‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 536 sur 873 · Et in isto rursum : Si introibunt in requiem meam · texte numérisé non relu

Et in isto rursum : Si introibunt in requiem meam

2. Car elle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole qu'ils entendirent ne leur servit de rien, n'étant pas associée à la foi dans ceux qui l'avaient entendue.

3. Mais nous entrerons dans le repos, nous qui avons cru, selon ce qu'il a dit : Comme je l'ai juré dans ma colère , ils n'entreront point dans mon repos ; c'està-dire dans le repos qui suivit l'achèvement de ses œuvres après la création du monde.

4. Car il a parlé ainsi quelque part, au sujet du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres.

5. Et ici même il dit encore : Ils n'entreront point dans mon repos.

cate : l'apôtre ne voudrait pas qu'un seul chrétien fût privé du repos promis. Cf. m, 12« et IS*». — Déesse : ûaTepYjxévat, rester en arrière, arriver trop tard ; par conséquent , ne pas atteindre le but. — Et noMs nuntiatum... A la lettre dans le grec : « Sumus evangelizati » , Nous avons reçu une bonne nouvelle (la promesse du divin repos). — Sed non profuit... Non seulement cette bonne nouvelle avait été inutile à la plupart des Hébreux , mais elle les avait conduits à a une destinée tragique ». — Non admistus. . . Les Israélites n'avaient pas reçu avec foi la parole, c.-à-d. la promesse en question, et c'est pour cela qu'elle ne leur servit de rien. La Vulgate suit la leçon cnJYX£xepacr(xévoç, qui est la plus claire et la plus naturelle ; mais la plupart des manuscrits anciens ont (7UYX£xspaa[j.£voyç, à l'accusatif pluriel, de sorte que ce participe se rapporterait aux Hébreux, désignés par le pronom Ixet'vouç (illis dans la Vulgate ; quelques manuscrits latins adoptent celte variante et portent : « non admixtis »). Le sens serait alors :Ija parole entendue ne leur fut pas utile, parce qu'ils ne furent point unis par la foi à ceux qui la reçurent avec obéissance (Moïse, Caleb et Josué). — - Ex iis quae... D'après la meilleure leçon du grec : « ils qui audierunt » (toÎç axouaaaiv). Estius explique comme il suit la traduction assez obscure de la Vulgate, basée en partie sur la variante toÎç axovabeXm : « (Sermo...) non conjunctus cum flde, quam ipsa quae audierant promissa illis conciliare debuerunt. » — Ingrediemur enim... (vers. 3). Le verbe est au présent dans le grec, pour marquer la certitude entière du fait énoncé. Voici la pensée de l'apôtre : les Hébreux n'ont pas joui du repos divin, parce qu'ils n'ont pas rempli la condition requise ; les chrétiens en jouiront au contraire, parce qu'ils remplissent cette condition , qui n'est autre que la foi (les mots qui credidimus contiennent l'idée principale). — Quemadmodum dixit (scil. « Deus »). Dieu a lui-même affirmé que ceux qui lui ont désobéi par

manque de foi n'ont point participé à son repos. A partir d'ici jusqu^'à la fin du vers. 10 , l'écrivain sacré prouve que les chrétiens fidèles auront vraiment droit au repos prédit. Son argumentation, très serrée, peut se résumer ainsi : 1° Il existe réellement un repos de Dieu, vers. 3''-5. 2» Les Hébreux du désert ne purent pas jouir de ce divin repos, et pourtant David exhorte ses contemporains à en profiler euxmêmes ; c'est donc que l'introduction des Israélites par Josué dans la terre promise n'était pas l'entrée " véritable dans le repos offert par le Seigneur, vers. 6-8. 3» Il résulte de là que le l'epos en question ne doit avoir lieu que pour les vrais enfants de Dieu, c.-à-d. pour les chrétiens; ce sera le repos final et perpétuel, analogue à celui du Créateur, lorsqu'il eut achevé son œuvre, vers. 9-10. — Sicut juravi... L'apôtre cite de nouveau le passage du psaume (cf. m, 11), pour démontrer que l'entrée dans le repos de Dieu n'est pas une illusion, maii une réalité. La jouissance de ce repos avait été promise aux anciens Hébreux ; la promesse fut retirée à cause de leur indignité, mais elle existait vraiment depuis l'époque de la création : et quidem operibus... D'après le grec : Quoique les œuvres (de Dieu) fussent faites (yevTiOfv- Tcov, c.-à-d., fussent achevées) depuis la fondation du monde. Les mots ab institutione. . . résument toute l'œuvre des six jours. Le sens est donc que le repos divin n'a pas cessé d'exister depuis l'origine du monde, quoique les Hébreux en aient été exclus par leur faute. — Dixit enim ( s.- ent. « Deus » ). Les vers. 4 et 5 commentent la seconde moitié du vers. 3 , au moyen de deux textes sacrés, rapprochés l'un de l'autre. — In quodam loco. Formule indéterminée, analogue à celle de ii, 6. — Et requievit... Premier texte, emprunté à Gen. ii, 2. — In isto (« loco ») rursum... Second texte (vers. 5), extrait du Ps. xciv et déjà cité au vers. 3'>. Pour bien saisir la pengéo condensée par l'auteur dans les vers. S*" - 5 , il faut se souvenir des faits suivants : Dieu a béni le septième jour, le jour

Hebr. IV, 6-12.

6. Puis donc qu'il est réservé à quelques - uns d'y entrer, et que ceux qui reçurent les premiers la promesse ne sont pas entrés à cause de leur incrédulité,

7. Dieu détermine de nouveau un jour, Aujourd'hui, en disant par David, si longtemps après, comme il a été dit plus haut : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix , n'endurcissez pas vos cœurs.

8. Car si Josué leur avait procuré le repos, Dieu ne parlerait pas après cela d'un autre jour.

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