‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 72 sur 873 · Sed non omnes obediunt evangelio · texte numérisé non relu

Sed non omnes obediunt evangelio

consommation. La justification a lieu ici -bas; le salut total, seulement à la fin des temps.

11-13. Preuve que la justification est accordée à tous les croyants , sans distinction de race. — Dicit... Scriptura. C'est Isaïe, xxviii , 16, qui fournit la démonstration. Voyez ix, 33, où ce texte a été cité d'une manière plus complète. Le prophète dit seulement : Celui qui croit ; mais l'adjectif omnis est contenu implicitement dans le participe hamma'amîn du texte hébreu, qui exprime un fait général : le croyant, quiconque croit. Saint Paul ajoute aussi les mots in iLlum (c.-à-d,, d'après le contexte du prophète, à la pierre symbolique qui figurait le Christ), afin de rendre l'application plus évidente. — Non enim est... (vers. 12). Dès lors ■que la foi existe, le salut l'accompagne, quelle que soit la nationalité de celui qui croit : Judsei et Grœd. Voyez i, 16 et les notes. — Nam idem... Ces mots contiennent le motif pour lequel toute distinction avait cessé chez les peuples sous le rapport religieux. Désormais, tous les hommes ne forment plus qu'une seule famille, qu'une seule nation, rachetée par un seul et môme Seigneur, Jésus - Christ. Ce « Maître » unique possède assez de trésors spirituels pour sauver tout le genre humain : dives in omnes. — Qui invocant... La condition reparaît : c'est encore ia foi, sous un autre nom. — Omnis... quiGiim(iue... (vers. 13). Texte empi'unté à un oracle messianique de Joël, ii, 32, appliqué déj^ aux croyants par saint Pierre, le jour de la première Pentecôte chrétienne. Voyez Act. ii, 17 et ss. Le prophète avait prédit que l'invocation du .lom de Jéhovah, faite avec foi au jour de son terrible jugement, serait un moyen de salut; les deux apôtres supposent très ju>tement qu'il en sera de même de l'Invocation du nom du Messie. Saint Paul ne pouvait mieux conclure £on raisonnement des vers. 6-13.

3° Les Juifs ont refusé d'écouter l'Évangile. X, 14-21.

Cet alinéa présente cela de particulier qu'il abonde en interrogations; ce qui lui communique beaucoup de vie. Ces questions multipliées proposent des difficultés, des objections, auxquelles il est brièvement répondu. Lej citations de l'Ancien Testament sont très nombreuses encore. Le tout déterniioe énergiquement la culpabilité des Juifs , et ne leur laisse pas la moindre excuse.

14-15. Toutes les conditions requises pour éveiller la foi ont été remplies à l'égard des Juifs : lis ont eu toutes les opportunités possibles pfmr reconnaître le nouveau système de justification; s'ils n'y ont pas adhéré, c'est leur faute. — Quomodo ergo...f Saint Paul vient de dire que quiconque invoquera le nom de Jésus sera sauvé. Partant de là, et allant graduellement d'un fait à l'autre, il montre que l'invocation du nom de Notre- Seigneur suppose la foi en lui ; que la fol en lui suppose qu'on a entendu parler de lui (quomodo credent...?), qu'on le connaît ; que cette connaissance suppose une prédication 'quomodo... audient...?)', que la prédication suppose une mission divine iquomodo... visi..., vers. 15). — Cette mission a eu lieuvéritablement, comme l'affirme l'apôtre en empruntant un beau texte d'Isaïe, ui, 7 : Sicut scriptum... : Quam... La citation est faite librement d'après l'hébreu. Dans un joyeux langage, le prophète décrivait par anticipation les messagers qui devaient porter un jour, à travers toute la Palestine, la bonne nouvelle de la fin de l'oxll chaldéen. Saint Paul emploie ce texte pour décrire l'apparition plus avantageuse encore des apôtres du Christ sur la scène du monde.

16-21. Les Juifs n'ont pas répondu à l'appel qu'ils avaient reçu de Dieu. — Ce sont eux qiil

Rom. X, 17-20.

Isaias enim dicit : Domine, quis credidit auditiii nostro?

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