‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 558 sur 873 · in tantum melioris testamenti sponsor factus est Jésus · texte numérisé non relu

in tantum melioris testamenti sponsor factus est Jésus

23. Et alii quidem plures facti sunt sacerdotes , idcirco quod morte prohiberentur permanere ;

24. hic autem eo quod maneat in seternum, sempiternum habet sacerdotium.

25. Unde et salvare in perpetuum potest accedentes per semetipsum ad Deum,

perfection ; mais elle est l'introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

20. Et comme cela n'a pas eu lieu sans serment, (car les autres prêtres le sont devenus sans serment ,

21. mais celui-ci a été établi avec serment, Dieu lui ayant dit : Le Seigneur a juré, et il ne s'en repentira pas. Tu es prêtre pour l'éternité),

22. Jésus est par cela même le garant d'une meilleure alliance.

23. De plus, chez eux il y a eu des prêtres en grand nombre, parce que la mort les empêchait de l'être toujours;

24. mais celui-ci, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce éternel.

25. C'est pourquoi il peut sauver pour toujours ceux qui s'approchent de Dieu

pensation. — Per quam... Nature spéciale de cette espérance. Sous l'Ancien Testament, les seuls prêtres avaient le droit de pénétrer jusque dans le sanctuaire, lieu où le Seigneur manifestait Fa présence ; l'évangile nous promet que nous vivrons à jamais auprès de Dieu. — Et quantum ( le verbe est manque dans le grec )... Caractère immuable, éternel, du sacerdoce de Jésus-Christ, vers. 20-25. — Non sine... L'apôtre n'a pas encore épuisé le bel oracle du Ps. cix. Il tire maintenant parti du serment divin qui avait accompagné l'annonce de la collation d'un nouveau sacerdoce au Messie. — Alii quidem... La parenthèse qui s'ouvre ici ne s'achèvera qu'avec le vers. 21. Au lieu de « alii » le grec dit 01 (xév (« illi » : ceux-là, les prêti-es lévitiques), par opposition à ô 8é (« hic autem » : celui-ci, Notre-Selgneur Jésus-Christ) du vers. 21. De ce qu'aucun serment ne fut associé par le Seigneur à l'institution du sacerdoce mosaïque, l'auteur conclut à l'infériorité des prêtres juifs par rapport à Jésus, notre pontife. En effet, un serment suppose, de la part de Dieu, l'intention de maintenir malgré tout l'institution qu'accompagne ce serment. — Per eum qui... (vers. 21). C.-à-d., par Jéhovah lui-même. Au lieu du prétérit dixit, le grec emploie le participe présent (Xeyovto;), la parole en question ayant une valeur permanente. — Juravit Dominus..., et... Dans le psaume, ces mots sont ijimplement une formule d'introduction à l'oracle proprement dit, Tu es sacerdos...; mais notre auteur les traite comme s'ils faisaient directement partie du divin langage, parce qu'ils mentionnent le serment qui lui fournit sa preuve. - Le trait et non pœnitebit... ajoute à la force du serment, que Dieu est bien décidé à ne jamais rétracter. Sur cet anthropomorphisme, voyez Gen. vi, 6; I Reg. xv, 10; II Reg. xxiv, 16; Jer. xviii, 8. - In tantum (vers. 22). Cette locution correspond h « in quantum » du ver-

set 20». — Melioris tes^tamenti. Cette alliance meilleure représente le Nouveau Testament, par opposition à l'Ancien. En sa qualité de prêtre éternel, Jésus en garantit (sponsor factus...) le caractère immuable et la durée perpétuelle. Ici encore (cf. ii, 9; vi, 20, etc.), le nom du Sauveur est renvoyé emphatiquement à la fin de la phrase. — Et alii ( ol (jlIv, les uns; comme au vers. 20**)... Les vers. 23-25 démontrent la perpétuité du sacerdoce de Jésus- Christ, et par conséquent sa supériorité à un autre point de vue: les prêtres lévitiques étaient sujets à la mort, tandis que Jésus ne meurt point; il exerce donc ses fonctions d'une manière ininterrompue, de sorte qu'il est réellement unique.— Plures facti... Non seulement ils furent nombreux dès l'origine, mais, constamment fauchés par la mort, ils furent remplacés tour à tour par leurs enfants.— Permanere ne signifie pas ici : demeurer vivants, mais demeurer en fonctions comme prêtres. — Contraste : Hic autem... in seternum (vers. 24). Par suite de son existence sans fin comme Fils de Dieu , Jésus possède un sacerdoce éternel; il n'a donc ni remplaçant, ni successeur. L'adjectif aTrapàêaTOv, équivalent grec de sempiternum, a été diversement traduit ; la meilleure interprétation est « inviolable » ; c-à-d., absolu, perpétuel. La Vulgate donne bien le vrai sens. — Unde et salvare... (vers. 25). Conséquence très heureuse de cette durée intermiuable du sacerdoce de Jésus. Le sacerdoce juif, on l'a dit plus haut (cf. vers. 11 et 18), était incapable de conduire les hommes à la perfection et de les sauver complètement; c'est précisément pour cela qu'il a été abrogé. Celui de Jésus-Christ, qui lui a été substitué, est tout • puissant pour procurer le salut; aussi subsistera-t-il à jamais. — In perpetuum n'est pas la traduction rigoureuse de si; TO TzavTsXéç, qui signifie : entièrement, absolument. — Accedentes per semetipsum. Dana le grec : ôi' aùxou, par lui; ceux qui s'ap-

Hebr. VII, 26-28.

par lui , étant toujours vivant pour intercéder en notre faveur.

26. Car il convenait que nous eussions un tel pontife, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux ;

27. qui n'a pas besoin, comme les prêtres, d'offrir tous les jours des victimes, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du p*"iple ; car cela, il l'a fait une fois pour toutes, en s'offrant lui-même.

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