Discant autem et nostri bonis ope
propre est de croire en Dieu et en tout ce qu'il a révélé. L'équivalent grec de curent, çpov- TiJ^focriv, dénote une très sérieuse diligence. — Bonis... prceesse. C.-à-d., s'occuper ostensiblement de bonnes œuvi-es. L'apôtre veut que les chrétiens donnent à tous l'exemple d'une vie noblement active, et utile au pi'ochain. — Hcec. C.-à-d., ces conseils.
30 Règles pour la conduite personnelle de Tite. III, 9-11.
9-11. Paul lui recommande deux choses: 1° d'éviter les questions vaines et ridicules dont s'occupaient les faux docteurs ; 2° d'éviter aussi tout rapport personnel avec ces derniers, lorsqu'ils s'opiniâtreront dans leurs erreurs. — Qv^stiones et genealogias. Voyez I Tim. i, 4 et le commentaire. Les généalogies formaient un point spécial des « sottes investigations ». — Pugnas legis (« légales » dans le grec) : des querelles relatives à la loi juive. Cf. I Tim. i, 7.
— Inutilia et vana. Par contraste avec « bona, et utilia » du vers, 8 . — Heereticum (vers. 10). Adjectif calqué sur le grec aîp£Tt-/.ov, celui qui choisit. Il n'est employé qu'ici ;.mais le substantif o-'ipeT'.:;, est employé plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Dans le Credo de l'Église, personne n'a le droit de choisir : il faut tout accepter et tout croire ; autrement on serait hérétique. Voyez Tertullien, de Prcescript., vi ; saint Augustin, de Civ. Dei, xviii, 5i. — Correptionem : une admonition ; une réprimande ^ affectueuse, mais énergique. — Et secundam : pour donner au coupable le temps de revenir h résipiscence. Cf. Matth. xviii, 15 et ss. — Sciens quia... (vers. 11). Raison de la conduite sévère qui est recommandée par l'apôtre à son disciple.
— Subversus est. Ce verbe désigne la perversité morale ; or, il peut être dangereux d'entretenir des relations avec un homme pervers, que l'on
n'a aucun espoir de convertir. ~ Proprio judicio. . . Le pécheur en question a la conscience intime d'être coupable, et d'avoir abandonné d'une manière criminelle la foi de l'Église.
1" Trois recommandations persjonnelles. III, 12-14.
12, Première recommandation, relative à Tite lui-même. — Cum misero... : sans doute pour reii,p!acer Tite à la tête des Églises de Crète durant sa prochaine absence. — Artemam aut... Nous ne connaissons rien d'Artémas. Sur Tychicus, voye'î les notes de II Tim. iv, 12. — Nicopolim. Il y avait alors plusieurs villes de ce nom dans les régions orientales de l'empire romain. Les deux plus célèbres étaient situées en Épire et en Thraee {Atl. géogr., pi. xvii). Il s'agit plus probablement de la première. — Ibi... statui... Il suit de là que saint Paul jouissait alors de toute sa liberté.
13. Seconde recommandation, concernant Zénas et ApoUos. — Zenam. Personnage inconnu. Il portait le titre de legisperitus , suivant les uns, parce qu'il avait été docteur de la loi juive avant sa conversion ; plus vraisemblablement, selon les autres, parce qu'il était un jurisconsulte romain. — Et Apollo. Sur ce missionnaire célèbre et zélé, voyez Act. xviii, 24 et ss.; I Cor. iir, 22, 23, etc. Zénas et lui devaient venir prochainement en Crète, mais seulement d'une manière transitoire, d'après le détail qui suit. — Preemitte. C.-à-d., munis -les du nécessaire pour qu'ils puissent continuer faclh ment leur voyage. Sur cette signification du verbe 7:po7r£[^.7istv, voyez Rom. xv, 24 et les notes, 1 Cor. XVI, 6, 11, etc. La Vulgate le traduit d'ordinaire par « deducere ».
TiT. III, Ï5.
ribiis prœebse au u8ub necessarios, ut non sint inf ructuosi.