In hoc cognoscitur spiritus Dei
omnis spiritus qui confitetur Jesum Christum in carne venisse, ex Deo est;
3. et omnis spiritus qui solvit Jesum , ex Deo non est; et hic est antichristus, de quo audistis quoniam venit, et nunc jam in mundo est.
1. Bien-aimés, ne croyez pas h tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour voir s'ils sont de Dieu ; car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde.
2. Voici à quoi vous reconnaîtrez l'esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus -Christ est venu en chair est de Dieu ;
3. et tout esprit qui divise Jésus n'est pas de Dieu; et c'est là Tantechrist, dont vous avez entendu dire qu'il vient, et maintenant déjà il est dans le monde.
§ II. — Le vrai chrétien se sépare des docteurs de menyonge, et aime de toutes se^ forces Dieu et ses frères. IV, 1-21.
10 L'esprit de vérité et l'esprit d'erreur. TV, 1-6.
Chap. IV. — 1-3. Rt'^gles pour discerner les divers et^prits. — Ce nouvel alinéa s'ouvre par une recoramandatiou pressante, Nolite... sed. .., motivée par un fait très douloureux, quoniam multi... — Omni spiritui... L'apôtre vient de dire (m, 24*') que Dieu donne son Esprit aux chrétiens comme un gage de son union avec eux; mais l'esprit mauvais s'efforce naturellement aussi d'agir tur les fidèles par l'intermédiaire de toutes sortes d'influences néfaste-». Il importe donc qu'on sache reconnaître l'Esprit de Dieu, l'esprit du mal et les hommes qui leur servent d'agents. Le mot esprit désigne par conséquent, dans ce passage, tout à la fois le principe bon ou mauvais qui nous communique la vérité ou l'erreur, et « la manifestation concrète, individuelle » de ce double principe, c.-à-d., les prédicateurs officiels do l'évangile et les docteurs hérétiques. — Nolite omni .. creJere. C'est un devoir de n'être pas crédule, mais de se défier, tn face de certaines manifestations. — Probate, ôoxtixâ^cTt,. Métaphore empruntée au travail de l'orfèvre, qui éprouve les métaux pour juger de leur qualité. — Spiritus: les agents humains de l'Esprit-Saint ou de l'esprit du mal. — Pseuîoproplietse ... Le péril n'ét-.'t que trop réel. Iv s faux prophètes ne diflèrcnt pas des antechrists et des séducteurs sur lesquels Jean a dé]^ attiré l'attention de ses lecteurs. Cf. ii, 18-19, 22-23, etc. — In hcc cognoscilur... L'auteur donne (ver.*. 2 et 3) une règle sûre pour discerner l'origine et les tendances des esprits bons et mauvais. La Vulgate a yivciaxaTat, au passif; la meilleure leçon est Y''^'^*'"'^-'^'. vous connaissez (ou à l'impératif : connaissez). — Spiritus Dei : l'unique Esprit de Dieu, qui se manifeste de tant de ma-
nières, mais surtout par les prédicateurs de l'évangile. — Qui confitetur Jesum,.. C'est là un signe infaillible de vérité : on pourra reconnaître comme venant de Dieu (.ex Deo...) tout docteur de la foi qui annoncera hautement «, le Jésus et le Christ, le Fils de Di^u fait homme. Comparez le critérium semblable donné par saint Pa'il, I Cor. xii, 3. — Les mots Jesum,... in carne venis?e (au participe aoriste dans le grec : Jé>u8... venu,..) résument brièvement toute la foi chrétient;e en ce qui concerne la personne et l'œuvre du Sauveur. L'apôtre ne dit point ici « in carnem » (et; aâpxa ; cf. Joan. i, 14), maie « in carne » (èv aapxt), parce qu'il fait allusion non seulement à l'incarnation du Verbe, mais à tout l'ensemble de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le sens est donc : Quiconque confesse que Jésus s'est présenté sous la forme humaine. Saint Jean revient fréquemment sur la confession de la foi. Oomp. le vers. 15; ii, 23 ; Joan. ix, 22 et xn, 42 ; II Joan. 7. — Qui solvit... (vers. 3). La Vulgate a lu évidemment Xûei (cf. m, 8*>). C.-à-d.: Quiconque sépare en Jésus la nature divine de la nature humaine, comme faisaient les Cérinthiens». Ou bien : Quiconque détruit et annule Jésus. Cette variante était déjà connue de saint Irénée, adv. Exr., in, 8, et de Tertulllen , adv. Marc, v, 16. Mais on ne la trouve actuellement dans aucun manuscrit grec, ni dans aucune autre version ancienne, La vraie leçon est : o [x-q o[XoXoyeî, (Tout esprit) qui ne confesse pas Jésus (tov 'ItiToOv avec l'article : le personnage historique connu sous ce nom). D'après le contexte, confesser Jésus, c'est le reconnaître comme le Fils de Deu, qui s'est incarné pour sauver l'humanité. — Et hic. Dans le grec: « Et hoc », toOto ; c.-à-d., cette chose, cette manifestation impie. — Est antichristus. Autre nuance dans le texte primitif: Est l'esprit (rb, sous-entendu iiveOfjLa) de l'antechrist. L'auteur veut dire que la manifestation de ces docteurs Lérétitiucs est déjà par
4. Vous, mes petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous l'avez vaincu, parce que celui qui est eu vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
5. Eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent selon le monde, et le monde les écoute.
6. Nous, nous sommes de Dieu. Celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas.
C'est par liï que nous connaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur.