‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 62 sur 873 · Car l'Ecriture dit au pharaon · texte numérisé non relu

Car l'Ecriture dit au pharaon

C'est pour cela même que je t'ai suscité,

pas des actions ou des mérites des hommes, mais uniquement du divin appel : ex vocante...

— Dictum est... Autre citation biblique, empruntée à Gen. xxv, 23 , d'après les LXX. Major, c'est l'aîné, Esaû ; minor, c'est le plus jeune, Jacob.

— Sicut scriptum... Pour conclure son premier raisonnement, vers. 6-13, l'apôtre cite encore librement, d'après les LXX, une pai'ole sacrée, qu'il tire cette fois du livre de Malachie, i, 2-3, et qui démontre clairement aussi la liberté de Dieu dans le cas en question. Non seulement le Seigneur a choisi l'un des deux frères et négligé l'autre, mais il a aimé l'un et haï l'autre. Évidemment le verbe haïr ne doit pas être pris ici d'une manière absolue, puisqu'il s'agit d'une époque amérieure à la naissance d'Esaii, mais dans le sens restreint (aimer moins) qu'il a dans plusieurs endroits de la Bible. Cf. Gen. xxix, 30-31; Luc. xiv, 26, etc.

3« La réprobation d'Israël n'est pas en opposition avec la justice divine. IX, 14-2".

14-18, Dieu est parfaiteiuent libre d'accorder sa grâce ou de la refuseï*. — Quid ergo... ? Comp. ni, 5, où nous trouvons la même objection et la même introduction. L'apôtre repousse avec horreur, suivant sa coutume (A'bsit; cf. in, 4, etc.), cette objection qui serait blasphématoire. Il passe ensuite à la réfutation proprement dite, vers. 15-18. C'est bien à tort qu'à la suite d'Origène et de quelques autres anciens Interprètes, divers auteurs modernes ont regardé cette série de versets comme la continuation de l'objection. Cette manière de voir ne s'harmonise nullement avec le texte, qui contient visiblement une réponse. — Moysi enim... (vers. 15). Les actes divins qui ont été mentionnés plus haut ne sauraient être injustes, puisqu'ils sont conformes à des principes énoncés par le Seigneur lui-même. — Dicit. Dans l'Exode, xxxiii, 19, d'après la traduction des LXX. — Miserebor... et m,isericordiam... D'après l'hébreu : Je ferai grâce à qui je ferai grâce, et je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde. Le sens général est celui-ci : Je ferai gi'âce et miséricorde à qui je voudrai.

Dieu affirme ainsi qu'il est entièrement libre dans la collation de ses bienfaits, et qu'il n'a d'autre loi en cela que son bon plaisir. — Igitur... (vers. 16). Saint Paul tire explicitement la conclusion , d'ailleurs très claire , de ce texte en ce qui concerne son sujet. Sa phrase est brève et elliptique : Non volentis, neque..., sed... La miséricorde divine ne dépend ni des désirs et de la volonté de l'homme, ni de ses efforts, mais seulement de Dieu. Non que nos bons désirs et nos efforts vers le bien soient tout à fait inutiles : mais ils ne sont pas la vi-aie cause de la grâce. La métaphore « courir » est chèie à notre apôtre. Cf. I Cor. ix, 24; Gai. ii, 2; Phil. ii, 16,

Coureurs dans l'arèûe. (D'après un vase peint.)

etc. Ici, elle signifie : s'agiter pour arriver au salut. — Dicit enim... (vers. 17). la lib rté absolue de Dieu est démontrée par un autre texte scrlpturaire. Le précédent (cf. vers. 15) mettait en relief la bonté de Dieu ; celui-ci présente au contraire un exemple de sa sévérité.

— Pharaoni. Le pharaon duquel Moïse obtint avec tant de peine, pour les Hébreux, l'autorisation de quitter l'Egypte. — Quia... Cf. Ex. ix, 16. La citation a lieu d'une manière légèrement indépendante soit de l'hébreu, soit des Septante.

— Excitavi te. Avec le sens de : Je t'ai suscité. Cf. Mattb. XI, 11; Joan. vu, 52, etc. — Ut ostendam... Tel était le but direct que Dieu

Rom. IX, 18-21.

pour montrer en toi ma puissance, et pour que mon nom soit annoncé dans toute la terre.

18. Il fait donc miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

19. Tu me diras : Pourquoi se plaintil encore? car qui est-ce qui résiste à 8a volonté?

20. 0 homme, qui es -tu, pour contester avec Dieu? Le vase d'argile dit-il à celui qui l'a formé : Pourquoi m'as- tu fait ainsi ?

21. Le potier n'a- 1- il pas le pouvoir de faire de la même masse d'argile un vase pour un usage honorable, et un autre pour un usage vil ?

dam in te virtutem meara, et ut t.nnnutietur nomen meum in universa terra.

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