‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 77 sur 873 · Sine pœnitentia enim sunt dona et vocatio Dei · texte numérisé non relu

Sine pœnitentia enim sunt dona et vocatio Dei

30. Sicut enim aliquando et vos non credidistis Deo, nunc autem misericordiam consecuti estis propter incredulitatem illorum ;

31. ita et isti nunc non crediderunt, in vestram misericordiam, ut et ipbi misericordiam consequantur.

32. Conclusit enim Deus omnia in incredulitate, ut omnium misereatur.

33. 0 altitude divitiarum sapientifie, et scientise Dei ! quam incoraprehensibilia sunt judicia ejus, et investigabiles vise ejus!

patriarches (comp. le vers. 16; ix, 4), dont ils descendaient et qui étaient les bien -aimés du Seigneur. — Sine pœnitentia... (vers. 29). Kaison pour laquelle Dieu n'abandonnera pas la nation qu'il avait comblée de ses bienfaits. Ses dons, d'une part, et de l'autre, son appel, ont un caractère irrévocable. Aussi quoique Israël , pendant un temps considérable et par sa propre faute, se soit séparé de son Dieu et qu'il ait excité la colère céleste, ea destination providentielle n'a pas changé; c'est pourquoi il te convertira en temps voulu. — Sicut enim... Autre argument, vers. 30-32, pour prouver que cette prophétie se réalisera. Il est tiré de la conduite miséricordieuse du Seigneur envers les Gentils eux-mêmes. « Dieu se sert de l'incrédulité des uns pour sauver les autres ; puis , ceux qu'il a rendus incrédules, il les sauve à leur tour; tout cela , pour bien établir que le salut est de pa part un acte de pure miséricorde. » Magnifique coup d'œil d'ensemble sur le plan divin en ce qui concerne le ?alut de l'humanité. — Non credidistis... Plutôt, d'après le grec : Vous avez jiésobéi... De même au vers. 31* : Ils ont désobéi ( non. crediderunt). — Propter incredulitatem... : à cause de leur désobéissance. — Les mots in vestram misericordiam dépendent de misericordiam consequantur, ainsi qu'il résulte du parallélisme : Afin que, par l'effet de la miséricorde dont vous avez été l'objet (« vestram »), ll:j soient aussi traités eux-mêmes avec miséricorde. Comme l'a dit le vei's. 11, l'exemple des païens excitera les Juifs à embrasser à leur tour la foi chrétienne. — Conclusit enim... (vers. 32). Pensée profonde, exprimée au moyen d'une métaphore saisiî^sante (enfermer pour ainsi dire 80U8 clé; cf. Gai. m, 22). Des réflexions qui précèdent l'apôtre dégage un principe général en ce qui regarde le plan divin. Les païens ont désobéi à Dieu et ont multiplié les péchés ; les Juifs ont fait de même : Dieu l'a permis pour

manifester sa bonté envers les uns et envers les autres. — Omnia. Le grec emploie le masculin : roi); Travtaç, tous (les hommes). — In incredulitate. Mieux : dans la désobéissance.

33-36. Richesses infinies de la sagesse de Dieu. « L'apôtre avait commencé ce vaste exposé du salut par le fait de la condamnation universelle (chap. i-iii) ; 11 l'a terminé par celui de la miséricorde universelle. Que lui restait -il, après cela, sinon à entonner l'hymne de l'adoration et de la louange? » Cet hymne, qui s'échappe du cœur reconnaissant de l'apôtre, sert de digne conclusion à la première partie de l'épître. — 0 altitudo. Le grec |3â6o; a le sens soit de hauteur, soit de profondeur. Il désigne ici une Immensité sans bornes. — Divitiarum sapientise et... Dans le texte original : de la richesse (au singulier), et de la sagesse, et de la science. D'après cette leçon , qui est certainement la meilleure, ces trois substantifs dépendent du mot pà6oç, et la richesse représente spécialement la bonté et la grâce divines, dont les trésors sont inépuisables. Cf. x, 12, etc. La sagesse est l'attribut en vertu duquel le Seigneur dirige habilement toutes choses vers le but qu'il leur a destiné de toute éternité.' La science est la connaissance des moyens à omployer pour que le but soit atteint. Dans le cas présent, ce but n'est autre que le salut de l'humanité ; or, comme saint Paul l'a magistralement démontré, le plan divin a été réalisé d'une manière merveilleuse sous ce rapport : de là le cri d'adoration et d'admiration de l'apôtre. — Les deux traits qui suivent, quam incomprehensibilia..., et investigabiles.. , caractérisent davantage encore la sagesse et la science de Dieu. — Les exégètes ne sont pas d'accord sur la signification du mot judicia en cet endroit. Les uns lui attribuent l'acception générale de décrets; les autres lui laissent son caractère judiciaire. La différence n'est pas très grande ;

Rom. XI, 34 — XII, 1.

34. Quis enim cognovit sensura Domini ? aut quis consiliarius ejus fuit ?

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