‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 777 sur 873 · Quant au parvis, qui est au dehors · texte numérisé non relu

Quant au parvis, qui est au dehors

le premier moment de l'absorption de la divine parole est d'une exquise douceur (tanquam mel), puisqu'ils sont mis ainsi en communication Intime avec le Seigneur. Mais Jean devait ressentir ensuite une vive amertume, parce que le contenu du petit livre se rapportait aux effroyables jugements de Dieu sur le monde ; or, l'apôtre au cœur aimant ne pouvait demeurer insensible à tous les maux dont il possédait le secret, et qu'il avait le devoir de proclamer d'avance. Ézéchiel ne pas-sa point par cette épreuve. — Accepi..., et erat... (vers. 10). Tout a lieu comme l'ange l'avait prédit. — In ore meo. .., et cum. . . Le narrateur rétablit l'ordre réel des faits, qui avait éié renversé par l'esprit céleste. — Et dixit (vers. 11). D'après le grec: Ils me disent ; avec la signification de « On me dit ». Ces mots introduisent l'injonction principale de Dieu à son serviteur : Oportet te... Fortifié par l'assimilation du livre, Jean devra reprendre avec un nouveau courage son rôle prophétique. — Gentibus et..., et... Cf. v, d^ ; vu, 9 ; XI, 9, etc. Ici, les tribus sont remplacées par les mots regibus multis. A partir du cbap. xi, le livre de l'Apocalypse a un caractère plus universel, et nous voyons de nombreux peuples s'y mouvoir; plus bas (cf. xvi, 14; xvii, 9 et ss.; XIX, 19 et ss.), Jean fera des prophéties spéciales au sujet de divers rois.

2° Les deux témoins. XI, 1-14.

C'est dans ce passage que nous trouvons indiqué le sort qui attend spécialement le monde juif.

Chap. XI. — 1-2. Le voyant reçoit l'ordre de mesurer le temple de Di3u. Action symbolique qui rappelle Ez. xl, 3 et ss. — Datus est...: sans doute par l'iiitermédiaire d'un ange. — Calamus : un roseau servant de mesure. Cf.

Ez. XL, 3 ; Zach. ii, 1. — Similis virgse. C.-à-d., semblable à un bâton de voyageur. Notre mètre a aussi cette forme. — Et dictum... mihi. Le grec a seulement : Xéycov , disant. Celui qui remit le roseau à Jean lui adressa les paroles immédiatement citées. — Metire templum,.,. : Tov vaôv, le temple dans le sens strict, le ■sanctuaii'e. D'après le vers. 2, le temple de Jérusalem. Il est vrai qu'il avait été détruit depuis environ trente ans, lorsque les oracles de l'Apocalypse furent révélés à l'jipôtre ; mais il s'agit ici d'un acte symbolique, analogue à celui qui a été mentionné plus haut, vu, 4 et ss., et qui ne se passa qu'en vision. De même que les 144 000 Israélites avaient été marqués au front parce qu'ils étaient la propriété de Dieu, de même « le temple est mesuré pour demeurer invariablement son domaine». Ce mesurage idéal n'a donc pas lieu en vue de la construction d'un nouvel édifice , comme dans Ézéchiel , xl, 3 et ss., et dans Zacharie, ii, 1, 5, mais poar délimiter ce qui devait demeurer intact. — Et altare. De préférence l'autel des holocaustes,' dont les dimensions étaient assez considérables. Voyez VI, 9 et les notes (Âtl. arch., pi. xcviii, fig. 6). Ce grand autel de bronze était placé en avant du sanctuaire, dans le parvis d'Israël (Atl. arch., pi. xcix, fig. 1, 2). — Adorantes in eo (dans le temple). C.-à-d., les vrais adorateurs, les Israélites fidèles. C'est à eux directement que pensait le Seigneur, quand il ordonnait de prendre les mesures du temple : il voulait déterminer l'enceinte qui servirait d'asile idéal aux Juifs devenus chrétiens , lorsque le châtiment éclaterait sur le reste du peuple et sur le monde païen. — Atrium... (vers, 2). Ce mot désigne les vastes cours qui entouraient les divers édifices du temple de Jérusalem , et qui

Apoc. XI, 3-4.

du temple, laisse -le, et ne le mesure pas, car il a été abandonné aux gentils ; et ils fouleront la ville sainte pendant quarante -deux mois.

3. Et je donnerai à mes deux témoins la mission de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, vêtus de sacs.

4. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.

plum, ejice foras, et ne metiaris illud, quoniam datum est geutibus, et civitatem sanctam calcabunt mensibus quadraginta duobus.

3. Et dabo duobus testibus meis, et prophetabunt diebus mille ducentis sexaginta, amicti saccis.

4. Hi sunt duîB olivse, et duo candelabra,inconspectu Domini terras stantes.

figurent ici la grande masse des Juifs demeur(?s en dehors de la foi en Jésus -Christ et de son Église. — Ejice foras. Expression énergique, pour signifier : Laisse de côté. C.-i-d., d'après ce qui suit: Ne le mesure pas, car il sera bientôt livré à la profanation. — Datam... gentibus. Ce trait prouve jusqu'à l'évidence qu'il ne saurait être question ici « d'une prise de possession matérielle des parvis » ; en effet, on ne concevrait pas qu'une force ennemie se soit emparée d'eux sans prendre aussi le temple. Comme nous l'avons dit, le sanctuaire et ses cours symbolisent la nation juive, a Cette portion restera Adèle à son Dieu, et l'autre partie, l'Israël charnel (demeurée incrédule à l'égard du Mes^iie), se livrera à l'esprit d'apostasie. C'est le parvis que la gentilité foulera aux pieds. Les adorateurs, autour de l'autel, ne sont autres que les 144000 qui ont été scellés pour être gardés... Tout le reste est un Israël désormais émancipé de la crainte de Jéhovah et confondu avec les nations païennes. » — Calcabunt. Autre locution expressive, employée par le Sauveur lui-même à propos de la ruine matérielle de Jérusalem. Cf. Luc. xxi, 24. La capitale juive avait été en grande partie détruite par Titus ; il ne s'agit donc pas d'elle au sens propre, mais de l'antique théocratie dont elle était autrefois le centre. Celle-ci devait prendre fin irrévocablement. — Mensibus... Quarantedeux mois équivalent à trois ans et demi. Si l'on prend ce chiffre à la lettre, il signifie que tel sera le laps de temps qui s'écoulera entre la sixième et la septième trompette. Mais il est plutôt symbolique et indique que, jour par jour, pendant une période relativement courte, les païens se conduiront en maîtres envers les Juifs et les imprégneront totalement de leur esprit. Plus bas , xiii, 5, ce même nombre de jours marquera la durée du règne de l'Antéchrist ; ici, il semble désigner celle qui précédera immédiatement ce règne (cf. vers. 3 ; xii, 6 et 14). En réunissant les deux périodes , on obtient sept années, le temps que Dieu laissera à son Église pour se transfigurer par la soufiErance et pour arriver au triomphe final.

3-6. Les deux témoins et la grande puissance qu'ils recevront de Dieu. D'après l'eu'^erable de tout ce passage, xr, 1-14, le Seigneur les enverra aux Juifs, pour donner à ceux-ci un dernier avertissement, pendant l'occupation de leur ville par les païens. — Da&o... C.-à-d. : Je leur donnerai un pouvoir spécial, en vertu duquel Ils

exerceront un rôle prophétique (et propTietabunt). — Duobus testibvs. D'après le sentiment traditionnel , qui remonte jusqu'au second siècle, ces deux témoins du Christ à la fin des temps seraient Enoch et Elie, grands et saints personnages qui 'ont l'un et l'autre quitté ce monde d'une façon mystérieuse, sans passer par la mort (cf. Gen. v, 24 et Hebr. xi, 5 ; IV Reg. n, 11), mais qui reviendront sur la terre aux derniers jours, pour remplir une mission prophétique auprès des Juifs, et qui mourront martyrs de leur zèle (comp. le vers. 7). Voyez Tertullien, de Anima, 50 ; saint Jérôme, Epist. lix ad MarcelL; saint Grégoire, Moral., xiv, 23, etc. Il ne saurait y avoir de doute au sujet d'Elie, d'après la suite de la description, et surtout d'après Malachie, iv, 5. L'accomplissement que cet oracle du dernier prophète de l'Ancien Testament a reçu en saint Jean -Baptiste (cf. Matth. xviT, 12 ; Luc. i, 17, etc.) n'est que partiel et temporaire, comme l'a dit expressément Notre-Seigneur. Cf. Matth. xvii, 11 et ss. Elie réappai-aîtra donc avant le second avènement de Jésus -Christ, et il lui préparera une voie dans les coeurs, avec tout son ancien zèle. Quant à Enoch, saint Jude, i4 et ss., reconnaît aussi son caractère de prophète et de prédicateur de la pénitence, et la croyance juive associe son retour à l'arrivée de la fin du monde. Cependant, à la suite de l'abbé Joachim de Flore (xiii^ siècle), d'assez nombreux interprètes lui substituent Moïse, au pouvoir spécial duquel la seconde moitié du vers. 6 paraît faire allusion. D'ailleurs, cet éminent personnage , qui représente la loi théocratique , est mentionné avec Elle dans l'oracle de Malachie (iv, 4-5) relatif aux derniers jours. du monde. Le grand obstacle à cette opinion consiste en ce que Moïse a déjà passé par la mort. — Diebus mille... Période très probablement identique à celle des quarante- deux mois, car ces 1 260 jours équivalent aussi à trois ans et demi. — Amicti saccis. -Vêtement grossier q'ii était en quelque sorte classique pour les anciens prophètes. Voyez IV Reg. i, 8; Matth. m, 4, etc. — Duœ olivse (vers. 4). Avec l'article dans le grec : les deux oliviers. Ce trait et le suivant, duo candelabra, sont empruntés à Zach. IV, 2-14. Dans ce passage du prophète, les deux oliviers sont placés auprès du chandelier à sept branches, qu'ils alimentent d'huile directement. — In conspectu. . . stantes: comme des serviteurs toujours prêts à exécuter les ordres de leur maître. — Domini terrœ : le

Apoo. XI, 6-9.

5. Et si quis voluerit eos nocere, ignis exiet de ore eorum , et devorabit inimicos eorum ; et si quis voluerit eos Isedere, sic oportet eum occidi.

6. Hi habent potestatem claudendi cselum, ne pluat diebus prophetias ipsorura ; et potestatem habent super aquas convertendi eas in sanguinem, et percutere terram omni plaga quotiescumque voluerint.

7. Et cum finierint testimonium suum, bestia quss ascendit de abysso faciet adversum eos bellum , et vincet illos, et occidet eos.

8. Et corpora eorum jacebunt in plateis civitatis magnse, quse vocatur spiritualiter Sodoma, et ^gyptus, ubi et Dominus eorum crucifixus est.

9. Et videbunt de tribubus, et populis, et linguis, et gentibus, corpora eorum per très dies et dimidium, et cor-

5. Et si quelqu'un veut leur faire du mal, un feu sortira de leur bouche et dévorera leurs ennemis ; si quelqu'un veut leur faire du mal, il faut qu'il périsse ainsi.

6. Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu'il ne pleuve pas durant les jours où ils prophétiseront ; et ils ont le pouvoir, à l'égard des eaux, de les changer en sang, et de frapper la terr« de toute isorte de plaies, toutes les fois qu'ils le voudront.

7. Et quand ils auront achevé de rendre leur témoignage, la bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera ;

8. et leurs cadavres resteront sur les places de la grande cité, qui est appelée spirituellement Sodome et Egypte, où leur Seigneur aussi a été crucifié.

9. Et ceux des tribus , et des peuples, et des langues, et des nations verront leurs cadavres durant trois jours et demi,

Seigneur, auquel la terre appartient. — Si quis... nocere (vers. 5). Dieu donne à ses deux témoins le moyen de se protéger contre leurs ennemis, jusqu'à ce qu'ils aient accompli leur rôle. —

Olivier sur une monnaie d'Athènes.

Ignis exiet... Comp. IV Reg. i, 10 et ss.; Eccli. XLViii, 1, 3. — Et si quis... Répétition de la menace sous une autre forme. — Sic: c.-à-d. par le feu du ciel. — Hi habent... (vers. 6). Autres pouvoirs qu'ils ont reçus de Dieu pour que leur ministère soit plus efficace. — Claudendi cœlum,..: comme avait fait Elle (cf. III Reg. xviT, 1 ; Eccli. xlviii, 2 ; Luc. iv, 25). Potestatem super... : comme autrefois Moïse. Cf. Ex. VII, 19-21 ; VIII, 2 et ss.

7-10. Leur marb^re et la joie que les méchants en ressentiront. — Cum finierint... : après l'expiration des 1 260 jours (comp. le vers. 3»>). — Testimonium... Ce nom convient fort bien pour désigner leurs fonctions, puisqu'ils seront avant tout les témoins du Christ. Voyez le vers. 3». — Bestia quœ... Détail anticipé : la bête (il y a l'article dans le grec) qui est décrite plus loin, XIII, 1-10, et qui représente l'Antéchrist. En la mentionnant ici, l'auteur montre la liaison étroite qui existe entre les deux passages. Les témoins et la bête seront donc contempo-

rains. — De abysso : de l'abime des mers, d'après xiii, 1 ; mais aussi du séjour infernal en réalité (cf. ix, l*" et le commentaire; xx, 1, 3). — Adversum eos bellum. L'Antéchrist les traitera comme des ennemis personnels, parce qu'ils seront les prédicateurs du Christ, dont ils prépareront le retour, — Vincet... ci...; Dieu le permettant ainsi, après qu'ils auront rempli leur rôle. — Corpora eorum... (vers. 8). Outrage indigne qu'on fera subir à leur dépouille mortelle. — In plateis. Au singulier dans le grec : Sur la place; ou bien : Dans la rue. — Civitatis magnse. Babylone, eu tant qu'elle représente la métx'opole du monde antichrétien, est ainsi nommée plus bas ( cf. xiv, 8 ; xviii , 2 et ss.) ; mais c'est de Jérusalem qu'il est maintenant question , comme 11 ressort clairement de tout ce passage, et en particulier de la fin de ce verset (ubi... crucifixus est...). — Vocatur spiritaaliter. C.-à-d. d'une manière symbolique, en conformité avec la nature Intime de la cité criminelle. — Sodoma et... Comp. Is. i, 10, où Jérusalem reçoit le nom infamant de Sodome ( voyez aussi Jer. xxiii , 14 ; Ez. xvi, 46 , etc.). Celui d'Egypte n'est guère moins signiflcatif, car cette contrée était le type des ennemis de Dieu. — Dominus eortim : le Seigneur des deux témoins, Jésus-Christ. — Et videbunt.. Les versets 9-10 décrivent les sentiments qu'éprouveront les adversaires du Christ au sujet de la mort des deux martyrs. Les verbes sont au temps présent dans le grec, ce qui rend la narration très dramatique : Ils voient..., ils ne permettent pas..., ils se réjouissent..., ils envoient... — Et populis , et... et... Voyez x, 10, etc. Ces peuples régnaient en maîtres à Jérusalem, d'après le vers. 2. — Per très dies et. . . Détail que lea uns interprètent littéralement,"tandis que d'autres

Apoc. XI, 10-13.

et ils ne permettront pas que leurs cadavres soient mis dans des tombeaux.

10. Et les habitants de la terre seront dans la joie à leur sujet, et ils se livreront à l'allégresse, et ils s'enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes auront tourmenté les habitants de la terre.

11. Mais, après trois jours et demi, un esprit de vie venu de Dieu entra en eux ; ils se levèrent sur leur pieds , et une grande crainte saisit ceux qui les virent.

12. Et ils entendirent une voix forte venant du ciel , qui leur disait : Montez ici. Et ils montèrent au ciel dans la nuée, à la vue de leurs ennemis.

13. A cette même heure il se fit un grand tremblement de terre ; et la dixième partie de la ville tomba, et sept mille hommes furent tués dans ce tremblement de terre; et les autres furent saisis de frayeur, et rendirent gloire au Dieu du ciel.

pora eorum non sinent poni in monumentis.

10. Et inhabitantes terram gaudebunt super illos, et jucundabuntur, et munera mittent invicem, quoniam hi duo prophetse cruciaverunt eos qui habitabant super terram.

11. Et post dies très et dimidium spiritus vitse a Deo intravit in eos. Et steterunt super pedes suos, et tinior magnus cecidit super eos qui viderunt eos.

12. Et audierunt vocem magnam de caelo, dicentem eis : Ascendite hue. Et ascenderunt in cselum in nube, et viderunt illos inimici eorum.

13. Et in illa hora factus est terrsemotus magnus ; et décima pars civitatis cecidit, et occisa sunt in terraemotu nomina hominum septem millia ; et reliqui in timorem sunt missi, et dederunt gloriam Deo cseli.

l'envisagent comme la figure d'un temps très court. — Non sinent poni... : par haine et par mépris. Ne pas recevoir de sépulture a toujours été regardé comme une grande ignominie. Cf. TII Reg. XII, 22 ; Ps. Lxxviii, 3, eic. — Gaudebunt super... (vers. 10). Les méchants croiront avoir remporté une victoire définitive, grâce à la mort de ces deux puissants ennemis. Le verbe jucundabuntur appuie sur la pensée. — Munera mittent. . . En signe de joie et pour se féliciter mutuellement de leur grand succès. Cf. Neh. vm, 10, 12 ; Esth. ix, 15, 22. — Cruciaverunt eos. . . Les deux témoins avaient tourmenté les impies par leur prédication et par leurs miracles (comp. les vers. 6 et 6).

11-13. Dieu ressuscite les deux martyrs et châtie leurs ennemis; conversion d'un grand nombre de Juifs. — Spiritus... a Deo. C.-à-d., le souffle vital, qui vient de Dieu. Cf. Gen. ii, 7. — Intravit... Le narrateur parle maintenant au temps passé, parce qu'il contemple l'avenir comme s'il était déjà réalisé. — Steterunt super... Détail dramatique, qui rappelle Ezéchiel, XXXVII, 5, 10. — Timor... super... En effet, cette résurrection merveilleuse supposait l'intervention de Dieu et faisait présager sa prochaine vengeance. — Et audierunt... (vers. 12). Les deux martyrs d'abord, et au^si peut-être les témoins de la scène. — Ascendite hue. Au ciel, comme il est dit ensuite en propres termes : et ascenderunt in... — In nube : portés sur une nuée. Cf. Act. 1,9. — Viderunt... inimici... La rage et l'effroi dans l'âme. Ici et au vers. 11*>, le verbe « viderunt » est représenté dans le grec par -Oewpeïv, contempler, voir attentivement. — In illa hora (vers. 13). Au moment même où les deux martyrs ressuscites montaient

au ciel. — Terrse motus,. . La vengeance divine va s'exercer au moyen de ce fléau, dont trois effets sont notés par l'écrivain sacré. — Les deux premiers furent désastreux : décima. . . cecidit, et occisa... Sur l'expression vomina hominum, voyez m, 4 et le commentaire.

— Le troisième effet fut très consolant : reliqui in timorem... Contraste avec ix, 20-21.

— Dederunt gloriam... : en reconnaissant leur aveuglement, et en ^e soumettant à Dieu avec humilité. Fur cette locution , voyez xiv, 7 et XVI, 9; Jos. VII, 15, etc. On admet assez généralement que ce trait annonce la conversion future des Juifs, pareillement prédite par saint Paul, Eora. xi, 25 et ss. — Dans le Nouveau Testament, le titre Deo cseli n'apparaît qu'ici et XVI, 11. Cf. Dan. ii, 18 et 44.

14. Conclusion. Elle nous ramène à ix, 21, c.-à-d. à l'endroit où le récit relatif aux sept trompettes a été interrompu. — Vse secundum... Le second malheur avait consisté dans l'invasion des cavaliers dévastateurs, ix , 15 et ss. — Vse tertium... C'est lui , croit-on , qui est signalé plus bas, XII, 12.

Section II. — L'Église du Christ en lutte

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