les yeux fixés sur l'auteur et lo
corps. De cette manière, il sei'ait encore plus exact de dire que la consommation finale ne commencera pas plus tôt pour les élus de l'Ancien Testament que pour nous, puisqu'elle n'aura lieu qu'à la fin des temps pour les uns et pour les autres. Quoi qu'il en soit, notre part est de beaucoup la meilleure, et nous avons Traiment reçu de Dieu melius aliquid, puisque nous avons vu le Christ de près, et participé davantage à ses grâces.
§ III. — L'auteur applique les leçons du passé à ses lecteurs, dont la situation était si pénible. XII, 1-21.
10 Effets bienfaisants de la souffrance. XII, 1-13.
Cha-P. XII. — 1-3. Deux raisons de supporter courageusement l'épreuve. La première consiste
Théâtre rempli de spectateura. (Médaille antiiue.)
dans le souvenir des vaillants héros qu'a signalés le chap. XI ; la seconde, dans l'exemple de Notre- Seigneur Jésus-Christ. — Ideoque. TotyapoOv du grec est très rarement employé dans le Nouveau Testament ; c'est un « ergo » très énergique. — Tantam hahentes... Par cette très belle métaphore, l'apôtre suppose qu'il est avec ses chers Hébreux dans l'arène d'un amphithéâtre, sui-
le point de courir pour remporter le prix. Tout autour, il aperçoit des rangées immenses de spectateurs, comme c'était le cas dans les jeux. La locution nuhem testium est très classique pour désigner une masse très dense de peuple. Ici, les témoins sont évidemment les héros dont il vient d'être question. — Impositam. Mieux, d'après le grec : placés autour, — Déponentes... La métaphore continue. Les athlètes se dépouillaient de tout poids encombrant ; le chrétien doit se débarrasser de même de tout ce qui pourrait l'alourdir dans sa course vers le ciel, et plus spécialement du péché ( et... peccatum ). La signification de l'adjectif grec sÙTteptaraTov est incertaine, car il n'est employé nulle part aUleurs. La traduction de la Vulgate, circumstans nos (qui nous entoure facilement), donne un excellent sens. D'après d'autres : aisément commis. — Après s'être ainsi préparé au combat, le chrétien s'élance avec vigueur dans la lice (curramus), et redouble d'efforts aussi longtemps qu'il le faut pour vaincre /per patientiam : avec une patiente persévérance). — Propositum... : la lutte qui est pour ainsi dire placée devant nous par Dieu luimême. Cf. VI, 18. — Aspicientes ( vers. 2 ). Le grec à<pop(ovT£; dénote deux sctes successifs : détourner ses regards de tout objet capable de distraire l'attention ( àvià ) , et les fixer sur ce qui doit remplir le lutteur d'émulation et de courage. — In... Jesum. Ce nom est placé avec emphase à la fia de la proposition. Cf. ii, 9, etc. Au-dessus de la nuée des témoins de l'Ancien Testament, saint Paul aperçoit une physionomie à la fois divine et humaine, celle du Sauveur Jéfus, beaucoup plus capable encore de fortifier les athlètes chrétiens. — Auctorem... et consummatorem. Daas
Hebr. XII, 3-6.
consommateur do la foi, Jésus, qui, au lieu de la joie qu'il avait devant lui, a souffert la croix , méprisant l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu.
3. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre lui-même de la part des pécheurs une telle contradiction, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée.
4. Car vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en combattant contre le péché.
5. Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils, en ces termes : Mon fils , ne néglige pas le châtiment du Seigaeur, et ne te laist-e pas abattre lorsqu'il te reprend,