‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 522 sur 873 · sine consilio autem tuo nihil vo · texte numérisé non relu

sine consilio autem tuo nihil vo

set 9). Au lieu d'intimer des ordres, l'apôtre préfère convaincre son ami ôià Ty|v àyaTiriv (« per caritatem » , au lieu de propter caritatcm), au nom de la charité chrétienne, dont il a donné tant de preuves. — Obsecro. Le grec signifie plutôt : J'exhorte. — Avec une exquise délicatesse, Paul donne quelques détails soit sur le suppliant, vers. 9", soit sur l'esclave coupable qui est l'objet de la requête, vers, 10 et ss. Au lieu de ciim sifi, il faudrait « cum sim », car il n'est pas douteux que les mots toioOtoç mv se rapportent à l'apôtre lui -môme : étant tel qu'il va le dire. Chacune de ses expressions sera fortement accentuée. — Ut Paulus. Ce simple nom dit beaucoup en cet endroit : Moi Paul, dont tu connais l'affection et les titres. — Senex. Ce

Prisonnier encnaiiié.

(Bas-relief de la colonne de Marc- Aurèle.)

Paul était déjà presque un vieillard (il approchait de soixante ans); circonstance qui donnait plus de poids encore à sa prière. C'est à tort que divers interprètes contemporains donnent ici au substantif irpsaoûrriç le sens d'ambassadeur (du fîhrist). — De plus, Paul se trouvait dans une situation digne de pitié : nunc autem... vinctus... — Obsecro... pro... L'auteur arrive enfin à l'objet direct de sa lettre. Celui

en faveur duquel il supplie, c'est son flls (tour charmant donné tout à coup à la pensée), et ce fils, il l'a engendré, c.-à-d. converti et baptisé, dans sa prison : détail qui le lui rend plus cher encore. — Onesimo. Le nom du coupable est enfin prononcé. Ainsi présenté, il ne pouvait plus être désagréable à Philémon. — Qui tibi\... (vers. 11) En grec, 'Ovr|(ji|xoc signifie « utile »; ce qui permet à l'apôtre de faire un intéressant jeu de mots, qui disposera plus favorablement encore Philémon. — Inutilis fuit. En prenant la fuite, Onésime avait fait à son maître un tort considérable, et avait agi tout à fait contre la signification de son propre nom. Mais voici qu'il va la vérifier parfaitement â l'égard soit de Paul, soit de Philémon {nunc autem et..., et...). Pour Paul, il sera gon titre de gloire à cause de sa conversion , et il sera désormais utile à son maître, car il est prêt à le servir de son mieux. — Quem remi.si... (verset 12), Le verbe àvé7re[X'I/a est à l'aoriste épisto'aire, qui a le sens du présent. En effet, il est évident, d'après Col. iv, 7, 9, qu^Onésime accompagnait la lettre, — Les mots tu autem illum et suscipe pourraient bien n'être pas authentiques, car il n'y a rien qui leur coi'responde dans plusieurs manuscrits grecs très importants. Dans ce cas, la petite phrase incidente TOUT 'saTiv Ta èfxà (jTi'kâyx°'-^°'- (Vulg,, ut mea viscera; plus exactement : « id est, mea viscera )>) se rapporterait à la proposition qui précède : Je te l'ai renvoyé, c.-à-d,, mes propres entrailles (mon propre cœur). Manière de dire : Reçois -le comme s'il était la meilleure partie de moi-même. — Quem ego... (vers. 13). L'apôtre expose un projet qu'il avait momentanément formé au sujet d'Oné.«ime : il avait pensé à le garder à Rome auprès de' lui, et à en faire son homme de confiance, Paul ne pouvait rien dire de plus avantageux en faveur de l'esclave converti. — Pro te. C.-à-d. « vice tua » : en ton nom, à ta place, puisqu'il est ta propriété. — Vinculis evangelii : les fers dont l'apôtre avait été chargé en défendant la noble cause de l'évangile. — Sine consilio... (vers. 14). Raison pour laquelle ce projet n'avait pas été mis à

Philem. 15-17.

lui facere, iiti ne velut ex necessitate bonum tuura esset, sed voluntarium.

15. Forsitan enim ideo discessit ad hoi"»!!! a te, ut aeternum illum reciperes,

16. jam non ut servum, sed pro serve carissimum fratrem, maxime mihi, quanto autem magis tibi, et in carne, et in Domino.

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