Reste la couronne de justice qui
— In... patientia et doctrina. Sans violence d'aucun genre, et avec des preuves à l'appui. — Erit enim... Raison de ce redoublement de zèle que Tlraothée est Invité h déployer. — Tempus : un temps prochain dans la pensée de Paul. Il correspond en partie à l'époque décrite ni, 1 et ss. — Sanam doctrinam. Sur cette expression, voyez i, 13 ; I Tlm. i, 10 et le commentaire. — Non sustinebunt. Ils refuseront de l'entendre, ils n'en voudront plus. — Ad sua desideria. Conformément à leurs concupiscences dépravées, h leur» passions. — Le verbe coacervabvnt fait image : ils accumuleront pour ainsi dire maîtres sur maîtres. — Prwrieiifes... (éprouvant une démangeaison dans les oreilles). Le participe est au nominatif pluriel dans le grec; il ne se rapporte donc pas aux maîtres, mais aux disciples, et Indique le motif pour lequel ceux-ci !-e donneront une masse confuse de docteurs selon leur goût : c'est parce qu'ils seront étrangement avides d'entendre des nou^'eautés en fait de doctrines religieuses, n'étant plus satisfaits de leurs pasteurs attitrés, ni de l'enseignement officiel, le seul vrai pourtant. — A veritate..., ad fabulas... (vers. 4). C'est là le châtiment de ceux qui abandonnent la vérité : ils tombent dans un tourbillon d'erreurs, de fables insensées et dans les spéculations les plus aventureuses. Cf. I Tim. i, 4 ; iv, 7, etc.— Tu... vigVa (vers. 6). Le grec vTjCpî peut signifier aussi : Sois fobre. La lecommandation est renvoyée sous cette forme à la fin du verset dans notre Vulgate, qui a traduit deux fois ce mot (sobrius esto). Cette sobriété, c.-à-d., ce calme plein de sagesse, est une qualité particulièrement nécessaire aux pasteurs des âmes durant les périodes de crise et de trouble. — Labcra : y.av.ouâOriTOv, endure le mal. Voyez i, 8; )i, 3, 9.
— Opus... evangelistœ. Dans les saints Livres le titre d'évangéliste n'est employé qu'ici, Act. XXI, 8 et Eph. IV, 11 (voyez les notes). En cet
endroit il a probablement la signification générale de prédicateur de l'évangile. — Impie : accomplis parfaitement, dans tous les détails.
6 - 8». Pour ce qui est de Paul , il a achevé sa tâche, et 11 aspire à la récompense des ministres fidèles du Christ. — Ego enim... De Timothée et des graves obligations qui lui incombent, l'apôtre passe h sa propre personne, pour dire qu'il n'aura plus désormais à s'occuper de ces luttes. Il va mourir ; son ti'avail a donc pris fin, et 11 espère bientôt jouir du repos éternel auprès de Jésus-Christ. — Delibor : a7iév6o[jLat, je suis versé en libation. Même expression métaphorique que dans l'épître aux Philipplens, II, 17 (voyez le commentaire), écrite au milieu de pressentiments analogues. Le sang de Paul est sur le point de couler en l'honneur de son Maître, comme les libations de vin qui accompagnaient les sacrifices juifs. Cf. Num. xv, 1 10. L'adverbe jam marque la proximité du sacrifice. — Tempus resolutionis. .. Autre expression imagée qui rappelle encore l'épître aux Philipplens (i, 23 ; voyez les notes). Le nom grec àvaXijcrea); désigne l'acte de lever l'ancre ou de lever le camp, par conséquent un départ. D'api'ès la Vulgate, 11 est question de la dissolution corporelle, de la mort qui détat he les liens par lesquels l'âme et le corps sont unis. — Bonum certamen... (vers. 7). Pour l'expression, voyez I Tim. VI, 12. Saint Paul, jetant un regard rapide sur le passé, résume admirablement dans ce verset sa carrière d'apôtre, en utilisant quelquesunes de ses images favorites. Elle a été un combat, un bon combat pour l'évangile. — Elle a été aussi une course dans l'arène : cursum consummavi. Paul est maintenant un athlète « emeritus ». Le désir qu'il exprimait Act. xx, 24 (cf. Phil. m, 12) est réalisé. — Fidem servavi. L'apôtre ne parle pas ici de sa foi i)ersonnelle, mais du trésor sacré de la doctrine chrétienne qui lui avait été confié. Cf. I Tim. vi, 20-21,
II TiM. IV, 9-10.
m'est réservée, que le Seigneur, le juste juge, me rendra en ce jour-là; et non seulement à moi, mais aussi à ceux qui aiment son avènement. Hâte - toi de venir bientôt auprès de moi.
9. Car Démas m'a abandonné, par amour pour ce siècle , et il est allé à Thessalonique ;