‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 735 sur 873 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

1« Le titre du livre. I, 1-3.

Il nous fait assez bien connaître la nature de l'Apocalypse, car il en indique brièvement le sujet, l'origine divine, le but et l'importance.

Chap. I. — 1-2. Circonstances parmi lesquelles cet écrit a été composé. — Apocalypsis est un mot grec, qui signifie : révélation. Voyez l'Introd., p. 783. Ici , révélation de mystères relatifs à l'avenir, et en particulier au développement et à la consommation du royaume de Dieu. — Les mots Jesu Christi désignent l'auteur de cette révélation. Cf. II Cor. xii, 1 et Gai. i, 12. Toutefois, en tant qu'homme, Jésus-Christ lui-même a reçu de son Père les graves communications qui vont nous être transmises : quam dédit iUi... — Le but que Dieu se proposait en cela était palam facere (ôeUoti, de montrer, de manifester)... qux... — Servis suis (aux serviteurs de Dieu). Ce nom représente, d'après quelques interprètes, les prophètes chrétiens; mieux, suivant les autres , les fidèles en général. — Quse oportet fieri... Tel est l'objet direct des révélations contenues dans l'Apocalypse : il se rapporte aux événements dont Dieu , dans son infinie sagesse, a décrété la réalisation successive. Il faut prendre le mot cito à la lettre, mais sans en trop presser la signification. Quoique, d'après notre sentiment, la plupart des oracles du livre ne doivent s'accomplir qu'à la fin des temps, les faits prédits ne sont pas isolés, pour ainsi dire, d%ns l'histoire du monde; ils se rattachent & d'autres faits préliminaires, qui les préparent,

et dans lesquels la prophétie trouve déjà un accomplissement partiel. Jean le comprenait ainsi, puisque, tout en répétant assez souvent le mot « bientôt d (comp. le vei-s. 3"; ii, 5, 16; in, 11; XXII, 7, 10, 13, 20), il invite ses lecteurs à attendre avec patience (cf. siii, 10 ; xiv, 12). — £t siguificavit. Il y a changement de sujet, car ce verbe ne se rapporte pas à Dieu, mais à Jé^us- Christ, qui, à son tour, a « signifié », c.-à-d. manifesté, la révélation divine à son disciple bien -aimé, au moyen de signes et de symboles prophétiques ; cela par l'intermédiaire d'un ange (la formule mittens per angelum... est un hébraisme). Cet ange n'est pas nommé; d'ailleurs, plusieurs esprits célestes parlèrent successivement à Jean durant le cours de sa vision. La révélation a donc passé de Dieu au Christ , du Christ à l'ange, de l'ange- à Jean, de Jean à l'Église. « Cette transmission par plusieurs intermédiaires sert à rehausser d'avance la grandeur du sujet. » — Qui... perhibuit (vers. 2). L'écrivain sacré s'empresse de dire qu'il s'est acquitté fidèlement du rôle qui lui avait été confié sous ce rapport. C'est dans ce livre même qu'il a rendu témoignage au message divin (verbo Dei) ; 11 ne l'avait reçu que Dour le communiquer au monde chrétien. — Les mots testimonium Jesu... désignent ce même message prophétique, attesté par Jésus- Christ, le témoin fidèle. Comp. le vers. 5 et m, 14. — Qusecumque vidit. L'expression est très exacte, puisque c'est sous la forme de visions que les oracles relatifs à l'avenir furent le plus souvent communiqués à l'apôtre.

Page 1