‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 626 sur 873 · lloliirio raunda et immaculata · texte numérisé non relu

lloliirio raunda et immaculata

connaissance est en soi une chose excellente ; mais elle devient tout à fait nulle si l'on ne va pas au delà, et qu'on ne profite pas des lumières

Pemme occupée à se farder et tenant son miroir à la raain (D'ariès un vase peint.)

reçues. C'est ce qu'indique fort bien la suite de notre petite description, dont la rapidité reproduit admirablement celle des faits racontés. — Consideravit enim... (vers. 24). Après un moment de contemplation, qui correspond à l'accueil plein do foi que l'on fait à la parole divine, on s'en va, détournant d'elle ses regards, et on l'oublie, de sorte qu'on n'en tire en réalité aucun fruit. — Qui autem... (vers. 25). A cet auditeur superflciel et oublieux est opposé maintenant l'auditeur sérieux, qui met à profit la parole. — Perspexerit. Le grec uapaxû<|;aç lait image : se pencher sur un objet pour le mieux voir. Cf. Marc, xvi, 5; Luc. xxiv, 12; I Petr. I, 12, etc. — In legem perfectam... Ce n'est pas à la loi mosaïque que saint Jacques donne ce beau nom, mais k la loi évangélique, comme 1 exige le contexte. D'ailleurs la loi Juive, bien loin d'être une « loi parfaite de

liberté », était plutôt un joug très pesant (cf. Act. XV, 10; Gai. v, 1). Au contraire, la loi spirituelle promulguée par le Christ procure aux âmes la vraie liberté , puisqu'elle les délivie de Satan et du péché. D'autre part, l'évangilo est un code moral parfait, tanlis que la loi du Sinaï, malgré ses qualités incontestables, était très imparfaite, si on la compare à la législation chrétienne. Cf. Gai. iv, 3 et 9 ; Col. ii , 8 et 20, etc. — Et pertnanserit... Ce trait, qui contraste avec « abiit » du vers. 24, dénote une considération incessante de la parole divine. — Non... obliviosus... : par opposition à « statim oblitus est ». A la lettre dans le grec : un auditeur d'oubli. — Factor operis est une locution remarquable, qui met bien en relief l'activité chrétienne et son résultat. Au vers. 22, nous lisions : « factores verbi ». — Beatus in suo facto... Le grec dit avec une nuance : dans son acte (Tcoirioret) ; c.-à.-d., dans son activité môme. D où il suit que saint Jacques ne promet pas seulement le bonheur éternel, mais la sainte joie que procure dès ici-bas une conduite toute chrétienne.

26-27. La vraie et la fausse religion. L'apôtre va indiquer, au moyen d'un exemple frappant, ce qu'il entend par les mots « factor verbi ». Il répond visiblement à une objection tacite : Moi, je ne suis pas un simple auditeur de la parole ; je suis fidèle aux pratiques religieuses.

— Si quis... putat : eu vertu d'une fausse présomption. Le sens est donc : Si quelqu'un s'imagine à tort. Cf. Matth. vi, 7 ; I Cor. m, 18, etfi.

— Religiosum. L'adjectif Opriaxoç n'est employé en aucun autre endroit du Nouveau Testament, ni par les classiques. Il signifie .-pieux, religieux. — Non refrenans... Métaphore fréquemment usitée dans les écrits des poètes et des philosophes grecs ; nous la retrouverons pins bas, III, 2 et 3. Salnb Jacques a spécialement en vue l'abus que l'on peut faire de la langue contre le prochain, comme aussi les paroles de colère, de blasphème, etc. Cf. ni, 9 et ss., U et ss. ; IV, U et ss. — Hujus vana...: sans réalité, nulle au fond, puisque la religion véritable exige autre chose que Us pratiques du culte, comme l'apôtre va le dire immédiatement. — Munda et immaculata (vers. 27). C.-ù-d., la reli*

Jac. II, 1-2.

apud Deum et Patrem hsec est : Visitare pupillos et viduas in tribulatione eorum , et immaculatum se custodire ab hoc Bseculo.

devant Dieu notre Père consiste ê visiter les orphelins et les veuves dans leur tribulation, et à se conserver pur du siècle présent.

Page 1