‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 551 sur 873 · Et sic longanimiter ferens, adeptus est repromissionem · texte numérisé non relu

Et sic longanimiter ferens, adeptus est repromissionem

16. Homines enim per majorera sui jurant, et omnis controversiae eorum finis, ad contirmationem, est juramentum.

avez témoigné en son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11. Mais nous désirons que chacun de vous fasse paraître le même zèle à conserver votre espérance entière jusqu'à la fin,

12. de sorte que vous ne vous relâchiez point, mais que vous deveniez les imitateurs de ceux qui, par la foi et la patience, hériteront des promesses.

13. Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, n'ayant pas de plus grand que lui par qui il pût jurer, il jura par lui-même,

14. et il dit : Oui, je te bénirai abondamment, et je multiplierai ta postérité.

16. Et ainsi Abraham, ayant attendu avec patience, obtint V effet de la promesse.

16. Car les hommes jurent par celui qui est plus grand qu'eux, et le serment, qui sert de garantie, met fin à tous leurs différends.

conduite chrétienne, envisagée dans son unité.

— Et dilectionis. . . Les mots qui ministratis. , . et... montrent que l'apôtre a surtout en vue la charité envers le prochain ; mais la gloire et l'amour de Dieu avaient été le mobile (quam... nomine...) de ces services rendus au prochain en des circonstances difficiles. Cf. x, 33-34. — Cupimus autem... (vers. 11). L'auteur désire que cet esprit de zèle se développe de plus en plus parmi ses lecteurs, de manière à rendre chacun d'eux (unumquemque) digne de l'accomplissement des promesses divines. — Ad expletionem spei. C.-à-d., de telle sorte que la plénitude, la perfection de l'espérance chrétienne soit atteinte. — Usque in finem : aussi longtemps que durera l'épreuve de la vie présente.

— Ut non segnes... (vers. 12). De ce détail, il résulte que la vertu d'espérance avait perdu de sa force chez les Hébreux, de même que la foi; c'est pourquoi plusieurs étaient dévenus mous et lâches au service de Dieu. — Verum imitatores... L'apôtre leur donne pour modèles les saints de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui avaient déjà mérité, par leur foi et leur courageuse persévérance au milieu des épreuves (flde et patientia), de participer aux promesses de Dieu. Au lieu du futur hereditabunt, le grec emploie le temps j)ré8ent (« qui potiuntur » dans quelques manuscrits latins).

17-20. Le caractère absolument certain des divines promesses. — L'exemple d'Abraham fournit une première preuve, vers. ]3-15 : Abrahse namque... Le grec serait mieux traduit par « cum repromisisset » que par promittens. Sur cette promesse, voyez Gen. xir, 2-3 ; xiii, 14-17; XV, 5 et BS. ; xvii, 5 et ss. ; xxii, 16 et M. — <4,uoniam neminem, . . Comme elle ne

devait pas se réaliser immédiatement, Dieu voulut donner une garantie à son fidèle serviteur, en la confirmant par un serment solennel : juravit per... — Dicens : Nisi... (vers. 14) Cf. Gen. XXII, 16-18. La citation est faite assez librement ; pour mieux concentrer l'attention sur la personne d'Abraham, l'apôtre dit multiplicabo te, au lieu de « multiplicabo semen tuum ». Le serment consiste dans le mot « nisi », abréviation qui signifie : Que je cesse d'être Dieu si (je ne te bénis pas)! — Et sic (vers. 15) : dans ces conditions, confiant dans une promesse qni avait été ratifiée avec tant de force. — Longanimiter ferens. Depuis la première promesse faite à Abraham (Gen. xn, 4) jusqu'à la naissance d'Isaac (Gen. XXI, 5), il s'écoula environ vingt-cinq ans ; mais la patience du saint patriarche ne fut jamais ébranlée. — Adeptus est... Son attente ne fut pas non plus déçue, bien que le divin oracle ne dût être complètement réalisé qu'à la venue du Messie. — Homines enim... L'auteur ajoute, vers. 16-18, que cette promesse a été transmit/ aux chrétiens pour la partie qui doit encoï s'accomplir, et que nous pouvons être sûrs de sa réalisation intégrale. — Il revient d'abord au serment qui avait accompagné la promesse faite à Abraham. Fait général : les hommes, lors- < u'ils font un serment, per majorem... jurant, D'après le grec : Ils jurent par le plus grand (le pronom sui a été ajouté par la Vulgate); c- à - d., par Dieu , ^u nom de Dieu , qui est le premier de tous les êtres. — Et omnis... Le serment provient de la défiance que les hommes ressentent les uns à l'égard des autres. Pour attester la vérité d'une assertion, ils prennent donc à témoin le Seiarnour lui-même : Je jure par

Hebr. VI, 17-20.

17. C'est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d'évidence aux héritiers de la promesse le caractère immuable de sa résolution, fit intervenir le serment,

18. afin que par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons une très forte consolation, nous qui avons mis notre refuge dans l'acquisition des biens qui nous sont proposés par l'espérance.

19. Cette espérance, nous la gardons comme l'ancre solide et ferme de notre âme ; elle pénètre jusqu'au dedans du voile,

20. où Jésus, comme précurseur, est entré pour nous, ayant été fait pontife pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech.

17. In quo abundantius volens Deus ostendere pollicitationis heredibus immobilitatem consilii sui, interposuit jusjurandum ,

18. ut per duasres immobiles, quibus impossibile est mentiri Deum , fortissimum solatium habeamus , qui conf ugimus ad tenendam propositam spem ;

19. quam sicut anchoram habemus animée tutam ac firmam, et incedentem usque ad interiora velaminis,

20. ubi praecursor pro nobis introivit Jésus, secundum ordinem Melchisedech pontifex factus in seternum.

Dieu qu'il en est ainsi. Toute controverse prend fin lorsqu'une formule de ce genre a été prononcée, le point en litige étant regardé comme certain (ad conjlrmationem). — Dieu a daigné avoir i-ecours ù ce moyen pour confirmer sa promesse et pour garantir notre espérance (vers. 17) : in quo (c.-à-d. : par cette métliode)... volens... L'adverbe abundantius retombe sur ostendere: (Voulant) montrer avec plus de force et d'évidence. — Pollicitationis heredibus. En efEet, la promesse faite à Abraham visait encore, dans sa réalisation totale, les descendants du père des croyants ; des Juifs, elle avait ensuite passé aux chrétiens, sa postérité mystique. — Immobilitatem : to atxsxâÔeTOv, le caractère Immuable et inébranlable de cette pi'omesse. — Ut per duas res... (vers. 18). Ces deux choses sont, d'une part, la promesse même ; de l'auti'e, le serment destiné à la ratifier. — Les mots quibus impossibile... développent l'adjectif immobiles : Dieu ne peut pas plus être infidèle à sa promesse qu'à son serment. Les choses étant ainsi, notre confiance en lui doit être parfaite ; ce qui nous procure une immense consolation (fortissimum solatium...), lorsque nous recourons à lui dans nos besoins. — Ad tenendam... : pour saisir et posséder l'espérance du salut éternel, qui est comme placée devant nous (propositam). — Quam... Les vers. 19-20 exposent une raison spéciale qu'ont les chrétiens de compter sur la promesse divine, depuis l'ascension de Jésus -Christ, notre pontife. — Sicut anchoram. . . L'image est fort bleu choisie , puisque l'ancre est le symbole antique et familier de l'espérance (voyez Eschyle, Agam., 488), symbole que les premiers chrétiens aimaient à graver sur leurs anneaux et sur leurs tombes (Clément d'Alex., P3Bdag.,iu, 59). — Les épithètes tutam, Jlrmam, et... peuvent se rapporter soit à l'ancre , soit à l'espérance. — Usque aa tHf«rtom... Figure empruntée au culte di

l'Ancien Testament, pour désigner la présence la plus intime de Dieu, le Saint des saints du ciel , où Jésus a été admis auprès de son Père (vu, 19). Voyez Ex. xl, 5-19; VAtl. arch., pi. xcvii, fig. 4. — Prœcursor (vers. 20). Nom très significatif : les TrpoSpofxoi étaient des

Ancres suspendues à la poupë d'un navlra (Arc de triomphe d'Orange.)

soldats chargés de remplir le rôle d'éclaireurs en avant d'une armée. — Pro nobis. C'est pour nous, pour notre avantage, que le Christ a pénétré le premier dans le sanctuaire céleste. — Les mots secundum ordinem. . . pontifex. . . nous ramènent à v, 10 , passage où l'auteur a interrompu sa dissertation pour donner un iong avertissement aux Hébreux.

4° Le sacerdoce du Christ selon l'ordre de Melchisedech. VII, 1-28.

L'auteur s'applique à montrer qu'il y eut,

67tî

Hebr. Vil, 1-4.

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