‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 642 sur 873 · qui ignoratis quid erit in crastino · texte numérisé non relu

qui ignoratis quid erit in crastino

15. Quae est enim vita vestra ? Vapor est ad modicum parens, et deinceps exterminabitur. Pro eo ut dicatis : Si

la condamne de fait, car on se place au-dessas d'elle, comme si elle n'était pas obligatoire. — Autre résultat d'une telle conduite : Si judicas..., non es factor... sed... Juger la loi et la condamner, ce serait sortir de la situation qu'on doit garder envers elle ; en effet , Dieu nous l'a donnée pour que nous la pratiquions, et non pour que nous en soyons les juges. — Unus est... (vers. 12). SI Dieu est l'unique législateur souverain, il est aussi le seul juge suprême, auquel est réservé le pouvoir de sauver et de perdre, comme dit le grec (la Vulgate renverse l'ordre des verbes : perdere et liberare); c.-à-d., de prononcer des sentences favorables ou défavorables. — Tu. . . , quis. . . ( vers. 13 ). Question écrasante pour l'orgueilleux qui s'arrogerait le droit de juger ses frères.

IS*"- 17. Esprit mondain de ceux qui forment des plana d'avenir d'une façon tout humaine, eans s'inquiéter de Dieu, comme s'ils étaient les maîtres absolus de le ai" existence. Nous avons ici un beau commentaire chrétien du proverbe : L'homme propose et Dieu dispose. — Ecce mine. Dans le grec : aye vCiv. Locution fréquente chez les classiques, mais que notre auteur est seul à employer dans le Nouveau Testament (ici et v, 1). On peut la trad lire par : Eh bien, maintenant I La phrase qu'elle ouvre se continue d'une manière très irrégulière, interrompue par la citation des paroles prêtées aux lecteurs et par les réflexions du narrateur. Le tableau n'en eet que plus dramatique. — Hodie aut crastino. Mieux, d'après une leçon plus autorisée : Aujourd'hui et demain. Il est donc question d'un voyage qui durera deux jours. — IMmus... et faciemus..., et... « L'homme proposa », avec une orgueilleuse sécurité. Cf. Luc. xii, 16 et ss. — Lucrum faciemus. But final de tous ces beaux pUns. — Qui ignoratis... (vers. 14). A cette con-

fiance insensée l'auteur oppose tout à coup l'incertitude de l'avenir pour l'homme et la brièveté de la vie : « Dieu dispose ». — Quid... in crastino. Nos projets ne peuvent pas même s'étendre jusqu'à cette limite. Cf. Proy. m, 28 et XXVII, 1. C'est le second de ces textes qui a inspiré à saint Jacques sa réflexion. — Quse est enim... (vers. 15). Non seulement l'homme ne connaît pas ce que lui réserve l'avenir même le plus prochain, mais sa vie, d'une extrême fragilité, peut lui échapper d'un moment à l'autre. — Vapor est. D'après la meilleure leçon du grec : Vous êtes une vapeur. — La comparaison est

Pesage de marcliandises. (Peinture grecque.)

tant soit peu développée : ad modicum..., et.,. La v^apeur, après s'être montrée un instant, se dissipe aussitôt. — Pro eo ut... Après avoir blâmé le langage trop humain qu'il a cité au vers. 13", l'apôtre indique celui qu'un chrétien devrait toujours tenir en pareille occurrence : Si Dominus..., Si vixerimus... Pour l'homme de foi, la seconde hypothèse sa ramène à la première, puisqu'il sait que sa vie dépend uniquement de la volonté de Dieu. Quelques auteurs simplifient la pensée en traduisant : Si If Seigneur le veut, alors nous vivrons, et nous ferons

Jac. IV, 16 — V, 3.

Dominus voluerit, et : Si vixerimus, faciemus hoc aut illud.

16. Nunc autem exultatis in superbiis vestris. Omnis ftxultatio talis maligna est.

17. Scienti igitur bonum facere, et non facienti, peccatum est illi.

devriez dire au contraire : Si le Seigneur le veut, ou : Si nous vivons, nous ferons ceci ou cela.

16. Mais maintenant, vous vous glorifiez dans votre orgueil. Toute jactance de ce genre est mauvaise.

17. Celui-là donc qui sait faire le bien et qui ne le fait pas, commet un péché.

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