Promissionis enim verbum hoc est
Secundum hoc tempus veniam, et erit Sarae filius.
10. Non solum autem illa, sed et Rebecca ex uno concubitu habens, Isaac patris nostri.
11. Cum enim nondum nati fuissent, aut aliquid boni egissent aut mali (ut secundum electionem propositum Dei maneret).
la race Juive pour avoir part à la rédemption messianique. — Neque qui... (vers. 7), C'est la même pensée, appliquée à Abraham, le chef de cette lace, et à ses descendants. Saint Paul arrive au premier fait par lequel il veut prouver sa thèse. — Omnes filii. Fils dans le sens le plus strict , avec droit à l'héritage et aux saintes promesses , comme le dit le verset suivant. — Sed in Isaac... Au lieu d'achever lui-même sa phrase, l'écrivain sacré la termine par une parole empruntée à Gen. xxi, 12, d'après les Septante. Parole de bénédiction pour les uns, mais d'exclusion pour les aulres, puisqu'elle écarte de la vraie postérité d'Abraham tous ceux qui ne devaient pas descendre de lui par Isaac. — Le mot semen n'est pas pris dans le même sens qu'au début du verset. Là il s'agit uniquement de la postérité natui'eile , selon la chair; ici il est question de la postérité à laquelle se rattachaient les promesses divines. Ismaël , les fils qu'Abraham eut de Cétura (cf. Gen. xxv, 1 et ss.), et toutes les tribus issues d'eux, étaient les descendants du grand patriarche dans le premier sens, non toutefois dans le second. — Id est... (vers. 8). De cette citation , saint Paul va dégager un principe général, destiné à en mieux faire comprenilre toute la portée. L'expression filii D<i correspond à « semen » du texte de la Genèse, et représente la race adoptée par Jéhovah pour être l'héritière de ses promesses et de ses grâces (cf. vers. 4«). Or, cette race ne se compose pas des enfants issus de la chair, c.-à-d., nés par la voie ordinaire de Ta génération, comme Ismaël, mais seulement des filii promissionis, tels qu'était Isaac, c.-à-d., de ceux que Dieu avait promis d'avance, et qui sont nés en quelque sorte de cette promesse. Cf. Gai. iv, 23. Dieu voit uniquement dans ces derniers ses enfants proprement dits et le vrai peuple théocratique. C'e!-t à bon droit qu'Isaac est appelé fils de la pr< -messe, puisque ses parents avaient perdu, lorsqu'il naquit, la puisf^ance d'engendrer, et que la promesse divine seule leur rendit mira-
culeusement ce pouvoir. C'est ce qu indique le vers. 9, dans lequel l'apôtre combine les passages Gen. xvni, 10 et 14. — Secundum hoc tempus. D'après le sens de l'hébreu : l'an prochain , à pareille date.
10-13. Second fait : Jacob et Esaû. — Non solum autem... Tran^ition à un exemple encore plus frappant. Le pronom illa manque dans le grec. — Sed et Rebecca, Cette phrase n'est pas achevée. On peut sous -entendre les mots : reçut aussi la promesse. — Ex uno concubitu. Avec une nuance dans le grec : Ayant conçu d'un seul, d'Isaac... Trait significatif : dans le premier cas , le père seu' était le même. Ici , même {ère et même mère; bien plus, deux fils jumeaux. Et cependant un seul d'entre eux est choisi pour propager la race divine. — Patris nostri : l'ancêtre des Juifs, auxquels saint Paul s'associe, en tant que « Judteus ex Judœis ». — Cum enim... (vers. 11). L'apôtre poursuit son argumentation, en y insérant une nouvelle pensée d'une ..rès grande force. Non seulement la naissance ne donne par elle-même aucun droit spécial à la filiation divine, mais le Seigneur n'a pas môme subordonné ses promesses au mérite personnel. — Novdum nati. C'est avant la naissance des deux fils a'Isaac et de Rébecca, par conséquent avant qu'ils eussent été capables de plaire à Dieu ou de lui déi»laix*e iaut aliquid..., aut...), que le choix divin fut fait et promulgué. La liberté de Dieu demeure donc incontestable, comme l'exprime la proposition incidente ut. . . maneret. Les mots secundum electionem, propositum Dei (à la lettre, le dessein de Dieu selon l'élection) repréï^entent le plan éternel de conduite que Dieu s'est tracé relativement au salut des hommes (voyez les notes de VIII, 28), plan d'après lequel il demeure absolument libre de choisir ceux qui seront sauvés. — Le verbe maneret exprime le contraire de « exciderit » du vers. 6'' : afin que ffit établi, fût affermi. — Non ex operibus... (vers. 12), « Le dessein de Dieu selon lélRotion » ne dépend
Rom. IX, 12-17.
12. non ex operibus, sed ex vocante dictum est ei : Quia major serviet minori,
13. sicut scriptiira est : Jacob dilexi, Esau autem odio habui.