Gui enim dixit aliquando angelo
êtres vers leur fin , vers leur terme providentiel. ^~T^7•&trT>^r^M^^3„. C.-à-d.. 'parla parole quTmTT- Jl^iiifeste sa puissance. Cf. Gen. i, 3. — Pnrgalio- nem.^aciens. Dans le grec, le participe est à l'aoriste r~TronTaâjxevo;, ayant fait (Itala : « purgatione peccatoFùm facta » ). C'est là un fait accompli en ce qui concerne le Fils, tandis que ea nature divine est éternelle ( tov, « ciua sit ») et que sou rôle à l'égard du monde dure toujours (qpéptriv, « portans »). Ce trait se rapporte à l'œuvre rédemptrice du Fils de Dieu. Il suppose, comme on nous le dira bientôt (cf. II, 5 et ss.), que le Verbe divin s'est incarné et qu'il a pénétré en personne dans un monde souillé par le péché, afin de le purifier. — Sedet (èxâOLgev , il s'est as^is) ad... Expression solennelle, qui nous montre le Verbe incarné prenant possession à tout jamais de son trône céleste, après son ascension. C'est l'accomplissement du célèbre oracle Ps. cix, 1 (cf. Mattb, xxu , 44 ; Act. Il , 34 ; Rom. viii , 34, etc.). — Mafestatis. C.-à-d., de la majesté divine. Cf. viii, 1*», etc. — Les mots in excelsis dépendent du verbe « sedet », et représentent le
sublime où Dieu se manifeste
anges et aux élus.
jT Xii^neu
ik , al>x
"^ ^j^ 2° Démonstration de la supériorité
^ ^ du Christ sur les anges par plusieurs
;^ ^ textes de l'Ancien Testament. I, ^ 4-14.
N ^^ 4. Transition, par laquelle l'auteur
"^"^ passe au fait qu'il voulait prouver en
\j ^ premier lieu. D'après une croyance
V juive, dont nous trouvons des traces
j^ V soit dans le Nouveau Testament (cf.
V^ ^ n, 2; Act. VII, 53; Gai. m, 19), soit ^ \^ dans les écrits rabblniques, la loi avait ^ \^^^ communiquée à Moïse par les
^v^ anges, qui étaient ainsi devenus les
>» ^ médiateurs de l'alliance théocratique. ^ N L'auteur de notre épître avait donc
^ ^ tout d'abord à démontrer leur infé-
\ ^ riorité relativement à Jésus - Christ, médiateur
^"\ \ \t ^® ^^ nouvelle alliance. Il savait que cette con-
^ YjI ception du rôle des anges au Sinai était fami-
v^ \^ lière à ses lecteurs; c'est pourquoi il l'introduit
\ Yv,\i d'une manière si abrupte. — Tanto... guanto.
^ [v C'est là me des expressions favorites du rédac-
^ ^ teur de la lettre. Cf. m, 3 ; vu, 20; viii, 6 ;
^,^'^ IX, 27, etc. — Melior (xpeÎTTtriv). Autre locu-
^^^>^ tion caractéristique de cette épître (treize fois).
Elle marque la supériorité en dignité, en valeur.
— Effectua (y£v6(j,£vo<;, devenu). Contraste
avec à)v , « cum sit » , du vers. 3»; c.-à-d. entre l'éternité du Plis de Dieu et son incarnation dans le temps. En se faisant homme, il fut placé momentanément et d'une certaine manière au-dessous des anges (cf. ii, 9); mais il ne tarda pas à être exalté au-dessus d'eux après sa résurrection et son ascension. — Differentius (ûta9opioT£pov est mieux traduit par « excellentius » dans l'Itala )... nomen^. Si excellent, si distingué que soit le nom des anges, il n'est pas comparable à celui du Fils de Dieu. Cooip. le vers. 5. — TJpreMtavit. Jésus recueillit ce glorieux héritage après avoir consommé l'œuvre de notre rédemption, et après être remonté au ciel. C'est comme homme qu'il a hérité du nom de Fils de Dieu, puisqu'il le possédait, en tant que Verbe, de toute éternité. Cf. Phil. ii, 9.
5-14. Les citations. Il y en a sept. Elles se rattachent de très près à l'exorde, et concernent les trois points suivants: le Fils, vers. 5-6
Jésus - Christ assis sur un trône.
D'après une ancienne mosaïaue de Rome.)
(trois citations); le Dieu roi et créateur, vers. 7-12 ( deux citations ) ; le Christ ressuscité et assis à la droite de son Père, versets 13-14 (deux citations). Elles sont toutes précédées d'une petite Introduction. L'auteur ne s'arrête pas pour démontrer que les textes allégués par lui sont messianiques et que le Christ est vraiment le Fils de Dieu ; ses lecteurs, Juifs par leur origine et chrétiens par leur conversion , admettaient ces divers faits. — Cui enim dixit (scll. Deus)...? Ces
Hebr. I, 6-7.
rum : Filiiis mens es tu, ego hodie genui te? Et ruisum : Ego ero illi in patrem , et ipse erit mihi in filium ?
6, Et cum iterum introducit primogenitum in orbem terrse , dicit : Et adorent «um omnes angeli Dei.
7. Et ad angelos quidem dicit : Qui facit angelos suos spiritus, et ministres suos flammam ignis ;
dit : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui? Et encore : Je serai son Père et il sera mon Fils ?
6. Et de nouveau, lorsqu'il introduit son premier- né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent.
7. A la vérité, quant aux anges, il dit : Celui qui fait de ses anges des vents, et de ses ministres une flamme de feu ;
mots introduisent la première citation. La question suppose une réponse négative : jamais Dieu n'a adressé une parole de ce genre à personne autre que son Christ. Comp. le vera. 13. — FUius meus. . . ; ego hodi^. . . Texte tiré du Ps. ii , 7 (voyez nôtre commentaire ) , et cité d'après les LXX. Les écrivains sacrés du Nouveau Testament l'ont plusieurs fols encore appliqué à Jésus- Christ. Cf. V, 5 ; Act. IV, 25 et ss., et x, 33 ; Apoc. II, 27 et XVII, 5, etc. Étant Fils de Dieu dans le sens strict, le Christ est infiniment supérieur aux anges. Il est vrai que ceux-ci sont appelés çà et là « fllii Dei » dans l'Ancien Testament (cf. Job, I, 6 et XXXVIII, 7 ; Ps. xxviii, 1 ; Lxxxviii, 7, etc.); mais ce n'est là qu'un titre d'honneur, employé dans une acception très large. — Et rursum (s.- eut. « dixit »). Introduction au second texte, lequel est extrait de II Reg. VII, 14 (voyez le commentaire). La parole célèbre Ego ero ei. . . fut apportée à David de la part de Dieu, "par le prophète Nathan. Le pieux roi avait exprimé le désir de construire un temple en l'honneur de Jéhovah. Il lui fut répondu que cet honneur était réservé à l'un de ses descendants ; puis le Seigneur rattacha à cette pensée la promesse du Messie, roi éternel, Fils de Dieu non moins que de David. — Et cum. . . (vers. 6). La conjonction « et » a ici en partie le sens adversatif : Mais, au contraire... — Iterum. C'est à tort que l'ancienne version latine (comme aussi le syriaque) fait la transposition « deinde iterum cum. . . » Il vaut beaucoup mieux rattacher cet adverbe au verbe iniroduxit, et l'interpréter comme faisant allusion au second avènement de Jésus -Christ. Le grec serait mieux traduit, en effet, par a cum. . . introduxerit ». La première introduction du Fils sur la scène du monde avait eu lieu au moment de son incarnation ; celle - ci aura son tour après le jugement général, lorsque le Père le mettra en possession du royaume des élus. Cf. I Cor. XV, 28, etc. — Primogenitum (avec l'article dans le grec : le premier -né par excellence). Le Verbe incarné reçoit ce nom en tant qu'il est pour ainsi dire l'aîné de toute la grande famille humaine , dont il a daigné faire partie. Dans l'antiquité, spécialement chez les Hébreux, le premier-né jouissait de grands privilèges et avait une grande responsabilité, car il représentait la famille entière. Cf. Deut. xxi, 15 et ss. ; II Par. xxi, 3, etc. Les anciens auteurs relèvent à bon droit la différence qui existe entre a prlmogeuitua t> et a uulgeuitus d :
comme Dieu, Jésus-Christ est le Fils unique du Père; en tant qu'homme, il est « premier -né parmi beaucoup de frères ». Cf. Rom. viii, 29 ; Col. I, 15, etc. — Dicit. Au temps présent, quoiqu'il s'agisse de l'avenir, car cet avenir est envisage comme étant déjà réalisé. — M adorent... Dans le Ps. xcvi, 7*', qui contient ce texte sous la forme ; « Adorez-le, tous ses anges, » le poète sacré invite tous les. esprits célestes à rendre hommage à Jéhovah ; mais le Christ, Fils de Dieu , a droit aussi aux adorations des anges ; d'où il suit qu'ils sont de beaucoup ses inférieurs. — Et ad angelos. . . ( vers. 7 ). Ces mots introduisent la troisième citation. La préposition Tipdç , « ad », a ici le sens de : par rapport à, en ce qui concerne. De même au début du vers. 8. — Le texte Qui facit. . . est tiré du Ps. cm , 4, d'après la version des LXX (voyez le
Sceptre royal. (D'après une pierre gravée.)
commentaire). L'hébreu reçoit d'ordinaire cette autre traduction : Qui fait des vents ses messagers, du feu ardent ses serviteurs. L'auteur suit naturellement Ici le sens qui s'adapte le mieux à sa thèse. D'ailleurs, les deux interprétations sont exactes sous le rapport grammatical, et plusieurs exégètes pensent que celle des Septante est la meilleure. Il résulte de ce texte que les anges sont de simples créatures, tandis que le Fils est incréé. — Les métaphores spiritus (dans le sens de « ventes ») et flammam ignis expriment l'ardeur de l'obéissance dei aages, lorsqu'ils acoomplissent les ordres de
Hebr. I, 8-13.
8. mais, quant au Fils : Ton trône, ô Dieu, est dans les siècles des siècles; le sceptre de ton règne est un sceptre
jd'équité.
9. Tu as aimé la justice, et tu as haï [l'injustice; c'est pourquoi, ô Dieu, ton
)ieu t'a oint d'une huile d'allégresse, dp préférence à tes compagnons.
y[Û^{). Et encore : C'est vous. Seigneur, ^ui, au commencement, avez fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de Ivos mains.
11. Ils périront, mais vous demeureirez ; et tous ils vieilliront comme un (vêtement,
12. et vous les changerez comme un manteau , et ils seront changés ; mais vous, vous êtes le même, et vos années
le finiront pas.
/ 13. Auquel des anges a-t-il jamais \dit : Assieds -toi à ma droite, jusqu'à \ce que je fasse de tes ennemis l'escajbeau de tes pieds ?
8. ad Filium autem : Thronus tuus , Deus , in sseculum sseculi ; virga aequitatis virga regni tui.
9. Dilexisti justitiam, et odisti iniquitatem; propterea unxit te Deus, Deus tuus, oleo exultationis prse participibus tuis.
10. Et : Tu in principio, Domine, terram fundasti , et opéra manuum tuarum sunt caeli.
11. Ipsi peribunt, tu autem permanebis ; et omnes ut vestimentum veterascent ,
12. et velut amictum mutabis eos, et mutabuntur ; tu autem idem ipse es , et anni tui non déficient
13. Ad quem autem angelorum dixit aliquando : Sede a dexlris meis, quoadusque ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum?
Dieu. — Thronus tuus... (vers. 8 et 9). C'est le cinquième texte, emprunté au Ps. xliv, 7 et 8 (voyez notre commentaire), qui est le psaume de la royauté du Messie, de même que le cui« est celui de la création. — In sseculum... Le trône du Christ est éternel. Cf. Luc. i, 31-33. — Virga. Description de la royauté du Fils. Assis sur son trône, il tient le sceptre, cet antique emblème de la puissance royale ; mais au lieu d'abuser de son autorité, comme il arrive trop souvent aux princes de la terre, il ne s'en sert que pour le bien de ses sujets. — Dilexisti... et odisti... Développement de l'idée qui précède : « le Fils, dans son œuvre sur la terre, a réalisé l'idéal de la justice. » — Unxit te... Expression figurée, pour marquer une effusion abondante de grâces. - Participibus. Ce mot désigne tous ceux qui partagent avec le Messie le privilège de jouer un rôle relativement au service de Dieu, et en particulier les anges dans ce passage. — Et (vers. 10). Formule d'introduction très abrégée. Elle équivaut à celle-ci : Dieu dit aussi touchant le Fils. Comp. les vers. G> et 8*. — Tu in principio. ..(vers. 10-12). Sixième citation, qui nous montre le roi Messie, le Dieu Messie, infiniment supérieur à toutes les choses créées, puisqu'il en est lui-même le créateur. Elle est extraite du Ps. ci, 26-28 (voyez le commentaire), et faite d'après les LXX, avec quelques légers changements. — Ipsi (vers. 11). Les cieux, envisagés comme représentant tout l'univers extérieur. De toutes les créatures, ils sont celle qui paraît la plus solide et la plus immuable ; et pourtant, peribunt: ce qui doit s'entendre, d'après le contexte, d'une transformation qui les rajeunira, et non pas d'une annihilation proprement dite. Comp. Is. li, 6, 16 et Lxv, 17 ; II Petr. m, 13 ; Apoc. xx, 21, etc. —
Permanehis. Au temps présent dans le texte grec; ce qui rend la pensée plus énergique. — Sicut vestimentum. Chose si fragile, qu'il faut renouveler sans cesse. Cf. Is. l, 9. — Amictum : TcepiêdXaiov, le manteau que l'on jette pardessus les autres vêtements. — Mutabis... D'après la meilleure leçon, le grec emploie le verbe éXt^eiç, tu rouleras ( comme une couverture, un manteau, ex.). Le latin suit ici l'hébreu et la variante àXXàÇeiç de quelques manuscrits : Tu changeras (comme un vêtement
Escabeau pour poser les pieds.
(D'aprè.s un bas -relief romain.)
usé). — Ad quem autem... (vers. 13). Sur cette formule d'introduction, voyez le vers. 5" et les notes. —Sede a dextris... Cette septième et dernière citation met en relief le triomphe final
Hebr. I, 14 - II, 3.
14. Nonne omnes sunt administratorii spiritus, in rainisterium missi propter eos qui hereditatem capient salutis ?
14. Ne sont -ils pas tous des esprits qui servent, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent recevoir l'héritage du salut?