‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 681 sur 873 · libertatem illis promittentes, cura · texte numérisé non relu

libertatem illis promittentes, cura

II, 2; I Thess. ii, 3, etc. — Dtrelinquentes rectam... (vers, 15). Comp. Prov. ii, 15, où il est dit que les Aoies des méchants sont tortueuses. — SecuU... Balaam. En effet, comme Balaam, les faux docteurs aimaient extraordir aire ment l'argent et poussaient les hommes aux jouissances honteuses. Cf. Num. xxii-xxiv tt XXXI, 16 ; Apoc. ii, 14. — Ex Bosor. On dirait que le traducteur de la Vulgate a pris Bosor pour un nom de lieu. Il y a dans le grec : toO Boaôp, (fils) de Bosor. D'après le texte liébreu des Nombres, le père de Balaam se nommait B"or (Pewp dans les LXX, « Beor » dans la Vulg.). — Mercedem iniquitatis : l'argent que Balaam reçut du roi moabite Balac, pour maudire Israël. Cf. Num, xxii, 7, 15 et ss. — Correptionem... vesanise. Dans le grec : le blâme de sa transgression. — Subjugale. Le substantif utto- ^ûyiov, dans l'idiome vulgaire d'alors, était le nom habituel de l'âne. Cf. Matth. xxi, 5. L'épithète mutum met en relief le trait miraculeux qui suit : hominis voce loquens. — Le titre prophetse forme une antithèse frappante avec les mots « subjugale mutum ». — Insipientiam (Trapaçpovcav), C'est la meilleure leçon. Quelques manuscrits répètent le mot uapavo- {xlav, transgression. Notons en passant que eaint Pierre accepte comme parfaitement historique le réc t de ce prodige extraordinaire (Num. xxii, 22-23), dont personne alors ne cherchait à contester la vérité.

17-19. Prosélytisme par lequel les faux docteurs ne réussissaient que trop à faire de malheureuses victimes. Nous avons ici le développement des vers. 2* et 14^ — Ei sunt .. La triste énumération qui a été momentanément interrompue au vers. 16 recommence maintenant. — Fontes sine... Comp. Judae, 12; Prov. x, 11 et xiii, 14; Jer. ii, 13. Le rapprochement est très exact, car un docteur qui n'a pas une vraie science ressemble à une fontaine sans eau. Cette image et la suivante signifient que ces térétiques promettaient beaucoup et ne donnaient que le vide, la déception. — Netulse Xurhinxbus (au singulier dans le grec : Xat'Xat

uoç)... Des brouillards, des nuées brumeuses que chasse un violent tourbillon. Cf. Judae, 13; Prov. XXV, 14. — Quilms caligo... C'est encore l'annonce d'un châtiment terrible dans les ténèbres de l'enfer. Quelques manuscrits ajoutent : à jamais. — Superba enim... (vers. 18). Preuve que ces maîtres mensongei's ne peuvent rien procurer de bon. Comp. Judae, le''. A la lettre, d'après le grec : « ingentla » ou « prsegrandia vanitatis »; c.-à-d., des mots sonores, mais creux. Comp. le mot d'Horace, de Art. poet., 97 : « Projicit ampullas et sesquipedalla verba ». — Pelliciunt. Comp. le vers. 14^ Séduire les âmes, c'est tout ce dont ces hommes étaient capables. Les appâts dont iis se servaient étaient, d'une part, des sophismes présentés sous une forme « grandiloquente »; de l'autre, les passions charnelles : in desi leriis... luxurise. Dans le gre\ d'après la leçon la plus accréditée : (Ils séduisent) dans les désirs de la chair, par les débauches. — Qui paululum effugiunt. C'est la meilleure leçon. Divers manuscrits ont ovTco;, vraiment, en réalité, au lieu de okiycùç, un peu. Ceux qui étaient l'objet du prosélytisme des faux docteurs ne s'éloignaient pas assez d'eux, et c'est pour cela qu'ils succombaient. D'après la variante ovxwç , ils s'en seraient d'abord éloignés complètement, mais pour s'en rapprocher ensuite. — Qui in errore. Dans la Vulgate, ces mots sont une apposition à « qui paululum... »; d'après le grec, ils dépendent plutôt du verbe « effugiunt », auquel ils servent de complément : Ils fuient un peu ceux qui vont et viennent dans l'erreur (c.à-d., les docteurs uérétiques). — Libertatem... promittentes (vers, 19). Une fausse liberté, bien entendu, qui dégénérait aussitôt en licence et en émancipation de la chair. Cf. I Cor, vi, 12 et SB.; Gai. v, 13. — Cum ipsi... Le vers. 12 nou<î a montré les séducteurs comme étant euxmêmes sous le joug d'un honteux esclavage ; ils étaient donc incapables de procurer la vraie liberté. Dans sa première épitre, ii, 16, saint Pierre nous a appris déjà qu'il ne faut pas faire de la liberté chrétienne un voile qui

II Petr. II, 20-22.

ipsi servi sint corruptionîs : a quo enim quis superatus est, hujus et servus est.

20. Si eiiim refugîentes coinquinationes miindi in cognitione Domini nos tri et salvatoris Jesu Christi, his riirsus implicati superantur, facta sunt eis posteriora détériora prioribus.

21. Melins eniraerat illis non cognoscere viam justitia6, quara post agnitiouem retrorsum converti ab eo , quod illis traditura est, sancto mandate.

22. Contigit enim eis illud veri proverbii : Canis reversas ad suum vomitum; et, Sus Iota in volutabro luti.

quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on a été vaincu.

20. En effet, si après s'être retirés des souillures du monde par la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus- Christ, ils sont vaincus en s'y engageant I e nouveau, leur dernière condition dev-îcnt pire que la première.

21. Car il eût été meilleur pour eux de n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détoiu-ner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été transmis.

22. Mais il leur est arrivé ce que dit un proverbe très vrai : Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi ; et : La truie, après avoir été lavée, s'est vautrée dans la boue.

masque l'immoralité. — ■ A quo enim... L'apôtre jDStlfle sa dernière assertion, La pensée qu'il exprime ici étaic très familière aux écrivains clîrétienij et païenp. Cf. Joan. vni, 34; rvOin. VI, 16 et vni, 21; Cicéron, in Verr., iri, 22 (.« cupidttatum serves » ).

3« Les dangers et le caractère odieux de l'apostasie. II, 20-22,

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