‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 557 sur 873 · Nihil enim ad perfectum adduxit · texte numérisé non relu

Nihil enim ad perfectum adduxit

In qua ( plutôt : « in quani », au sujet de laquelle)... Moyses. Moïse est nommé personnellement, parce qu'il avait été le médiateur de l'ancienne alliance. — Et amplius.., (vers. 15). Ce qui e.-^t encore plus manifeste (allusion au début du vers. 14), c'est la nécessité d'un sacerdoce entièrelnent nouveau, à cause de l'insuffisance de l'ancien. — Si... exurgat... Hypothèse réalisée en Nntre-Seigneur .Jésus-Christ, La formule secundum similitudinem... est identique & « secundum ordinem... » : selon le type, le modèle. — Qui... factus est (vers. 16). C.-à-d.; qui est devenu prêtre. Les mots non secundum..., sed... renferment une double antishèse : d'abord entre legem et virtutem , puis entre mandati carnalis et vitœ insolubilis. Une loi est quelque clux^e d'extérieur; la force est Intérieure. Un commandement charnel , c.-à d., terrestre, est soumis au changement; la vie indissoluble marque la perpétuité. Or, « un sacerdoce formé d'après le premier type est essentiellement subordonné à l'influence de la mort; un sacerdoce formé d'après le second type doit être éternel. » Le sacerdoce selon l'ordre d'Aaron était vraiment extérieur et charnel , car il s'occupait avant tout des choses du dehors (victimes matérielles , purifications corporelles , perfection extérieure ) ; 11 n'est pas étonnant qu'il dût disparaître un jour, pour faire place an sacerdoce tout parfait du Fils de Dieu, sacerdoce perpétuel comme Jésus lui-même. — Contestatur (vers. 17). Au passif, comme au vers. 8, d'après la meilleure leçon du grec : Il est attesté (par Dieu, ou par l'Écriture). L'apôtre veut prouver que Jésus -Christ est prêtre «secundum vii^tutem vitae. , . ». — Quoniam tu es. . . Ce grand oracle est cité encore une fois, pour rappeler soit la perpétuité absolue ( in selermtm ), soit le caractère particulier {secundum ordinem...) du sace/doce de Jésus- Christ. — Reprobatio quidem. .. (vers. 18-19). Motif de l'abrogation du

sacerdoce lévitique et de la loi nio-ajqae. Comp. le vers. 11. Ils sont insuffisants l'un et l'autre; d'où il suit qu'ils sont inutiles après l'inauguration du nouveau sacerdoce et de la loi nouvelle. — D'après de nombreux interprètes, les mots prsscedentis mandati désigneraient directement la législation sinaïtique tout entière; nous croyons, d'après le contexte, qu'il est mieux de les restreindre au sacerdoce d'Aaron. Par conséquent : l'annulation du commandement spécial qui avait trait à ce sacerdoce! — Les deux expressions infirmitatem et inutilitatem, caractérisent fort bien le sacerdoce et la législation du Sinaï. Cette loi donnait des ordres, mais elle n'aidïilt point à obéir; elle ne touchait pas directement aux âmes et ne les conduisait pas &

Abel et Melchlsedecla offrant k-ur saciifice (D'après une mosaïque de Ravenne.)

la perfection: nihil enim ad... (vers. 19). Cf. Rom. VIII, 3; Gai. iv, 3, etc. Le sacerdoce qui lui était rattaché aA'ait les mêmes défauts. — Les mots introductio vero... complètent la phrase qui a commencé avec ce verset. D'un côté, la promesse d'un sacerdoce nouveau annonçait l'abrogation du sacerdoce et de la loi mosaïque ; de l'autre, elle ouvrait un magnifique horizon sur l'avenir. — Melioris spei... C.-à-d., d'une espérance meilleure que celle que la loi ancienne était capable de procurer. Ceux qui avaient renoncé à cette loi avaient donc une ample com-

Hebr. VII, 20-25.

lex; introductio vero melioris spei,per quam proximamus ad Deum.

20. Et quantum est non sine jurejurando (alii quidem sine jurejurando sacerdotes f acti sunt ;

21. hic autem cum jurejurando, per eum qui dixit ad illum : Jura vit Dominus, et non pœnitebit eurr. Tu es sacerdos in seternura),

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