‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 619 sur 873 · Beatus vir qui sufTert tcntationem · texte numérisé non relu

Beatus vir qui sufTert tcntationem

in omnibus... ne sont un attribut. Les deuxexpressions forment une apposition à « homo ille»,'et marquent le triste caractère de quiconque hésite et doute lorsqu'il prie : homme à deux âiues, inconstant dans toutes ses voies. Ce dernier trait fait t''galement image, mettant sous nos yeux un homme qui , au lieu d'aller droit son chemin, marche tantôt d'un côté tantôt d'un autre, à la façon d'un homme Ivre, à la façon aussi d'un homme qui doute.

3° Il faut se réjouir dans la pauvreté, à cause du néant des richesses. I, 9-11.

9-11. Saint Jacques revient à la pensée qui domine tout ce passage, c.-à-d. , à la joie que le chrétien doit ressentir dans ses différentes épreuves, et il console ceux qui avaient à souffrir de la pauvreté. — Glorietur. Marque d'une joie très vive. Comp. le vers. 2. — Frater. C.-à-d., le chrétien. C'est le nom que se donnaient entre eux les premiers fidèles. — Humilis. Non pas humble au moral, mais dans le stns propre de l'expression, comme le montre le contraste établi entre cet adjectif et le mot « dives ». Couip. le vers. 10. Par conséquent : le chrétien qui est dans une situation vile et pauvre selon le monde. — In exaltatione... (Qu'il se glorifle) de sa hauteur, de son élévation. Il y a dans ce trait un paradoxe saisissant, puisque l'exhortation s'adresse à des hommes humiliés extérieurement. Mais un chrétien, même dans la condition la plus humble, possède une dignité supérieure, dont le souvenir doit le relever à ses propres yeux. — Dives (vers. 10). Le chrétien riche, d'après le contexte. Lui, ce n'est x^as de ses richesses ni de sa grandeur extérieure qu'il doit se glorifier, mais de sa faiblesse et de sa misère en tant qu'homme (in liumïlitaie sua), en pensant au néant de ces biens périssables : quoniam sicut flos... La comparaison est empruntée à l'Ancien Testament, où elle est employée à plusieurs reprises. Cf. Job, xiY, 2 ; Ps. xxxvi, 2 ; lxxxix, 6 ; cii, 15, et surtout Is. xl, 6-8. Vo3'ez aussi I Pftr. I, 24. — Exortus est... (vers. 11). Développement de l'image, au moyen de petites propositions dramatiques, qui se succèdent rapidement. — Cum ardore. Le grec y.aûtjoov désigne probablement ici, comme dans les LXX, le vent d'est (héhr.,. qâdim), extrêmement brfilant, qui dessèche tout sur son passage. — Décor vultus... Gracieuse métaphore : la beauté du visage de la fleur. — Ita et dives... Application de la

comparaison. — In itineribus... : dans fes vaines démarches, dans son va-et-vient dirigé perpétuellement vers le plaisir.

40 Ce n'est pas Dieu qui nous tente; il est au contraire l'auteur de tout don parfait. I, 12-18.

12. Transition : heureux l'homme qui supporte l'épreuve avec courage. Cette idée se rattache au vers. 9, et par là même au vers. 2. — Beatus est un écho du sermon sur la montagne, avec lequel cette épître a de nombreux points de contact. — Qui suffert... D'après

p^pîgpT^

La Victoire portant une couronne.

(D'après un vase peint.)

toute la force du grec : (L'homme) qui résiste à l'épreuve. Non seulement il la subit, mais il ne se laisse point abattre par elle. — Cum probatus... : ôoxc[;.o; jevQy.zvoç, ayant fait ses preuves (en supportant vaillamment l'adver-

Jac. I, 13-15.

qiioniam cum probatus fuerit, accipiet coronam vitœ, quaoi repromisit Deus diligentibus se.

13. Nemo , cum tentatur, dicat quoniam a Deo tentatur ; Deus enim intentator inalorum est, ipse autem neminem tentât.

14. Unusquisque vero tentatur a concupiscentia sua, abstractus et illectus.

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