte-Selgneur Jésus Christ lui-même, il était sûr de n'être pas trompé dans son espoir iet certus sum...). — Dùpositun meum. Non pas : le dépôt que je lui ai confié ; mais : le dépôt qu'il m'a lui-même remis. Comp. le vers, 14 et I Tlm. VI, 20. Ce dépôt était celui de la foi, de la prédication évangélique. Pour le garder intégralement , Paul avait beaucoup à souffrir ; mais il comptait sur le secours divin, et il ne doutait pas de sa victoire finale. — la illum diem. Pour le grand jour du second avènement de Jésus-Christ, où l'apôtre devra rendre compte de son mandat. Cf. I Cor. i, 18 ; m, 3, 13, etc.

13-14, Il faut que Timothée garde avec soin, lui aussi, le précieux dépôt qui a été mis entre pes mains. — Formam : ÛKOTUTroùcriv, le modèle, la norme. Cf. I Tim. i, 16. — Sanorum i^erlorum. Sur cette locution, propre aux cpîtres pastorales, voyez I Tim. i, 10 et les notes; Tit. I, 9. — Quse a me... Saint Paul avait naturellement donné à son disciple une instruction chrétienne tièo complète, qu'il le presse de garder 'lans toufe son intégrité. — Les mots in fide '<... dilectiotie. . . dépendent du verbe « habe ». Ce n'est que par la foi et par l'amonv ^\^^■^ l'on

peut se maintenir dans la vraie doctrine, et on ne peut posséder ces vertus que grâce à une sainte union avec Jésus-Christ. — Bonum depositum (vers. 14). Voyez I Tim. vi, 20* et le commentaire. — Per Spiritum. C.-à-d., par le concours du divin Esprit. « Entre les mains d'un faible mortel, un pareil trésor pourrait péricliter ; la vérité pourrait être altérée, le devoir de la propager et de la défendre pourrait être mal rempli. Mais le mortel n'est pas abandonné à ses propres forces ; c'est Dieu lui-même qui veille sur le dépôt qu'il a confié h l'homme. » — Qui habitat in... Sur cette résidence si glorieuse et si utile pt ur les fidèles, voyez Rom. VIII, 9 et ss., etc.

30 Triste conduite de plusieurs lâches chrétiens ; bel exemple d'Onésiphore. I, 15-18.

15. Phigèle et Hermogène. — Scis hoc. La transition est celle-ci : Sois fidèle malgré tout ; n'imite pas ceux qui m'ont abandonné, moi, l'apôtre de Jésus; mais que la foi d'Onésiphore te serve de modèle. — Acersi... a me. Nous ignorons l'occasion et les circonstances de cette désertion. Tout porte à croire que Paul fait allusion à un événement récent, qui s'était passé à Rome même. Les coupables étaient retournés dans l'Asie prooonsulaire, leur pa3-s d'origine (qui sunt in...}, après avoir abandonné l'apôtre, parce qu'ils craignaient de se compromettre à cause de lui. — Ex quibus... Deux de ces déserteurs, peut-être les meneurs les plus ardents, sont cités nommément. On ne sait rien d'eux h part ce détail.

16-18. Onésiphore. Exemple d'un genre tout opposé ; l'âme de Paul s'épanouit visiblement pour le raconter. — Onesiphori domui. De ce que le souhait retombe sur la famille et non directement sur la personne d'Onésiphore, on a souvent conclu que celui-ci avait alors cessé de vivre. Cf. iv, 19. Conclusion assez naturelle, quoiqu'elle ne soit pas rigoureusement certaine. Onésiphore ne nous est également connu que par cette épître ; c'était sans doute aussi un Asiatique. — Me re/rigeravit. Le grec emploie rne autre métaphore : àvé'];'j|£V, il m'a ranimé

II TiM. I,

siphon domui, quia saepe me refrigeravit, et catenam meam non erabait;

17. sed cum Romara veaisset, sollicite me quaesivit, et invenit.

18. Det illi Dominas invenire misericordiara a Domino in illa die ; et quanta E^hesi ministravit mihi, tu melius nosti.

à la maison d'Ooésiphore, parce qu'il m'a souvent soulagé, et qu'il n'a pas rougi de ma chaîne ;

17. au contraire, lorsqu'il fut arrivé à Rome, il m'a cherché avec empressement, et m'a trouvé.

18. Que le Seigneur lui donne de troiiver miséricorde devant le Seigneur on ce jour-là; combien de services il m'a rendus à Éphèûe, tu le sais mieux que personne.

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