‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 590 sur 873 · mais ils en désiraient une meil · texte numérisé non relu

mais ils en désiraient une meil

de cette terre; elles montaient jusqu'au citl même. — Fundamenta (avec l'article dans le grec : les fondements) habentem... La ville qui a les fondements par excellence, les fondements éternels , n'est autre que le ciel , représenté sous la figure d'une cité idéale, permanente. Comp. le vers. 16 ; xii, 22 et 23 ; xiii, 14; Apoc. .XXI , 2 , etc. — Artifex et conditor. Le premier de ces substantifs (xe'/^vizriç, le dessinateur) désigne Dieu en tant qu'architecte de la ville du ciel; le second (Sïitxioupyos ) se rapporte à la construction même. Ce détail prouve de la façon la plus évidente qu'Abraham et les patriarches croyaient à l'immortalité de l'âme. — Fide et ipsa... Troisième degré de la fol d'Abraham, vers. 11-12 : c'est ce qu'on a fort bien nommé la foi d'influence, car nous verrons Sara, d'abord incrédule, gagnée elleniêoie par la foi de son mari. — Virlutevi in conceptionem. .. Grand miracle, opéré en vei'tu de sa foi. « Elle crut, et elle enfanta selon qu'elle avait cru » (Théodoret). Sara coopéra ainsi à la réalisation de la promesse. — Quoniam Jidelem. . . Comme plus haut, x, 23. — Propter quod... (vers. 12). Récompense de cette foi sincère. — Ab uno : d'Abraham. D'un seul homme , qui avait dépassé l'âge d'avoir des enfants d'une manière naturelle (emortuo : il était comme mort à ce point de vue; cf. Rom. IV, 19), naquit une postérité sans nombre. Lc^ mots tanquam sidéra... et sicut... sont un écho de Geu. xxir, 17.

13-16. Après avoir décrit la fol des patriarches sous son aspect pour ainsi dire passif, l'écrivain sacré s'interrompt un instant, pour nous la faire contempler au moment de leur mort. — Juxta Jidem defuncti... Ils moururent comme ils avaient vécu, sous l'mfluence et soua

la direction de la foi. — Oiiims isti. C.-à-d., Abraham, Sara, Isaac et Jacob, cités nommément dans les versets qui précèdent. — Non aceeptis... : sans avoir vu l'accomplissement des promesses célestes ; ce qui avait été pour eux une peine et une épreuve. — Malgré cela, ils croyaient et espéraient toujours. Pour le démontrer, l'auteur jette un coup d'œll sur l'ensemble de leur vie, qu'il résume admirablement : f,ed... Les trois traits a longe... aspicientes, salutantes, confitentes quia..., sont en gradation ascendante. Les patriarches contemplaient d'avance la réalisation des promesses ; ils saluaient joyeusement cette vision sublime ; ils confessaient bien haut qu'ils n'étaient point faits pour cette terre, mais pour une vie supérieure. — Peregrini ( lévoi, étrangers) et hospites (TrapsTciÔY^- [xoi, domiciliés dans un autre pays que le leur...). Allusion à des paroles célèbres d'Abraham et de Jacob. Cf. Gen. xxiir, 4; xxvi, 3; XXVIII, 4 et XLVir, 9. Ils ne regardaient pas cette terre comme leur vraie patrie, mais comme un pays étranger, où ils ne faisaient qu'habiter en passant. — Qui enim. . . Les versets 14-16 commentent ces paroles inspirées par la foi. Tenir un pareil langage, c'est montrer qu'on a conscience de vivre sur une terre d'exil, et que l'on est en marche vers la vraie patrie. — Et si quidem... (vers. 15). L'auteur prévient une objection. En parlant ainsi , les patriarches ne songeaient nullement à la Chaldée, leur pays d'origine, où il leur eût été relativement facile de revenir, s'ils l'avaient voulu (habebant... tempus...). — Nvnc autem (verset 16), C.-à-d.: d'après le véritable état des choses, d'après leur sentiment le plus Intime.— Meliorem : une patrie meilleure que la Chaldée et que la terre promise ; le ciel môme (id est...)n

Hebr. XI, 17-19.

leure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu, car il leur a préparé une cilé.

17. C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve; et il offrait son fils unique, lui qui avait reçu les promesses,

18. à qui il avait été dit : C'est par Isaac que tu auras une postérité appelée de ton nom.

19. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter d'entre les morts; aussi le recouvra- 1- il comme en figure.

id est, cselestem. Ideo non confunditur Deus vocari Deus eorura, para vit enim illis civitatem.

17. Fide obtulit Abraham Isaac, cum tentaretur; et unigenitum offerebat, qui susceperat repromissiones ,

18. ad quem dictum est : Quia in Isaac vocabitur tibi semen ;

19. arbitrans quia et a mortuis suscitare potens est Deus, unde eum et in parabolam accepit.

— Cftte foi vive n'est pas demeurée sans récompense : Ideo non confunditur. . . Formule qui fait bien ressortir la grande condescendance de Dieu dans le cas indiqué. — Deus eorum. Leur Dieu dans un sens très spécial. Allusion à Ex. ni, 6, 15-16 (cf. Mattli. xxii, 32 ; Luc. XX, 37), où le Seigneur se révéla à Moïse comme « le Dieu d'Abraham , le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob ». — Paravit enim... Non content d'avoir avec eux des relations personnelles et de se faire nommer d'après eux, il a pris des mesures pour les faire habiter à jamais auprès de lui, dans la cité permanente du ciel. 17-22. La foi des patriarches envisagée comme acceptant généreusement le sacrifice. — Fide obtulit... D'abord, vers. 17-19. le sacrifice héroïque d'Abraham, raconté Gen. xxii, 1-19, et

Le BacriQce d'Abraham. (Sculpture de sarcophage.)

mentionné assez souvent dans les saints Livres (cf. Sflp. x , 5 ; Eccli. XLiv, 21 ; I Mach. ii, 52 ; Jac. II, 21). — Cum tentaretur. Ce fut là, en effet, une terrible épreuve, une rude tentation, qui corslsta non seulement dans la nature même du sacrifice demandé, mais suitout. au

point (le vue de la foi, dans la contradiction apparente qu'il y avait, de la part du Seigneur, à exiger la mort de l'enfant auquel avait été rattachée nommément la promesse messianique. — Unigenitum : unique dans le sens qui vient d'être indiqué (qui susceperat...). Ismaël ne comptait pas sous ce rapport. L'imparfait de la durée, offerebat, est tiès significatif dans ce passage. — Ad quem (vers. 18). Le pronom se rapporte à Abraham, auquel avait été faite la magnifique promesse In Isaac vocabitur... Cf. Gen. XXI, 12. — Arbitrans quia... (vers. 19). Raison dernière de l'obéissance d'Abraham en ce moment très douloureux : il comptait sur une intervention de la toute-puis?ance de Dieu, à qui rien n'est impossible, et qui pouvait aisément ressusciter Isaac immolé : et (conjonction très accentuée : même) a mortuis... — Unde eum... in parabolam («in parabola » d'après le grec ) . . . Suivant un certain nombre de commentateurs anciens et modernes, « unde » n'aurait pas ici le sens de C'est pourquoi, qui lui est habituel dans cette épître, mais sa signification locale primitive , « d'où » ; par conséquent , « ex mortuis ». D'après la disposition intime d'Abraham, disent ces auteurs, Isaac fut réellement immolé ; mais Dieu rendit le fils à son père « in parabola », c- à -d., d'une manière figurée, sous la forme du bélier qui périt à sa place. Cette interprétation est peu naturelle ; il est même juste de dire qu'elle e-t « assez fade '». Aussi d'autres interprètes très nombreux (Primasius , saint Jean Chrysostome , Théodoret, Théophylacte , Estius, Calmet, van Steenkiste, Drach, etc.) laissent -ils à « unde » le sens de « quapropter » ; puis ils voient dans le trait « in parabolam accepit » une immense récompense de la foi d'Abraham : Isaac fut rendu au père des croyants comme une parabole; c.-à-d., comme le type, la figure d'un événement de beaucoup supérieur: à savoir, la mort et la résurrection de Notre - Seigneur Jésus -Christ. Ainsi comprise, cette réflexion s'harmonise fort bien avec la parole du Sauveur, Joan. VIII, 56 : « Abraham... a vivement désiré de voir mon jour ; il l'a vu , et il s'est léjoui. » — Fide Isaac... Jacob. Les vers, 20 et 21 citent tour h tour un acte sigciificatif de la

Hebr. XI, 20-26.

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