Fidelis sermo : nam si commortui sumus, et convivemus
12. si sustinebimus , et conregnabiuius ; si negaverimus, et ille negabit nos;
■ 13. si non credimus, ille fidelis permauet; negare seipsum non potest.
Christ, de la race de David, est ressuscité d'entre les morts, selon mon évangile ,
9. pour lequel je souffre, jusqu'à porter les chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée.
10. C'est pourquoi je supporte tout pour les élus, afin qu'ils obtiennent aussi eux-mêmes le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire du ciel.
11. Cette parole est certaine; car si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ;
12. si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ;
13. si nous sommes infidèles, il demeure fidèle ; il ne peut pus se renier lui-même.
tût toujours présent à la mémoire le grand miracle de la résurrection' du Sauveur. — Ex semine David. Ces mota sont importants dans le raisonnement de l'apôtre : Jésus est ressuscité, quoiqu'il fût comme nous de race mortelle.— Secundum evaugelium meum. C.-à-d., c<'nforn)cnient à l'évangile que j'ai reçu de Dieu l'ordre de prêcher. La résurrection de Jésus en était un point essentiel. — In quo (scil. « prœdicando »). .. Petite digression (vers. 9), qui se poursuit jusqu'à la fin du vers. 10. Paul va redire en quelques mots qu'il souffre avec joie pour l'évangile. — Laboro. Le grec emploie le verbe expressif xaxoTtaôôJ , je ressens du mal, de la souffrance. Comp. le vers. 3. — Usque ad vincida. En attendant que ce soit, comme pour Jésus lui-même, « usque ad mortem. » Cf. Phil. II, 8. — Maie operans. Mieux : un malfaiteur (-/axoOpYo;) ; c.-à-d., un misérable de la pire espèce. — Sed verbum... Réflexion qui consolait l'apôtre dans 8a sombre prison. Tout enchaîné qu'il fût lui-niêrao, la parole de Dieu (la prédication évangélique) était tellement puissante, qu'aucune force humaine n'était capable de l'arrêter; elle s'élançait partout victorieuse. — Ideo (vers. 10) : p >ur tous les motifs contenus dans les vers. 3-9. Ils se ramènent à celuici : pas de profit sans peine. — Omnia (toutes sortes d'épreuves) sustineo.., La grande âme de Paul est encore là tout entière. — Propter electos. C.-à-d., pour les chrétiens, pour l'Église. Cf. Tit. I, 1, etc. — ■ Ut et ipsi... Eux aussi, coumie les prédicateurs de la foi. — Sur la foi'mule qux... in Christo.. , voyez le vers. 1^ et les notes. — Cum gloria... Terme magnifique auquel aboutit le salut pour le chrétien. Cf. II Cor. rv, 17.
2° Les conséquences futures, heureuses ou malh' ureuses, de la conduite des chrétiens, et surtout des ministres sacrés. II, 11-13.
11-13. L'apôtre attire l'attention de Tiœothée Bur un fait très important. — Fidelis sermo. Sur
cette formule, voyez I Tira, i, 15 et le commentaire. Ce que Paul va affirmer au sujet du salut des croyants est un fait entièrement certain. — La particule nam introduit un passage rythmé, composé de quatre phrases parallèles, que de nombreux interprètes croient emprunté à une hymne liturgique de l'Église primitive. La pensée contenue dans ces lignes est la suivante : le chrétien, uni à Jésus- Christ par un lien personnel très étroit, partage toutes les destinées, soit tristes, soit glorieuses de son Maître, à la condition de lui demeurer fidèle. — Si commortui..., convivemus. La conjonction aûv (« cum »), qui entre dans la composition de ces deux verbes et des suivants, signifie : avec Jésus-Chiist. Si nous sommes morts avec le Christ , nous participerons aussi à sa résurrection et à sa vie éternelle. Cf. Rom. vi, 3 et ss. — Si sustinebimus... (vers. 12). La persévérance dans la foi, malgré les difficultés et les souffrances, sera récompensée dans le ciel par un trône glorieux. Cf. Matth. xix, 28; Rom. viii, 17; Eph. II, 6, etc. — Si negaverimus... C'est rhyi)othèse contraire. Jésus a proclamé luimême ce fait (Matth. x, 33 ; Marc, viii, 33). — Si non credimus (vers. 13). Plutôt : Si nous eomraes incrédules ( x;ti(Itov!(A£v ). D'après la proposition qui précède : Si nous renions Je.- us- Christ. — Ille fidelis... : fidèle à ses promesses de châtiment pour les impies. — Les mots negare seipsum..., précédés dans le grec de la particule yâp, car, indiquent le motif pour lequel Jésus châtiera les apostats, les incrédules : il se renierait lui-même, s'il ne tenait pas sa parole. ^
SECONDE PARTIE
Lutter contre l'erreur et le danger d'apostasie. II, 14 -IV, 8\
« A partir d'ici , et Jusque dans les premiers vers, du ive chap., les instructions données à Timothée sont entremêlées, dans une propor-
II TiM. II, 14-18.
14. Donne ces avertissements, prenant le Seigneur à témoin. Evite les disputes de mots ; car cela n'est utile ;\ rien, si ce n'est à la ruine de ceux qui écoutent.
15. Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point k rougir, qui dispense avec droiture la parole de la vérité.
16. Evite les discours profanes et vains ; car ils font faire beaucoup de progrès dans l'impif'té,
17. et leur parole gagne comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée 3tPhiléte,
18. qui sont déchus de la vérité, en disant que la résurrection est déjà faite, et qui ont renversé la foi de quelquesuns.
14. Hsec commone, testificans cor.ira Domino. Noii contendere verbis : ad nihil enim utile est, nisi ad subversionera audientium.
15. Sollicite cura teipsum probabilcm exhibere Deo, operarium inconf usibilem, recte tractantem verbum veritatis.
16. Profana autem et vaniioquia devita, multum enim proficiunt ad impietatem ;