‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 510 sur 873 · Juvenes similiter hortare ut sobrii sint · texte numérisé non relu

Juvenes similiter hortare ut sobrii sint

7. In omnibus teipsum praebe exempluni bonorum operum, in doctrina, in integritate, in gravitate,

8. verbum sanum , irreprehensibile , ut is qui ex adverso est vereatur, nihil habens malum dicere de nobis.

Cf. I Tim. Il, 11- 12. — m.,. Saiût Paul indique dan? les vers. 4 et 5 l'usage que les femmes â^^ées doivent faire de la précieuse qualité qu'il a exigée en dernier lieu, — Prudentiam doétant. D'après le grec, avec une nuance : Pour

Femme chrétienae. (Peinture des CatacombeB.)

qu'elles enseigneut sagement. — Adolescentulas : TÔcç véaç, les Jeunes (femmes). L'apôtre va donc tracer indirectement les devoirs de cellesci. C'est un beau portrait d'une Jeune mère de famille chrétienne que nous avons ici. En effet, les détails qui suivent, ut... ament..., diligant, etc., ne concernent plus les femmes âgées, comme on serait porté à le croire d'après la Vulgate; mais ils indiquent, ainsi que cela ressort clairement du texte original, ce que cellesci devront apprendre aux jeunes femmes. — Parmi les épithètes qui forment la première partie du vers. 5, sobrias manque dans le grec ; domus curam haheates équivaut au simple mot olxo'jpyo'jç (ici seulement), qu'on pourrait traduire par bonnes ménagères (littéral., travail-

lant à la maison). — Sur le trait subditas viris..., qui est si parfaitement daus l'ordre, voyez I Cor. xi, 3; Eph. v, 22, 24; I Petr. m,

I et 5. — Ut non blasphemetur. .. Cf. I Tim. VI, l''. L'expression verbum Dei représente ici l'évangile , la religion chrétienne. Or, cette religion serait décriée par ses adversaires, les Juifs et les païens, si ceux qui en font profession n'étaient pas saints le toutes manières. — Juvenes. . . ( vers. 6 ). D'après le grec : les plus jeunes. Les devoirs des jeunes hommes sont résumés en un seul mot : atocppoveïv, être sages (Vulg., sobrii sint ). Les jeunes gens qui se montrent sages dans leurs pensées, leurs paroles et leur conduite sont évidemment parfaits. — De nombreux commentateurs rattachent i cette recommandation les mots in omnibus, par lesquels s'ouvre le vers. 7.

7-8. Tite devra joindre l'exemple à l'enseignement.— Teipsum prsebe... Dans le grec, le verbe est au participe (« praebens ») et rattaché directement à « hortare » du vers. @ : Exhorte les jeunes gens à être sages.,., te montrant toimême un exemple (tùuov, un type, un modèle)... — Bonorum operum. Expression fréquente dans les épîtres pastorales. Elle ne désigne pas seulement les oeuvres de miséricorde, mais les bonnes et saintes oeuvres en général, la perfection de la conduite. — Suivent quelques conseils spéciaux, qui se rapportent à la prédication de Tite : in doctrina, in..., in...

II y a une nuance importante daus le texte original : (Manifestant) dans la doctrine, de l'incorruptibilité, de la gravité. Par ces mots, Paul exhortait donc son jeune disciple à prêcher avec de saintes intentions et avec dignité. — Verbum sanum (vers. 8). Il passe au fond même de l'enseignement de Tite. Sur l'épithète « eanum », voyez I Tim. i, 10 et les notes ; vi, 3 ; II Tim. I, 13. — Ut qui ex adverso... En mauvaise part; les ennemis acharnés de l'Église

TiT. II, 9-13.

9. Servos dominis suis subditos esse, in omnibus placentes, non contradicentes,

10. non fraudantes, sed in omnibus fidem bonam ostendentes, ut doctrinam salvatoris nostri Dei ornent in omnibus.

11. Apparuit enim gratia Dei, salvatoris nostri, omnibus hominibus,

12. orudiens nos, ut abnegantes impietatem et ssecularia desideria, sobrie, et juste, et pie vivamus in hoc saeoulo,

13. exspectantes beatam spem, et adventum gloriaj raagni Dei, et salvatoris nostri Jesu Christi ,

9. Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur plaire en tout, à ne pas les contredire,

10. à ne rien dérober, mais à montrer en toutes choses une parfaite fidélité, afin de faire honneur en tout à la doctrine de Dieu notre sauveur.

11. Car la grâce de Dieu notre sauveur s'est manifestée à tous les hommes ;

12. nous enseignant à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, pour que nous vivions sobrement, et justement, et pieusement dans ce siècle,

13. attendant la bienheureuse espérance et l'avènement de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus- Christ,

naissante. — Vereatur. Plus exactement : soit couvert de confusion. — Nihil habens. . . Motif analogue à celui du vers. S*».

9-10, Les devoirs des esclaves. Voyez, sur ce sujet, Eph. VI, 5-9 ; Col. ni , 22-25 ; I Tim. vi, 1-2, etc. — Servos... Il faut sous-entendre « hortare ». Comp. le vers. 5. — Subditos esse. C'est la somme de tous leurs devoirs. — In omnibus placentes. Il est de l'intérêt des esclaves de chercher à plaire à leurs maîtres ; mais l'apôtre veut qu'ils le fassent dans des vues de foi. Cf. Eph. VI, 6. — Non fraudantes (vers. 10). La plupart des professions et des métiers étaient alors entre les mains des esclaves, et ils pouvaient aisément pratiquer le vol en tous sens. — Fidem bonam. La fidélité, l'honnêteté ; le contraire de la fraude et du vol. — Ut doctrinam. . . ornent. . . Raison qui doit encourager les esclaves à se conduire ainsi. Elle est présentée en un très beau langage : en pratiquant ces vertus et en évitant ces défauts, les esclaves chrétiens feront honneur à la doctrine de Dieu, c.-à-d. à l'évangile, qui leur aura appris à être meilleurs que les autres hommes de leur condition.

11-14. Les immenses bienfaits du Christ sont pour nous un motif pressant de perfection. Il y a dans cette épître deux passages dogmatiques d'une grande profondeur : le premier se trouve ici même ; le second est un peu plus loin, III , 4 et ss. — Comme le montre la particule enim, l'apôtre veut expliquer quelque chose : à savoir, la pleine signification des mots « salvatoris... Dei », qu'il vient de prononcer. Après avoir marqué leurs devoirs aux principales catégories des fidèles de Crète , 11 généralise sa pensée, pour montrer comment la grâce de Dieu enseigne et permet à tous les hommes de vivre saintement, et de participer au salut apporté par Jésus-Christ. — Apparuit ( èTuecpav»] , s'est manifestée)... gratia... C'est dans la personne du Verbe incarné que la grâce divine est apparue comme un astre radieux. Comp. Luc. i, 79, où le même verbe grec est employé pour désigner le prochain avènement du Christ. — Au lieu de salvatoris nostri au génitif, le grec, d'après

la meilleure leçon, a l'adjectif awiripto; au nominatif, « salutaris », qui se rapporte à X^P^? • La grâce de Dieu, salutaire à tous les hommes, est apparue. — Erudiens nos, ut... (vers. 12). Ce que la grâce doit réaliser pour chacun de nous. Elle est pour les chi-étiens un admirable pédagogue. Le but pratique de l'éducation qu'elle leur donne est exprimé en termes tour à tour négatifs et positifs. — Abnegantes. C'est là, en effet, le début de la vie chrétienne. Nous avons tout d'abord à désapprendre le mal, auquel nous renonçons sous toutes ses formes, d'après la formule des promesses baptismales. — Impietatem : l'oubli et l'éloignement de Dieu.

— Sœcularia desideria. Les convoitises de ce monde sont essentiellement mauvaises, comme on le voit par I Joan. u, 16-17, et incompatibles avec la sainteté chrétienne. — Sobrie, et juste, et pie. C'est le côté positif de notre éducation par la grâce ; nous avons à apprendre à faire le bien. Les trois adverbes représentent les trois aspects de la vie chrétienne, envisagés dans sa perfection : par rapport à nous-mêmes, par rapport au prochain et par rapport à Dieu.

— In hoc saeculo. Cf. I Tim. vi , 17. Même au milieu de ce siècle pervers. — Expectantes (verset 13). Grandes espérances auxquelles cette vi-' sainte nous donne droit. — Beatam spem. Avec l'article dans le grec : la l'éalisation de l'espérance magnifique et bien connue, dont la pensée nous comble de bonheur. — Adventum. . . Dans le grec : la manifestation (ÈTtiçàveiav) de la gloire. C'est là l'objet direct de notre espérance.

— Magni Dei et salvatoris. . . Dans le texte original, il n'y a qu'un seul article pour les deux substantifs : ( La manifestation) du grand Dieu et uotre sauveur (c.-à-d., qui est en même temps notre sauveur) Jésus -Christ. Il suit de là, comme le remarquaient déjà saint Jean Chrysostome et saint Jérôme , que les titres de Dieu et de sauveur se rapportent directement ici à Jésus - Christ. C'est aussi l'opinion de la plupart des commentateurs modernes. Il en est très peu qui divisent la formule en deux parties, comme l'a fait saint Ambroi.se, pour appliquer les mots

TiT. II, 14 — m, 2.

14. qui s'est livré lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité , et de se faire de nous un peuple purifié, agréable, et zélé pour les bonnes œuvres.

16. Dis ces choses, et exhorte et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise.

14. qui dédit semetipsum pro nobis, ut nos redimeret ab omni ini(iuitate, et mundaret sibi populum acceptabileoa , sectatorem bonorum operum.

15. Haec loquere, et exhortare, et argue cum omni imperio. Nemo te contemnat.

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