Deo pro nobis melius aliquid pro
(vers. 35a). La foi des mères auxquels leurs enfants furent ainsi merveilleusement rendus s'unit à celle des thaumaturges, et ne contribua pas peu au prodige. Cf. III Reg. xvii, 17 et ss. ; IV Reg. IV, 12 et ts. — De resurrectione : par la résurrection.
35'' -38. Grandes souffrances endurées courageusement pour la foi durant cette même période. — Alii. D'autres, dont le triomphe consista à se laisser vaincre extérieurement par la persécution et les tourments, pour maintenir leur foi dans son intégrité. — Bistenti sunt. Le mot grec èryiXTiavtaÔyjcrav semble désigner le supplice de la roue. Dans ce cas, l'allusion porterait sur l'épisode raconté II Mach. vi* 18. — Non suscipientes...: refusant héroïquement l'occasion que leurs bourreaux leur offraient d'échapper à la mort. Cf. II Mach. vi, 21; vu, 27, etc.
— Ut meliorem, . . Bq apostasiant. Ils auraient joui de quelques années de vie sur la terre ; en demeurant fidèles, ils trouvèrent la mort, mais pour ressusciter glorieusement un jour. Cf. II Mach. VII, 9, 14, etc. — Ludibria et verbera ( d'après le grec : des coups de fouet ). « Des coups sur l'âme et sur le corps. » Cf. II Mach. vu, 7 et ss. •— Vincula et carceres. Épreuve plus longue, et souvent plus pénible. Cf. III Reg, xxii, 27; Jer. xxxvii, 1 et ss.; I Mach. xiii, 12, etc.
— Lapidati sunt ( vers. 37 ). Ce fut le cas de Zacharie, fils de Joïada (II Par. xxiv, 20-21), et aussi de Jérémie, d'après la tradition juive. Comp. Matth. xxiii, 27. — Secti sunt (sciés ea deux parties). Comme Isaïe, d'après la même tradition. Sur ce supplice, voyez II Tîeg. xii, 31 ; I Par. XX, 3, etc. — Tentati sunt : à la manière de Job. On a souvent conjecturé que la leçon grecque è7t£tpâa-ô-/]aav serait une faute de copiste pour èTtprJTÔricav, « combusti sunt ».
— In occisione gladii... Cas très fréquent. Cf. I Reg. IX, 10; Jer, xxvi, 23, etc. — Circuierunt... Cet exemple et les suivants mentionnent des faits de persécution n'allant pas jusqu'au martyre comnlet; — Melotis ( fj.v]Xa)Tatç). Le vêtement grossier qui caractérisait les anciens prophètes (cf. III Reg. XIX, 13, 19; IV Reg. 11, 8,
Comment. — VIII.
13, etc.). Il était d'ordinaire en peau de mouton ou de chèvre; de là les mots in pellibus... — Egentes : dans un complet dénuement. -- Angustiati, afflicti : persécutés physiquement et moralement. — Mais, au milieu même de cette misère extérieure, ils étaient de beaucoup supérieurs au monda : quibus dignus... — Errantes ; pourchassés par leurs cruels ennemis. Cf. m Reg. xviir, 4, 13 et xix, 9; I Mach. u, 51; II Mach. V, 27 et vi, 11 , etc.
6» Conclusion. XI, 39-40.
39-40. Raison pour laquelle tous ces héros de la foi n'ont pas vu l'accomplissement de la promesse divine. — Ei omnes. Tous les saints personnages mentionnés depuis le début du chapitre.
— Testimonio... probati. D'après le grec : ayant reçu le témoignage (l'éloge divin) par leur foi, c.-à-d., à cause de leu foi. Comp. le vers. 2.
— Non acceperunt repromissionem. Avec l'article dans le grec : la promesse par excellence et sa réalisation ; c.-à-d., la récompense du ciel ( cf. x , 36 ) , par opposition aux promesses particulières dont a parié le vers. 33. — Deo... melius... (vers. 40). C'est en Dieu, dans une décision mystérieuse de sa Pi-ovidence (providente), qu'il Tant chercher le motif pour lequel ces héros n'ont pas joui immédiatement de la grande récompense promise. Il voulait que la consommation finale eût lieu pour tous en même temps dans le Christ : ut non sine nobis (sans nous, chrétiens)... Par cette consommation (consummarentur, T£X£tcoOcî)(7i.v), de nombreux interprètes entendent simplement l'entrée dans li ciel. Ce bienheureux séjour était fermé aux hommes jusqa'à l'ascension du Sauveur; c'est pour cela que les Saints de l'Ancien Testament n'y sont pas entrés aussitôt après leur mort. M.ils, lorsque Jésus- Christ monta au ciel, il y fît pénétrer avec lui les âmes justes aussi bien de l'ancienne alliance que de la nouvelle. Cette explication est excellente ; mais peut-être vaut-il mieux, à la suite de saint Jean Chrysostome, de saint Augustin, d'Estius, etc., prendre le verbe « consummari » dans un sens encore plus strict, et lui faire déf-igner la résurrection dea
IlEBR. XII, 1-2.
videute, ut non sine nobis consummarentur»
quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.