‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 523 sur 873 · Si ergo habes me socium, suscipe illum sicut me · texte numérisé non relu

Si ergo habes me socium, suscipe illum sicut me

ton avis, afin que ton bienfait ne fût pas forcé, mais spontané.

15. Car peut-être w'a-t-il été séparé de toi pour un temps, qu'âûn que tu Je recouvres pour l'éternité,

16. non plus désormais comme un esclave, mais comme celui qui d'esclave est devenu un frère bien-aimé, pour moi en particulier, à plus forte raison pour toi, soit dans la chair, soit dans le Seigneur.

17. Si donc tu me regardes comme uni à toi, accueille-le comme moi-même •

exécution. Paul aurait pu supposer le consentement tacite de son ami ; mais il a préféré ne pas prendre cette liberté sans lui en parler : autrement, il aurait semblé vouloir lui imposer une bonne œuvre, et il lui en aurait enlevé en partie le mérite ( uti ne velut. ..). — Forsitan enim... (vers. 15). L'auteur suggère un autre motif de sa décision, et il excuse d'une façon imprévue la faute d'Onésime. C'est peut-être la Providence, dit-il, qui a mystérieusement agi en tout.cela, car, sans son acte coupable, ton esclave ne serait probablement pas devenu chrétien.

— Discessit ad horam est un bel euphémisme : pour une heure, pour un temps très court, par comparaison avec l'éternité (ut in seternum...).

— Ja n non ut... ( vers. 16 ). Non seulement Phllémon recouvrait à jamais Onésime, mais

celui de la qualité. — Maxime..., quanto... Comme si l'apôtre craignait d'avoir froissé Phllémon en lui présentant comme un frère son esclave rebelle, 11 revient sur sa pensée, pour dire que c'est lui, Paul, qui avait le premier trouvé un nouveau frère grâce à la conversion d'Onésime. — Magis tibi : puisque Philémon était le propriétaire de l'esclave. — Et in carne, et in... C.-à-d., au double point de vue naturel et surnaturel. Onésime tenait à Philémon par les liens extérieurs de la nationalité et de la domesticité, comme aussi par ceux de la foi (in Domino ).

17-21. La requête proprement dite. — Elle découle très naturellement de tout l'exposé qui précède : Si ergo... — Socium. Le grec xotvov6v marque plutôt l'union créée par la partiel-

Antique prison de Rome (le Tullianum).

oelul-ci étant devenu chrétien dans l'Intervalle , il trouvait en lui, au lieu d'un esclave (pro servo ; d'après le grec : plus qu'un esclave), un frère dans le Christ. Il gagnait donc ainsi tout à la fois et sous le rapport du temps et sous

pation à la même foi que l'intimité de l'amitié. La ponsée est donc : Je t'en prie par notre commune religion. — Sicut me. C'eût été pour Philémon une grande loie de recevoir la visite de Paul ; l'apôtre lui envoyait du moins son

Philem. 18-25.

18. et s'il t'a fait quelque tort, ou s'il te doit quelque chose, mets -le sur mon compte.

19. Moi, Paul, je t'écris de ma propre main : je te le rendrai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi.

20. Oui, frère, que je reçoive de toi cette joie dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur dans le Seigneur.

21. C'est en comptant sur ton obéis- Gance que je t'écris, sachant que tu feras encore plus que je ne dis,

22. En même temps, prépare -moi un logement; car j'espère vous être rendu, grâce à vos prières.

23. Epaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, te salue,

24. ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes collaborateurs.

25. Que la grâce de notre Seigneur Jésus -Christ soit avec votre esprit.

Amen.

IH. si autem aliquid nocuit tibi., aut débet, hoc mihi imputa.

19. Ego Paulus scripsi mea manu; ego reddam, ut non dicam tibi quod et teipsum mihi debes.

20. Ita, f rater, ego te fruar in Domino ; refice viscera mea in Domino.

21. Confidens in obedientia tua scripsi tibi, sciens quoniam et super id quod dico faciès.

22. Simul autem et para mihi hospilium ; nam spero per orationes vestras donari me vobis.

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