Voluntarie enim peccantibus no
de nos précieux avantages, et nous approcher de Dieu avec confiance: accedamus (vers. 22). Toutefois, plusieurs dispositions bont requi-es pour que le Seigneur nous fasse un bon accueil. D'abord, un cœur sincère (cum vero...); en second Heu, une fol parvenue à son entier développement (in plenitudine... ; cf. I Cor. xiil, 13); puis une grande sainteté, que décrivent les exnressions symboliques aspersi... et abluti..., em-
Lô L'ai'iéme. ( Fresque de Rome.)
pruntéos aux cérémonies lévitiques, et désignant très clairement les sacrements do la pénitence et du baptême. L'absolution sacramentelle agit directement eur la conscience coupable; l'eau du bapiôii.e purifie l'âme en lavant le corps.
23-25. A côlé de ces privilèges, il est pour les chrétiens des devoirs essentiels, que l'auteur les prosse d'accomplir avec fidélité. — Premier devoir : Teneamus (xarsxwfjLev : tenons fortement; cf. m, 6, 14,' etc.)... Allusion à la profession de foi qu'on exigeait des catéchumènes avant de les baptiser. L'expression S2m... covfessionem équivaut ici à confession de la foi; en effet, la béa-
titude éternelle, qui est l'objet, direct de l'espérance, est comme un résumé de tout le s^ymbole. Il n'est pas étonnant que l'espérance occupe une place très importante dans une lettre destinée à lutter contre le découragement. Cf. m, 6; VI, 11, 18, 19; vu, 19, etc. — Indeclinabilem (àxXivf, ): qui ne fléchit pas; par suite, qui demeure ferme et inébranlable. — Fidelis enim... Motif sur lequel s'appuie l'espérance du chrétien : Dieu ne saurait manquer à ?es promesses. — Consideremus. . . (vers. 24). C'est le second devoir : s'exciter mutuellement au bien par les exemples d'une vie parfaite. — Non deserentes... (ver?. 25). Troisième devoir, qui est exposé tour à tour en termes négatifs et en termes positifs. — Collectionem vostram (ttjv è7i:io-uvaYa.YY|v...), C.-à-d., les assemblées religieuses des chrétiens. Jn certain nombre de ceux auxquels s'adresse l'apôtre avalent cessé en tout ou en partie de les fréquenter, à cause de la diminution de leur foi (sicut consuetudinis...), et c'était là un signe fâcheux, inquiétant. — Sed consolantes... Les chrétiens de Jérusalem avaient une raison spéciale de s'exciter mutuellement au bien : tanto magis quanto... Une cri?e très grave était à l'horizon, et ils devaient se tenir prêts à tout. — Par les mots appropinquantem diem (tyiv y|[xépav avec l'article, le jour bien connu), 11 est certain que l'auteur a voulu désigner ici le second avènement de Jésus- Christ (cf. I Cor. m, 13 ; I Thess. v, 4 ; Il Tim. i, 12, 18, etc.), mais sans vouloir rien déterminer de précis au sujet de sa proximité plus ou moins grande. Voyez ce qui a été dit sur ce point à propos de Rom. xiii, 14. Comp. aussi II Thess. II, 2. Dans son discours eschatologique (Matth. xxiv), Jésus-Christ a associé très étroitement la ruine de Jérusalem et le jugement général, parce que le premier de ces faiis devait être le prélude et le type du second ; l'apôtre se conforme ici à l'exemple du Sauveur, car les signes précurseurs de la ruice de l'État juif frappaient alors tous les yeux.
2« Châtiments terribles auxquels s'exposent les apostats. X, 26-31.
Tableau vigoureur:ement tracé, qui rappelle
Hebr. X, 27-31.
bis post acceptam notitiam veritatis, jam non relinquitur pro peccatis hostia,
27. tenibilis auteu) qiisedam expectatio judicii, et ignis œmulatio, quae consutnptura est adversarios.
28. Irritara quis faciens legem Moysi, sine ulla miseratione duobus vel tribus testibus moritur :
29. quanto magis pntatis détériora mereri supplicia, qui Filium Dei conculcaverit, et sanguinem testament! pollutum duxerit, in que sanctificatus est, et spiritui gratise contumeliam fecerit ?
30. Scimus enim qui dixit : Mihi vindicta, et ego retribuam. Et iterum :
Quia judicabit Dominus populum suum.