‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 507 sur 873 · Omnia munda mundis ; coinquiua · texte numérisé non relu

Omnia munda mundis ; coinquiua

l'égard de leurs pasteurs, — Vaniloqui et seductores. Les mots grecs correspondants, (xaTaio^oyot et îppevaTcaxai , ne sont pas employés ailleurs dans le Nouveau Testament. Le second signifie à la lettre : flatteurs des esprits. — Le milieu d'où sortaient ces séducteurs est maintenant indiqué : ils étaient maxime... de oirconcisione. C'étaient donc en grande partie des Juifs convertis, qui n'avalent pas complètement abandonné leui"s préjugés judaïques, et qui croyaient à la nécessité de certaines observances ou de certaines pratiques légales. Nous avons dit plus haut ( notes du vers. 5 ) que les Juifs étaient nombreux en Crète. — Redargui (vers. 11). Le verbe £7ti(TT0[AtCetv est très expressif : fermer la bouche à quelqu'un; par conséquent, le réduire au silence au moyen d'une opposition énergique, — Après cet ordre, la triste description recommence : qui. . . subvertunt. Ces faux docteurs pénétraient donc dans les maisons chrétiennes, et y insinuaient leurs erreurs , qui , admises par quelques-uns des membres des familles et rejetées par les autres, produisaient le trouble et la division. — Turpis lucri... Tel était le vrai mobile de ces misérables : ils cherchaient et trouvaient leur bénéfice matériel en tout cela. Cf. I Tim, VI, 5 et ss. — Dixit quidam... (verset 12). L'apôtre justifie son langage sévère par une citation empruntée à Bpiménide, « un d'entre eux qui les connaissait bien, poète, prêtre et prophète de Gnossus en Crète » {proprius... propheta dans le sens populaire de l'expression), qui vivait au vie siècle av. J.-C, L'emprunt est fait, d'après saint Jérôme, k un poème perdu, qui était intitulé ITepl -/pTqaixûv, Des oracles. — Cretenses semper... C'est un vers hexamètre dans le grec : KpYjTeç cuei «^eOoTTai, xaxà 8y)pta, yaoTÉpeç àpyai. Calllmaque, poète alexandrin du temps des Ptolémées, en cite la première partie dans son Hymne à Zeus, 8. — Mendaces. Les Cretois aimaient le mensonge et la fourberie. C'étaient des hommes méchants et cruels imalœ bestix), des gloutons paresseux {ventres pigri). Polybe, vi, 46-47, parle très durement aussi des habitants de l'île de Crète : « A

cause de leur avarice innée , Ils vivent dans un état perpétuel de querelles privées, de luttes publiques et de guerres civiles..., et vous trouveriez diflBcilement ailleurs des caractères plus malicieux et plus trompeurs que ceux des Cretois. » Sur les autres emprunts faits par saint Paul à la littérature grecque, voyez A et. xvii, 28 et I Cor. XV, 33. — Testimonvum hoc... (vers, 13). L'apôtre confirme par son témoignage celui d'Epiménide. Non qu'il faille, évidemment, juger tous les Cretois d'après cette norme ; c'est leur caractère général qui est décrit.

13''-16. Nécessité de traiter durement les chrétiens de Crète, pour les empêcher de se laisser séduire, — Dure : àTCOTOfjLooç , d'une manière Incisive. Comme on l'a dit à propos de cette expression, « un scalpel bien aiguisé, une main ferme et des incisions sont nécessaires pour certains ulcères empoisonnés. » — Ut sani... On aura quelques chances de les guérir, en les traitant ainsi. — Non intendentes... (vers. 14). Voyez I Tim. i , 4 et les notes. Ici , les légendes en question sont clairement appelées des fables juives. — Et mandatis... Sur ces ordres perfides, voyez I Tim. iv, 3 et Col. ii, 21. C'étaient surtout des règles ascétiques, interdisant cer-

Monnaie de la province de Crète.

tains mets, le mariage, etc. L'auteur ajoute hominum, pour opposer ces préceptes à ceux de Dieu (cf. Matth. xv, 9), et il caractérise les faux docteurs par les mots aversantium se... — Omnia munda... (vers. 15). Réflexion analogue à celle que saint Paul a faite

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tis autem et infidelibus niliil est mundum, sed inquinatse sunteorum et mens et conscientia.

16. Confitentur Be nosse Deum, factis autem negant, cum sint abominati, et incredibiles, et ad omne opus bonum reprobi.

purs ; pour ceux qui sont souillés et infidèles rien n'est pur, mais leur raison et leur conscience sont souillées.

16. Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables et rebelles, et incapables de toute bonne œuvre.

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