Fais pareillement pénitence; sinon
11. Conclusion. — Qui ftabet.., Voyez levers. 7«, et les notes. — Morte secunda. D'après xx , 6, 14 et XXI, 8, cette locution désigne la damnation éternelle, envisagée comme une seconde mort (la première est la mort naturelle), après laquelle il n'y aura pas de résurrection, mais qui durera sans fin. Comp. ce mot du Targura , sur le Ps. XLix, 11: « Improbos, qui moriiintur morte 8<cunda et adjudicantur gehennae. »
3» A l'ange de Pergame. II, 12-17.
12. La double introduction. — Pergami. Aujourd'hui Bergamo. C'était autrefois une ville importante de la Syrie, au nord de Smyrne. Nous ignorons dans quelles circonstances le christianisme y avait pént^tré. — Qui... rhomphseam... Dans le grec : Celui qui a l'épée à deux tranchants, acérée. Voyez i, Ic" et le commentaire. Jésus prend ce titre menaçant, parce qu'il a, dans l'Église de Pergame, des ennemis contre lesquels il est prêt h combattre. Voyez le vers. 16.
13-16. Le corps de l'épître. — Ubi habitas. Ce détail est expliqué par les mots ubi sedes... Satanse (d'après le grec : où est le trône de Satan). Jésus veut dire : Je sais que tu as ta résidence dans un endroit particulièrement périlleux. Mais il est difficile d'indiquer avec certitude le motif pour lequel Satan est censé avoir eu son trône à Pergame plutôt qu'ailleurs. Peutêtre, d'après quelques auteurs, parce que cette ville était le centre du culte d'Esculape, et que ce dieu était représenté avec son emblème bien connu, le serpent; or, Satan est le « serpens antiquus » (cf. xii, 9 et xx, 2; Gen. iir, 1 etss., etc.); simplement, selon d'autres, parce que l'esprit de persécution, esprit vraiment satanique (coiup. le vers. 10), faisait rage à Pergame plus
qu'en d'autres villes. — Lt tmcs... (t non... L'évêque était demeuré fidèle à Jésus, malgré tout. — Et in diehus... Ces mots ne devraient pas être séparés des précédents, qu'ils complètent : Tu n'as pas renié mon nom, même dans ces jours où le sang chrétien a coulé. — Antipas. Simon Métaphraste, au x« siècle, fait de lui un évêque de Pergame, et place son martyre sous Dioclétien, qui l'avait fait brûler dans un taureau d'à rain. — Testis meus... Avec beaucoup d'emphase dans le grec : Mon témoin, mon Adèle. Le mot [xâpru; a déjà ici la signification techiiirjue de martyr (^elui qui rend témoignage à la foi aux dépens de sa vie). Cf. vj, 9; xii, 11 ; XVII, 6; Act. XXII, 20, etc. — Sed habeo... (vers. 14). Restriction semblable à celle dn vers. 4. — Pauca. Non point des choses insignifiantes en elles-mêmes, mais des choses relativement peu nombreuses, qui n'avalent pas altéré à fond la sainteté de l'Église de Pergame. — Doctrinam Balaam. Allusion au conseil perfide par lequel Balaam persuada au roi Balac de tendre un piège aux Hébreux, p«ur les faire tomber dans l'iJolâtiie et dans l'impureté. Cf. Num. xxv, 1-5 et xxxi, 16; Judae , 11, etc. — Ita et toù... (vers. 15). C.-à-d. : Tu as, toi aussi, comme jadis l'ancien Israël. Sur les Nicolaïtes et leur doctrine , voyez les notes du vers. 6. Ils repro luisaient , au début du christianisme, les honteuses erreurs du faux prophète Balaam. — L'adverbe similiter (vers. 16) appartient plutôt au vers. 15 et dépend du verbe « habes ». — Pœnitentiam âge. Les Nicolaïtes étalent sans doute les premiers coupables; mais l'évêque de Pergame était digne de blâme, parce qu'il n'avait pas lutté contre eux avec vigueur, comme celui d'Éphèse (comp. le vers. 6). — Veniam
Apoc. II, 17-20.
je viendrai bientôt à toi, et je combattrai contre eux avec l'épée de ma bouche.
17. Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises : Au vainqueur je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.
18. Écris aussi à l'ange de l'Eglise de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à l'airain :
19. Je connais tes œuvres, et ta foi, et ton amour, et ta patience, et ton ministère et tes dernières œuvres, plus nombreuses que les premières.
20. Mais j'ai quelque peu de choses contre toi ; c'est que tu permets à la femme .Jézabel, qui se dit prophétesse,
minus, veniam tibi cito, et pugnabo cum illis in gladio oris mei.
17. Qui habet aurem, audiat quid Spiritus dicat ecclesiis : Vincenti dabo manna absconditum, et dabo illi calculum candidum, et in calculo nomen novum scriptum , quod nemo scit , nisi qui accipit.
18. Et angelo Thyatirae ecclesiae scribe : Hsec dicit Filius Dei, qui habet oculos tanquam flammam ignis, et pedes ejus sioiiles aurichalco :
19. Novi opéra tua, et fidem, et caritatera tuam, et ministerium, et patientiam tuam, et opéra tua novissima plura prioribus.
20. Sed habeo adversus te pauca, quia permittis mulierem Jezabel, quae se dicit propheten, docere, et seducere servos
tibi. Cornraeau vers. 5^ — Pugnaho cum illis...: avec les Nicolaïtes.
17. Conclu.-ion, — Qui habet... Voyez le vers. 7 et les notes. — Manna absconditum. Allusion à l'aliment miraculeux que Dieu donna à son peuple dans le désert (Ex. xvi, 24; Sap. xvi, 20, etc.). Dans le ciel, les élus auront de même une nourriture exquise (cf. xxii, 2), que Jésus appelle « cachée », parce qu'elle est Inconnue des
MANLIV5
Teisere ae vote. (D'après l'original romain.)
hommes. — Et calculum... Cette fois, la figure est empruntée à d'antiques coutumes; c.-à-d., d'une part, à l'usage d'après lequel les juges se servaient d'une pierre blanche pour prononcer l'acquittement des accu.'és, et, d'autre part, aux tcssères de vote sur lesquelles le nom de l'élu était écrit. — Nomen novum. Le nom de Dieu lui-même, ou celui du Christ, ou celui du chrétien vainqueur. — Quod nemo... nis>... Cf. xix, 12 ; I?. Lxii, 2 et Lxv, 15. Personne n'aura compris jusqu'alors la haute signification et la beauté de ce nom.
4° A l'ange de Thyatire. II, 18-25.
18. Introduction. — Thyatirx. Cette ville était située en Ly iie, à deux jours de marche à l'est de Pergame. Il est question d'elle d'une manière indirecte au livre des Actes, xvi, 14. Elle se nomme aujourd'hui Ak-Lissar. L'histoire de ses origines chrétiennes est également inconnue. — Filius Dei. Ce titre est en harmonie avec les vers. 27 et 28, où Jésus parle des pouvoirs qu'il a reçus de son Père. — Qui... oculos... et pedcs... Voyez i, 14**, 15» et les notes. Avec ses yeux perçants comme la flamme, le Christ
sonde les reins et les cœurs (cf. vers. 23) ; avec ses pieds robustes , 11 brise les peuples rebelles , comme s'ils étaient des vases d'argile (cf. vers. 29).
19-25. Le corps de la lettre. — Novi opéra.., Comp. le vers. 2». Ce trait est développé dans la ligne qui suit : et fidem, et..., et... — Ministerium, TY,v Staxovi'av : le ministère pastoral dans son ensemble, ou spécialement les soins donnés aux pauvres, aux malades, etc. — Opéra... plura .. Le contraire de ce qui a été reproché à l'ange d'Éphèse. Comp. le vers. 4. Le zèle de l'évêque de Thyatire; avait donc constamment grandi. — Sed habeo... (vers. 20). Réserve d'une certaine gravité, comme dans les vers. 4 et 14. — Pauca manque cette fois dans les meilleurs témoins du texte grec. Il faut lire : J'ai contre toi que tu permets... — Permittis: acpeTç, tu tolères. Le devoir était de ne pas tolérer, de s'opposer énergiquement. — Mulierem Jezabel, Telle est la leçon la mieux accréditée ; la variante TTiv yuvaîxa cro\J 'leî^âêe)^, ta femme Jézabel, est insuffisamment garantie. Les commentateurs qui l'adoptent prétendent qu'il s'agirait de la femme de l'évêque lui-même. Il est évident que le nom de Jezabel est symbolique en cet endroit, et qu'il établit un rapprochement entre la reine cruelle, dissolue, de l'Ancien Testament (cf. III Reg. XXI, 25; IV Reg. ix, 22), et cette femme de Thyatire, dans laquelle les uns voient un personnage réel, Individuel, tandis que les autres la regardent, moins bien peutêtre, comme la personnification d'une secte identique ou semblable à celle des Nicolaïtes. — Qu3e se dicit... La Jézabel nouvelle prétendait posséder le don de prophétie, et elle usait de son influence pour pervertir les serviteurs du Christ, les lancer dans la débauche et dans l'ido'âtrie — Idolothy is. Sur cette expression, voyez I Cor. vui, l,et les notes. — Et dcdi.,»
me
Apoc. II, 21-26.
meos, fornicari, et manducare de idolo-
thytis.
21. Et dedi illi terapus ut pœnitentiam ageret, et non vult pœnitere a fornicatione sua.
22. Ecce mittam eara in lectum, et qui mœcliantur cum ea in tribulatione maxima erunt, nisi pœnitentiam ab operibus suis egerint.
23. Et filios ejus interficiam in morte, et scient oranes ecclesiae quia ego sum scrutans renés et corda; et dabo uni- «uique vestrum secundum opéra sua.
Vobis autem dico,
24. et ceteris qui Thyatirse estis : Quicumque non habent doctrinam hanc , et qui non cognoverunt altitudines Satanae, quemadmodum dicunt, non mittam super vos aliud pondus.