‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 540 sur 873 · Ayant donc un grand pontife qui · texte numérisé non relu

Ayant donc un grand pontife qui

mais la parole du Seigneur dans le sens ordinaire de l'expression, et spécialement, d'après le vers. 2", la parole qui contient ses promesses. Elle va être caractérisée par cinq épithètes remarquables. — Vivus. Comme Dieu lui-même. Cf. m, 12. Ce n'est pas une lettre moi'te ; elle ne retentit pas, comme la nôtre, pour expirer aussitôt. Cf. Joan. vi, 63 ; Act. vu, 38, etc. — Eflicax (cvspYyjç) : active, efficace, soit pour procurer le salut à ceux qui la reçoivent avec foi, soit pour juger et condamner ceux qui la méprisent. — Penetrabilior (d'après le grec :

Glaive à deux tranchants.

( D'après une gravure grecque.)

plus tranchante) gladio... Dans le texte primitif, il est question d'une (xa^aipa 8t'aTO[xoç; à la lettre, d'un glaive à deux bouches, c.-à-d. à deux tranchants. Cf. Jud. m, 16; Apoc. i, 16 et II, 12, etc. — Pertingens usque... Pénétrant au plus intime de l'être humain, qu'elle dissèque et analyse pour ainsi dire. — Ad divisionem... Suivant quelques auteurs : Jusqu'à l'endroit où l'âme ( la 4'^X''1 ) ^t l'espi it ( le TtveOjj.a) se séparent. Selon d'autres : De manière à séparer, à diviser l'une de l'autre ces deux partiis. Ci)iiimc d'ordinaire dans le-t écrits' de saint Paul , ces deux substantifs désignent l'âme inférieure et l'âme supérieure. Voyez I Cor. II, 14 et les notes; xv, 45; I Thess. V, 23, etc. — Compagum... ac medullarum.

Deux autres éléments intim s de l'être humain, corporels cette fois. — Et discretor... La parole divine pénètre plus avant encore, comme le marque cette cinquième tt dernière éi)ithète. — Cogitationum et intentionum. Dans le grec, le premier de ces mots est représenté par èv6u[XY^crsiç, ce qu'il y a dans le Ou[j.d:, (« animus »); le second, par svvoiott, ce qu'il y a dans le voOç('( mens ») ; par conséquent, l'expression des sentiments et celle des ponsées. Les uns et les autres sont rattachés au cœur (cordis), envisagé comme le siège de la vio morale. — Et non est... (vers. 13). Après avoir étudié l'action de la parole de Dieu dans l'homme, l'auteur décrit les relations du Seigneur luimême avec toutes les cjiost.s créées. La pensée est exprimée tour à tour négativement (non est... invisiliLls ..) et positivement {omnia autem.,.).— Pour Dieu, les êtres sont nuda : sans vêtements, dépouillés de tout ce qui pourrait cacher plus ou moins leur nature. — Aperta, T£Tpa-/ri),icr!JLSva. Le verbe xpy.'/r}.\.i:^Ei.v :,ignifie au propre : ramener en arrière le cou de l'animal qu'on va immoler en sacrifice, afin de le bien exposer au couteau. La significati<Hi dérivée est donc : exposer,\ moi»trer ouvirtement une chose. — Ad quem nabis... D'api è.s quelques interprètes, cette formule équivaudrait à : « de quo nobis. .. », (Dieu) dont nnus i arlons en oe moment. Le grec se prête aussi à cette traduction ; mais la vi-aie pensée do l'autiur est plutôt : « cum quo nobis ratio », (Dieu) au ,uel noua aurons à rendre compte.

Section IL — Compah.mson enthk i.ks sacub-

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