‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 546 sur 873 · Et quidem eum esset Filius Dei · texte numérisé non relu

Et quidem eum esset Filius Dei

tlona qui créent entre le Seigneur et lui des relations si intimes ; Dieu doit l'avoir directement choisi. — Honorem : tv]v TtfxiQV, avec l'ai'ticle ; la grande dignité en question. — Tanquam Aaron. Avec emphase dans le grec : Comme aussi Aaron. Sur l'appel de ce premier de tous les grands prêtres, voyez Ex. xxviii, 1 et XXIX , 4 et ss. ; Lev. viii , 1 ; Num. m , 10 , etc. Dieu montra par des exemples terribles qu'il ne pouvait pas supporter les Intrus. Cf. Num. xvi, 40; II Par. XXVI, 18-21,

5-10. Jésus -Christ a rempli les conditions exigées de tout pontife. En faisant cette application de la théorie qu'il vient d'exposer brièvement, l'apôtre renverse l'ordre des pensées : il parle d'abord de la vocation de .Jésus, vers. 5-6, puis de sa sympathie pour les hommes, vers. 7-8 ; dans les vers. 9-10, il met sous nos yeux notre grand prêtre exerçant ses fonctions sublimes. — Sic et Christus von... Le titre de Christ a été choisi à dessein, pour mieux faire ressortir la parfaite modestie de Notre -Seigneur. Tout Messie qu'il fût, il ne s'est pas arrogé le rôle de pontife, mais 11 a attendu que Dieu le lui confiât : sed qui loeutus... La phrase est elliptique. C'est comme s'il y avait : Celui qui a glorifié le Christ est celui qui lui a, dit... — Filius meus... Voyez 1 , 5 , où ce texte du Ps. ii , a déjà été appliqué à Jésus-Chiist. Ici, 11 a pour but d'introduire l'autre oracle, cité au vers. 6 , ^n nous rappelant que le Sauveur, doué en même temps de la nature divine et de la nature humaine, a tout ce qu'il faut pour être un parfait intermédiaire entre Dieu et les hommes. — Quemadmodum et... (vers. 6). Cf. Ps. cix , 3 (voyez le commentaire). Ce poème grandiose, dont le caractère messianique était alors universellement admis par les Juifs, décrit le Christ sous trois aspects différents : comme roi, comme prêtre, comme glorieux conquérant. La citation, faite d'après les LXX , se borne naturellement au second point.. — Tu es. Le pronom est très accentué dans le latin et dans le grec, comme dans l'hébreu. — In seternum : à tout jamais dans la lulte des temps et dans l'éternité. — Secundum

ordinem ( d'après le grec , à la manière de ; cf. VII, 15) Melchisédech. L'auteur commentera luimême plus bas cette parole. Voyez vu , 1 et ss.

— Qui in diebus. . . Jésus - Christ a également rempli l'autre condition du pontificat suprême , vers. 7-8 : par son expérience personnelle de la souffrance, il a appris à mieux connaître la faiblesse et les infirmités des hommes. — In diebus carnis... C.-h-ô.., lorsqu'il était mortel comme nous , faible et passible lui aussi. — Preces supplicationesque. Le premier terme est plus général : Set^aetç, des requêtes. Le second marque des demandes très pressantes ( txeTYjpiaç). Les récits évangéliques mentionnent de fréquentes prières de Jésus; mais l'auteur a spécialement en vue un fait de la passion de Notre-Seigneur.

— Ad eum qui... C.-à-d. , à son Père toutpuissant. La locution sulvum... a morte (atoÇeiv ÈY. ÔxvaTOu) peut signifier : sauver de la mort, de sorte qu'elle soit empêchée ; ou bien : sauver de la mort lorsqu'elle a eu lieu, ressusciter promptement. C'est la première interprétation qu'il faut adopter ici. — Cum clamore valido. L'allusion porte sur la prière de Jésus à Gethsémani (cf. Luc. xxxi , 24) ; peut-être aussi sur le cri que le Sauveur poussa au moment de sa mort (cf. Matth. xxvii, 46, 50). — Et lacrymis. Les évangélistes ne signalent que deux circonstances oii Jésus ait pleuré. Cf. Luc. xix, 41 et Joan. XI, 3. Nous apprenons Ici que ses larmes coulèrent aussi durant son agonie du jardin. — Exavditus est. Ce fait suppose que Jésus, dans sa prière, ne se borna pas à demander que le calice amer fût éloigné de lui, puisque, en ce sens, il ne fut pasi directement exaucé. Comme le dit saint Jean Chrysostome, il pria « pour ceux qui avaient cru en lui ». Cf. Joan. xvii , 1 et ss. — Pro sua reverentia. Il n'y a pas de pronom dans le grec : àub t^ç eùXaêecaç. Le Christ s'adressa à son Père avec tant de respect , d'une manière si délicate et si modeste, qu'il mérita par cela seul d'être exaucé. — Et quidem cum. Le grec dit simplement et plus clairement : >co"'7iep, quoique. Il omet aussi le mot Dei après FUifM : Quoique Fila ; bien qu'il fût Fils. La

Hebr. V, 9-13.

didicit ex iis quae passus est obedientiam ;

9. et consummatus, factus est omnibus obtemperantibus sibi causa sahitis aeternae ,

Page 1