‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 528 sur 873 · quomodo nos efEugiemus, si tan · texte numérisé non relu

quomodo nos efEugiemus, si tan

1. C'est pourquoi nous devons nous attacher avec plus de soin aux choses que nous avons entendues, de peur q}ie-<y nous ne soyons emportés au loin. ^

2. Car si la parole qui a été annoncée ^^/^ par les anges est demeurée ferme, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu la juste rétribution qui lui était due,

/^ 3. comment échapperons - nous , si

et éternel du Christ. Nous la retrouverons plus bas, X, 12-13. Elle est tirée du Ps. cix, 1 (voyez le commentaire). « Aucun être créé ne pourrait partager ainsi le trône de l'Éternel. » — Nonne... (vers, 14). Cette fois, la question suppose une réponse affirmative. Du Fils, nous sommes ramenés aux anges, et leur immense infériorité par rapport à lui est affirmée d'une manière nouvelle. — Omnes est très accentué : bien que les esprits célestes ne soient pas tous égaux entre eux et que quelques-uns soient très élevés en dignité, ils sont sans exception administratorn(\eixovpyiY,6:, destinés à servir ; comp. le vers. 7^). — In ministerium (Siaxovîav) missi. Ce petit développement les montre exerçant leurs fonctions de serviteurs, suivant les circonstances. Tandis que le Christ est assis sur son trône à la droite du Père, ils s|ptiennent debout devant Dieu, attendant ses ordres, qu'ils exécutent aussitôt avec empressement, portant en tous lieux ses grâces aux élus : propter eos... La locution qui hereditatem capient... est synonyme de chrétiiins. Cf. Mattb. xix, 29; Luc. x, 25 et xviii, 18 ; I Cor. xv, 50.

3° Péril qu'il y aurait à négliger le salut apporté par le Fils de Dieu. II, 1-4.

L'écrivain sacré suspend un instant sa démonstration, pour tirer les conséquences pratiques de la magnifique théorie qu'il vient d'établir. A coup sûr, on courrait un danger très grave en négligeant une révélation divine transmit-e par un tel médiateur.

Chap. II. — 1. Nécessité d'obéir aux enseignements de Jésus - Christ. — Propterea : à cause de l'exaltation sublime du Christ et de sa supériorité sur les anges. - Artmndantius ( ttepto-aoTÉpwç , expression fréquente dans les épîtres de saint Paul ). Ce compaiatil' est très énergique, A la lettre : plus exiJesBlverneHt (que

si le Fils n'avait pas eu une telle prééminence).

— Observare. Dans le grec : Ttpoaé/scv, faire attention à ; puis, d'une manière pratique, accomplir, observer. — Qusc audivimus. C.-à-d., les choses enseignées par le Fils de Dieu et par ses messagers. Comp. le vers, d^ ; i, 2» ; iv, 2 , etc. — Ne... pereffluamus. Le verbe grec uapapj5u(o[ji,£v a plutôt le sens de « praeterfluamus ». Il se dit d'un vaisseau qui, n'ayant pas de solides amarres, est incapable de s'arrêter; il passe devant le port sans pouvoir y aborder, entraîné qu'il est par les vents et les courants. Dans l'application : de peur que nous ne demeurions loin du salut.

2 - 4. Raison pour laquelle la désobéissance serait sévèrement châtiée. Argument « a fortiori » : La violation de la loi mosaïque entraînait des châtiments sévères ; à plus forte raison la désobéissance à la révélation chrétienne, qui est tout ensemble beaucoup plus sublime, beaucoup plus claire et bien mieux attestée. — Qui per angelos... sermo. C.-à-d., la loi théocratique , promulguée par l'intermédiaire des anges. Voyez i , 4 et les notes. Josèphe , Ant., XV, 5, 3, dit que ce qu'il y avait de plus saint dans la loi venait « de Dieit par les anges ».

— Factus est flrmus : ost devenu strictement obligatoire, inviolable. — Prsevaricatio, Tiapâêaaiç , dénote une transgression pciitive (« vetita facere »); inobedientia, 7iapc;xoY), une transgression négative, le refus d'ol cir (« jussa non facere »). — Accspit... retributionem.- l^fis livres de l'Exode et des Nombres couliennenc des preuves multiples de cette asr^rtton : les désobéissances des Hébreux furent constannnent châtiées par Jéhovah. Voyez aussi Lev. x, 1 -3 ; Deut. IV, 3j P.S. cv, 1 et ss. ; I Cci-. x, C il sj. ; Hebr. m, 7 et ss.,etc. — Quomodo nos.. ( (u-set î). Le pronom cit .fortement souligne. C«

Hebr. II, 4-7

nous négligeons un si grand salut qui, après avoir été annoncé d'abord par le Seigneur, nous a été conlirmé par ceux qui l'ont entendu de lui,

/^ 4. et dont Dieu a appuyé le témoignage par des signes et des prodiges, par les différents effets de sa puissance, et par la distribution des grâces du

^aint - Esprit , comme il lui a plu?

/\h 5. Car ce n'est point aux anges que ^^^ieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

6. Quelqu'un a fait quelque pa^t cette déclaration : Qu'est - ce que l'homme pour que vous vous souveniez de lui?

ou le fils de l'homme, pour que vous le visitiez?

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