‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 508 sur 873 · pareillement, aux femmes âgées · texte numérisé non relu

pareillement, aux femmes âgées

I Tlm. IV, 3»»-5, après avoir cité les prohibitions étranges des hérétiques d'Éphèse. Nous avons trouvé le même principe Rom. xiv, 20. Les faux docteurs disaient : Tels ou tels mets sont impurs , le mai"iage est mauvais en lui - même. L'apôtre répond : Tout ce qui est Indifférent en sol est pur et licite pour ceux qui sont purs eux-mêmes et qui en usent purement. « L'essentiel est que le cœur soit pur. » Voyez Matth. XV, 11 et ss. — Coinquinatis. Contraste. C.-à-d. : à ceux qui sont moralement souillés. Les hommes profanes trouvent moyen de rendre impur tout ce qu'ils font , tout ce qu'ils touchent ( nihil. . . mundum). — Mens et conscientia : la raison et le sens moral. Ces facultés , sur lesquelles on compte d'ordinaire pour se maintenir pur, sont elles-mêmes profondément corrompues dans les hommes en question, de sorte qu'Us font perpétuellement le mal. Cf. Matth. vi, 22-23. — Confitentur... (vers. 16). C.-à-d., ils confessent ouvertement, Us prétendent... Dernier trait du tableau : ce n'est pas le moins vigoureux. — Nosse Deum. Ils se vantaient de connaître Dieu mieux que les autres, et ils le reniaient par leur conduite ignoble : factis... negant. — Preuve qu'il en était véi'itablement ainsi : cum sint...

— Abominati : abominables dans leurs mœuis.

— Incredibiles : àTisiôstç , désobéissants, rebelles à Dieu. — Ad omne... bonum... Mieux : réprouvés (sans valeur) relativement à toutes sortes de bonnes œuvres. Par conséquent : incapables de toute bonne action.

SECONDE PARTIE

Règles pour diriger Tite dans sa prédication et dans sa conduite envers les difTérentes classes de fidèles. II, l-III, 11.

Ces règles concernent soit les rapports des chrétiens entre eux, ii, 1-15, soit leurs relations

avec le monde extérieur, m, 1-8, soit enfin Tite lui-même, m, 10-11.

1» Vertus que doivent pratiquer les différentes catégories de chrétiens. II, 1-16.

Chap. II. — 1-6. Ce que Tite devra enseigner aux vieillards, aux femmes jeunes ou âgées et aux jeunes hommes, par rapport à leurs devoirs personnels. — Le vers. 1 sert d'Introduction et trace une règle générale pour la conduite de tous les chrétiens : Tu autem (par opposition aux docteurs de mensonge)... — Sur l'expression sanam doctrinam, voyez i, 9 et I Tlm. i, 10. — Instruction relative aux vieillards, vers. 2 : Senes (TipecêuTa; : les hommes âgés en général, et non pas les prêtres) ut... Les trois épithètes vYjcpaXîou;, crefxvoûç et atoçpovaç (Vulgate : sobrii, pudici, prudentes) sont à peu près synonymes : sobres, graves (dignes), sages. — Sani : bien portants, pleins de vigueur. C'est la continuation de la métaphore du vers. 1. — In fide, in..., in... Trois vertus essentielles à tout bon chrétien. La patience est particulièrement nécessaire aux vieillards, à cause de leurs infirmités et de leurs souffrances. — L'apôtre passe aux femmes âgées {anus, 7ip£a'6ÛTiÔaç ; cf. I Tlm. V, 2), dont 11 trace, vers. 3 et i\ le portrait idéal. — In habitu sancto. Le grec emploie une expression remarquable : ev xaxaavf\\xoi.Ti lepoupeTTStç , saintement convenables dans la tenue; c.-à-d., ayant la tenue qui convient à des saintes. Cf. Eph. y, 3 ; I Tlm. ii, 10, etc. — Non criminatrices , \).r\ ôtaêoAouç. Voyez I Tlm. m, 11, où l'apôtre a exigé cette même qualité des diaconesses. — Non multo vino... Cf. I Tim. ni, 8. L'Ivrognerie était un défaut des femmes elles-mêmes, dans l'antiquité païenne. L'équivalent grec de servientes est très expressif : ayant été asservies. — Bene docentes (x.a>o8iSacrxaXouç en un seul mot) : ensei' gnant de bonnes choses. Il ne s'agit pas de l'enseignement public, qui était interdit aux femmee,

TiT. II, 4-8.

à avoir une sainte modestie dans leur tenue, à n'être pas médisantes, pas adonnées aux excès du vin, à bien instruire,

4. pour enseigner la sagesse aux jeunes femmes, leur apprenant à aimer leurs maris, à chérir leurs enfants,

5. à être sages, chastes, sobres, appliquées au soin de leur maison, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas décriée.

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