in hereditatem inc()riu[)tibilcni, et
à part. — In cbedientiam et... Double résultat du choix divin et de notre sancttScation par le Saint-Esprit. En premier lieu, l'obéissance du chrétien à la volonté de Dieu; en second lieu, le pardon de ses péchés, grâ e à l'efEusion du sang de Jésus (aspersionem...). Le substantif pavTia(j,oç n'est employé qu'ici et Hebr. xii, 24 dans le Nouveau Testament. De part et d'autre, il fait allusion à la scène racontée Ex. XXIV, 8, c.-à-d. à l'aspersion expiatoire faite par Moïse sur tout le peuple hébreu avec le sang des victipies, au moment où fut conclue l'alliance du Sinaï. Mais quelle différence entre le sang des animaux et celui de l'Horame-Dieul Cf. Hebr. ix, 18 ; I Joan. i, 7, etc. — Gratia et pax... C'est le même souhaic que dans les épîtres de saint Paul (voyez Rom. I, 7 et le commentaire); mais Paint Pi«rie ajout-i le vei"be muUiplicetur, Cf. II Petr. I, 2; Judae, 2.
PLEMIÈRE PARTIE
Les privilèges du chrétien et la sainteté qu'ils eiLigent de lui. I, 3-11, 10.
§ T. — Action de grâces à Deu pour le grand hien/ait du salut accordé aux chrétiens. I, 3-12.
1» Joie ineffable que le salut apporte aux fidèle?. I, 3-9.
3 - 5. Que Dieu soit béni pour ses dons gracieux de la régénération spirituelle et du céleste héritage 1 — Benedictus... Ce début aussi resf-emble à celui des épitres de saint Paul, qui commencent presque toutes par une action de grâces à Dieu. Comp. surtout II Cor. i, 3, et Eph. I, 3. C'était probablement un usage commun aux Juifs pieux de commencer ainsi leurs lettres. — Deits et Pater Domini. . Sur ce litre, voyez Rom. xv, 6; ÎI Cor. i, 3 et xi, 31; Eph. I, 3, etc. — Motif de l'action de grâces: qui secundum misericordiam... Le bienfait dont va parler saint Pierre est donc entièrement gratuit de la part de Dieu, car il s'adresse à des misérables et à des indignes. La grande miséricorde de Dieu a été la vraie et l'unique
source de ses grâces. — Regeneravit (avayev- Vf\(jy.c,). Expres-sion rare, propre à saint Pierre parmi les écrivains du Nouveau Testament;
Galate mourant. (D'après une Btatue antique.^
I nous la retrouverons au vers. 23. Mais la pensée est celle de Jésus lui-môme (cf. Joan, m, 5), et Faint Paul (Gai. vi, 15"; Tit. m, 5), puis saint Jacques (i, 18), la mentionnent aussi. Dieu, dans son infinie bonié, nous a donné une seconde naissance, bien supérieure à la première. — In spem... Le premier bienfait de notre régénération a consisté à nous rendre l'espérance perdue. Les espérances humaines sont fragiles et périssables; celle-ci possède tous les éléments d'une vie sans fin ivivam). « L'espérance occupe une place importante dans cette épître. » — Per resurrectionem... Ces mots dépendent aussi de « regeneravit nos » et marquent pour ainsi dire l'instrument ou l'agent de notre nouvelle naissance, lequel n'est autre que la résurrection de Jésus-Christ, gage et modèle de la nôtre. Cf. Rom. vi, 3-4. — In hereditatem... (vers. 4). But final de la régénération du chrétien et objet direct de son espérance. Tout croyant a un héritage, un riche patrimoine, qu'il possède déjà « in .'pe », en attendant qu'il puisse en jouir pleinement et éternellement. Cet héritage consiste dans le royaume du ciel. — Trois épithètes symboliques servent à le qualifier, et à le distinguer d'un patrimoine simplement teipporel, analogue à celui qu'Israël avait reçu dans la terre promise (cf. Act. VII, 5). Incorruptibilem : incor-
I Petr. I, 5-8.
incontaminatam , et immarcescibilera , conservatam in cselis in vobis,
5. qui in virtute Dei custodimini per fidem, in salutem paratam revelari in tempore novissimo.
6. In qiio exultabitis, modicum nunc BÎ oportet contristari in variis tentationibiis ,
7. ut probatio vestrse fidei multo pretiosior auro, quod per ignem probatur, inveniatur in laudem, et gloriara, et honorera, in revelatione Jesu Christi :