Memor esto Dominum Jesum Chri
Paul fasse allusion d'une manière générale à 8a prédication apostolique. — Commenda : 7tapdc6ov>, transmets à la façon d'un dépôt. Cf. 1,12,14. — Fidelibus. . . L'auteur résume dans ce simple adjectif les qualités qu'il a exigées précédemment des ministres sacrét^. Cf. i, 7-8; I Tlm. m, 1 et ss. — Qui idonei. Autre condition importante, sans laquelle la pureté de l'évangile aurait promptement disparu.
3-7. Comparaisons destinées à démontrer la nécessité d'un zèle généreux, qui compte pour rien la peine. La première, vers. 3-4, est empruntée à la vie miiitaiie; la seconde, vers. 5, h celle des athlètes; la troisième, vers. 6, à celle des agriculteurs. Le vers. 7 en fait l'application d'une manière générale. Elles sont toutes les trois familières à l'apôtre. — Labora. Dans le grec, d'après la meilleure leçon : duvxaxo- Tcâ6-/)<rov , comme plus haut, i, 8 (voyez les notes). — Sicut... miles... Non pas comme un eoMat ordinaire, mais comme un bon soldat du Christ. Sur l'armure mystique de ce soldat, voyez Eph. vi, 14 et ss. — Le vers. 4 développe cette première figure : Ne7no militans... Le mot Deo manque dans le texte grec, où la pensée demeure générale. — Negotiis. Au lieu de scecularihus , le grec porte : toO ^cou (les affaires) de la vie, c.-à-d. de l'existence quotidienne. Le soldat doit se dégager de tous les liens, de toutes les occupations qui le détonrneraient de son devoir ; cela, ut placeat. . . — Qui se probavit. Dans le grec : A celui qui l'a enrôlé. C'est en s'appuyant sur ce passage, que le concile de Chalcédoine et beaucoup d'autres après lui ont interdit aux clercs de s'occuper de commerce, d'industrie, d'affaires d'argent, etc. — Nain et qui... (vers. 5). D'après le grée : De même si quelqu'un est athlète. C'est la seconde comparaison. Cf. iv, 7'; I Cor. ix, 25 et ss. ; I Tira. VI, 12, etc. — Non coronatur. Le pi-ix de la victoire consistait d'ordinaire dans une couronne. — Légitime ( vo[;.t[j.a)ç) : d'une manière conforme aux lois, aux règles des jeux. Il existait tout un code de lois destinées à régler
les jeux athlétiques, et on tenait beaucoup à leur exécution. Non seulement ceux qui les violaient étaient exclus du concours, mais on leur infligeait des atnendes assez fortes. L'obéissance à ces règles supposait des privations, des sacri-
Deux athlètes luttant.
( D'après le Virgile du Vatican. )
fices nombreux. — Troisième comparaison s Laborantemi agricolam... (vers. 6). Mieux : l'agriculteur qui travaille péniblement (xoTritovra). Le participe porte l'idée principale, — Oportet primum. L'adverbe est accentué : il est juste, en effet, que celui qui a si rudement peiné soit le premier à jouir de la récolte. — Intellige quae... (vers. 7). C.-à-d., applique-toi à toi-même ces paraboles, et remarque bien que toutes elles t'apprennent qu'il n'y a pas de récompense sans fatigues. — Dabit... tibi Dominus... Jésus était un maître célèbre sous le rapport des paraboles et des allégories ; nul mieux que lui n'en pouvait donner l'intelligence.
8-10. Preuve encore plus frappante, tirée du plan divin relatif à notre rédemption : la croix doit précéder la couronne. Après avoir fait appel à l'expérience personnelle de Timothée et aux analogies terrestres, Paul s'élève bien haut et puise ses arguments dans la pensée même de Dieu et dans la vie du Christ. Il va droit au fait : Memor esfo.»,. Il voudrait que Timothée
II TiM. II, 9-13.
slum resurrexisse a mortuis ex semine David, secuudum evaugelium meum,
9. in quo laboro usque ad vincula, quasi maie operans ; sed verbum Dei non est alligatum.
10. Ideo omnia sustineo propter electos, ut et ipsi salutem consequantur, quse est in Christo Jesu, cura gloria caelesti.