Habemus altare, de quo edere non
des anciens pattcurs. — l'ra'positorum : xcbv fjYOufJLSvwv. Nous retrouverons plus bas cette expression (conip. les vers. 17 et 24 ), pour représenter encore les chefs spirituels. Cf. Act. xv, 22. — Le trait qui vobis locuti... contient un titre de ces chefs au souvenir affectueux de leurs administrés : on doit beaucoup à ceux dont on a reçu la parole évangélique, et par là même la foi. Cf. I Thess. V, 12-13, etc. — Quorum intuentes... L'apôtre attire l'attention de ses lecteurs sur un point particulier de la conduite de leurs anciens chefs. Exitum conversationis ; c.-à-d., la fin de leur vie. Ces pasteurs étalent donc morts depuis quelque temps, et d'une manière glorieuse, qui attestait leur foi ; que leurs enfants s'efforcent d'imiter leur courageux exemple (.imitamiid...), si les circonstances le demandaient ! Il est très vraisemblable que nous avons ici ime allusion au nmrtjre de saint Etienne, de saint Jacques le Majeur et d'autres encore. Cf. Act. vu, 59; xii, 1-2.
8-16. Devoirs des chrétiens envers Notre- Seigneur Jésus - Christ , leur pasteur suprême. L'apôtre n'a pas voulu achever sa lettre sans revenir encore une fois sur cette pensée, qui la domine tout entière : Par - dessus tout , adhérer Udèlement à Jésus - Christ ; c'est par lui seul que vous pouvez parvenir au salut. — Le vers. 8 retentit comme une profession de fol : Jésus... heri, et..., et... Il signifie que notre Sauveur est toujours le même, malgré les vicissitudes des temps. Hier représente le passé; aujourd'hui, le présint; in ssecula, l'avenir sans fin. — Ipse : 6 aOto;, le même. D'après la véritable ponctuation du grec, on doit traduire: Jésus -Christ hier et aujourd'hui le même, et dans les siècles. Étant toujours le même en vertu de sa divinité, Jésus saura bien protéger ici -bas ses disciples à travers toutes les difficultés, et les récompenser ensuite de tous leurs sacrifices. — Doctrinis... (vers. 9). Les chrétiens de Jéiu^alem doivent prendre garde de se laisser entraîner, par des doctrines erronées, loin de cet objet invariable de leur foi. — Vanis et peregrinis. I/a première éplthète oppose la multiplicité des doctrines en question à l'unité de l'enseignement chrétien; la seconde les repréaente comme étrangères à la vraie foi. Elles
contifctaieiit sans doute en des « adaptations diverses des pensées et des pratiques juives au
christianisme » Optimum est (simplement,
d'après le grec : Il est bon)... L'auteur confirme son avertissement par l'inutilité, pour ne rien dire de plus, d'un retour aux observances judaïques. — Gratia. Ce mot est placé en avant avec emphase : c'est uniquement de la grâce divine, et pas d'ailleurs, que viennent au chrétien sa for<îe et l'assurance de son salut. — Stabilire cor- Par contraste avec abduci : établir le cœur, c.-à-d. l'âme, sur une base inébranlable. — Aon escis. Allusion très évidente à la religion juive, dans laquelle les mets purs ou impurs, licites ou interdits, jouaient un rôle capital, surtout depuis que les pharisiens avaient ajouté leurs prescriptions sans nombre à celles de la loi. — Quas non profuerunt... C'est donc en vain que l'on chercherait un appui spirituel dans l'obéissance à ces prescriptions, c-à-d., dans le judaïsme. Cf. vu, 8; Rom. xiv, 17, etc.
— Aînbulantibus in... Locution imagée, très expressive, souvent employée par saint Paul. — Habemus... Dans les vers. 10-14, l'apôtre, développant la pensée qu'il a émise au vers. 9, démontre que le judaïsme et le christianisme s'excluent mutuellement, et qu'un chrétien doit se séparer d'une manière absolue du culte juif.
— Altare. Les commentateurs ne sont pas
Ancien autel chrétien (Ve siècle).
d'accord au sujet de la détermination spéciale de cet autel. Pour saint Thomas d'Aquin, Esv
Hebr. XIII, 11-15.
habent potestatem qui tabernaculo deserviunt.
11. Quorum enim animalium infertur panguis pro peccato in sancta per pontificera, horum corpora creraantur extra cas Ira.
12. Propter quod et Jésus, ut sanctificaret per suum sanguinem populura, extra portam passus est.
13. Exeamus igitur ad eum extra castra, improperium ejiis portantes.
14. Non enim habemus hic manentem.civitatem, sed futuram inquirimus.